639 000 chômeurs de plus ... Et l'Europe ?
639 000 chômeurs de plus, c’est ce que prévoit l’UNEDIC pour l’année 2009.
591 000 emplois détruits …
Et pendant ce temps là, on supprime 28 000 emplois en 2008 dans la fonction publique, 30 000 en prévision 2009 et 34 000 en prévision 2010.
Eric Woerth peut être heureux… C’est, pour le bilan des suppressions 2008, 5000 postes supprimés de plus que prévu !
De quoi être fier n’est-ce pas !
Finalement, dans le contexte d’une crise qui met « hors jeu » des milliers de familles, la fonction publique occupe la première place des entreprises qui dégraissent leurs effectifs et délocalise une part du service public sur le privé avec, pour réaction en chaine, des délocalisations parfois géographiques.
C’est la libre concurrence, nous dit-on ; c'est-à-dire, vu par un bout de la lorgnette, la possibilité pour un individu de créer et gérer une entreprise et d’en faire payer les biens et les services produits directement à l’usager… Vu par l’autre bout de la lorgnette, c'est le désengagement du paiement de certains services par le contribuable et donc par tous au profit d’un paiement par l’usager.
Pourquoi pas !
A condition toutefois que l’on se mette d’accord sur les services qui relèvent de la première nécessité, d’une nécessité vitale comme la santé ou d’une nécessité sociale et républicaine comme l’école.
Je prends ces deux exemples parce qu’ils touchent pratiquement tout le monde.
Mais on peut tout autant s’interroger sur l’énergie et de façon plus générale ce qui touche directement à l’avenir de notre planète ou encore sur le secteur bancaire dont la gestion purement privée et selon des objectifs strictement privés aura pris une grande part à la récession que l’on connait aujourd’hui.
Il n’y a pas de réponse toute faite à ces questions mais il y a un lieu où elles se posent et où les réponses apportées sont essentielles : c’est l’Europe.
Il faut cesser de croire ou de faire croire que le débat européen est sans importance ou qu’il ne concerne que des gens qui savent.
Il faut cesser de s’envoyer à la figure des arguments pseudo-historiques.
Le choix est simple aujourd’hui…
Le maintien d’une Europe libérale, celle que nous connaissons aujourd’hui avec la portion congrue laissée au service public ou un changement de cap, une volonté partagée par tous les pays de changer ce cap…
La seule force unie et cohérente dont nous disposions pour mettre en oeuvre ce changement de cap, c'est aujourd’hui le parti socialiste européen.
Je suis de ceux qui pensent que le Manifesto qui en constitue la plate forme ne va pas assez loin … Mais c’est un compromis qui permet d’engager un nouveau départ et qui n’a rien à voir avec le libéralisme de Sarkozy, rien à voir non plus avec le libéralisme mou d’un « Mou-dem » franco-français pour qui gauche et droite seraient pareilles.
Le 7 juin , il n’y a qu’un tour et, au risque de faire le coup du vote utile, il me faut bien dire qu’avec un seul tour, toute voix qui ne va pas sur un projet de gauche qui soit à l'échelle dee l’Europe et qui constitue donc une alternative crédible est une voix qui vient renforcer l’Europe libérale, l'Europe façon UMP.