Sous le portique: Un p'tit bonheur !

Publié le par Gerard Silighini

Une fois n'est pas coutume, c'est un texte qui n'est pas de moi que je publie et que vous trouverez en cliquant sur cette photo de l'école de Féniers dans le département de la Creuse.

J'ai reçu en effet sur ma messagerie le texte d'une enseignante qui assure la classe dans la campagne Euroise et qui crie son désarroi face aux fantaisies administratives du ministère dont elle dépend.
Mais qui crie surtout son amour du métier et toute la valeur de ce travail de fourmi dont on ne mesure pas immédiatement l'importance pour l'avenir mais qui pourtant est essentiel.

Je ne sais si elle souhaitait être publiée de cette façon, même s'il s'agit d'une lettre destinée à circuler largement sur le net.
J'ai donc anonymé son texte qui m'a touché et avec lequel je me sens en résonnance.
Je publierai son nom si elle le souhaite, cela va de soi.

Il s'agit de quotidien et non de faits divers... Il s'agit pourtant d'une forme de violence plus quotidienne, plus sournoise ...
Nous sommes bien loin des portiques et autres instruments sécuritaires !


C'est autre chose mais un autre chose qui me conduit à reprendre en titre "sous le portique" , sauf qu'on n'y trouve plus SuperDarcos mais juste un p'tit bonheur.

Publié dans coup de gueule

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H
C’est pas beau de vieillir …<br />  <br />  <br />  <br />  <br /> On dit des pays qui vieillissent qu’ils ne supportent plus leur jeunesse. Peut-être. En tout cas il y a une chose qui est sûre, c’est que plus encore que le vieillissement c’est la droitisation des mentalités qui est l’ennemi de la jeunesse.<br /> M. Darcos propose qu’on puisse fouiller les élèves à l’entrée des établissements. Il fonde son argumentation sur des agressions à répétition ces jours derniers. Bien entendu elles sont inadmissibles, intolérables, et doivent être sanctionnées à l’aune de leur gravité. Nul ne le conteste.<br /> En revanche il est aberrant, sidérant, pour ne pas dire scandaleux que les turpitudes que les gouvernants dénoncent soient la base même de leur logique. Je veux dire par là que l’insécurité grandissante est de la responsabilité des pouvoirs publics et donc de l’actuel gouvernement. Le bilan de la droite en la matière est minable. Chacun le sait. On préfère préserver un bouclier fiscal pour ceux que la violence ne touche jamais, mais pour les prolos et le peuple rien n’est fait, les quartiers sont abandonnés par l’Etat. Et ce n’est pas la rénovation de l’ANRU qui y changera quoi que ce soit, on laisse s’installer peu à peu la culture des bandes et du caïdat. <br /> A chaque fois que des évènements de cet ordre (agression gravissime au sein du milieu scolaire) se déroulent on sort on ne sait d’où des solutions radicales, draconiennes. Et l’escalade de continuer dans la logique des discours sécuritaires et démagogiques de l’élection présidentielle : on a commencé par le Karcher, nous voilà maintenant aux fouilles, bientôt quand les incidents se seront multipliés on fera survoler les lycées par des hélicos …<br /> Ce n’est pas sérieux, c’est triste à dire, mais tout cela n’est pas sérieux.<br /> M. Darcos n’entend pas généraliser les portiques à tous les établissements, non, dans les beaux quartiers on n’en a pas besoin, par contre en banlieue il en faut, c’est évident. Voilà une première discrimination. Ensuite M. Darcos entend s’attaquer aux conséquences et jamais aux causes. Or c’est la cause qu’il faut traiter si l’on veut éradiquer la violence. Et ces causes sont connues : malaise social, pauvreté, humiliation économique, laxisme, absence de repères moraux, etc. Au fond la droite sait tout cela, elle n’en a cure, et pour tout dire elle entend gérer l’insécurité avec des matériaux et du matériel : des armes, des prisons surpeuplées, des portiques … La droite a renoncé, elle préfère payer le coût de son incapacité, de son impossibilité à faire régner l’ordre républicain. A l’horizon on n’aperçoit aucune politique ambitieuse, aucune volonté de résoudre ce problème. De toute façon la droite continue de penser que ces sujets ne sont pas vitaux. Elle traite du structurel comme on fait du conjoncturel. <br /> La  jeunesse lui fait peur. Alors elle stigmatise,  la criminalise. Et le pire dans tout cela c’est que ces politiques qui répondent au coup pour coup, au cas par cas donnent une image détestable des jeunes : incultes, immoraux ou amoraux, violents … Il faut refuser cette logique, et dire aux jeunes qu’ils ne peuvent se couler dans ce moule identitaire fabriqué par la droite et ses médias.<br /> Il faut revenir à des politiques justes. Et des solutions simples existent. Que l’on popularise les symboles républicains voilà une excellente idée, qu’on y ajoute alors un volet essentiel sur la non-violence, la courtoisie, la politesse, le respect. <br /> Nos sociétés sont violentes, c’est vrai. Mais pas plus que celles de la guerre d’Algérie, pas plus que celle de 1968, pas plus que celle de la peine de mort, ni plus ni moins. Différemment. <br />  <br /> La France de 2007 voulait travailler plus pour gagner plus, aujourd’hui on chôme beaucoup et on gagne peu …Et tout cela a des conséquences. Alors pour faire oublier la crise, on en trouve d’autres qui font une plus forte impression. 2 ans après l’élection voilà les mêmes qui redécouvrent l’insécurité. Ils n’ont rien fait. Mais ils vont surveiller plus encore, emprisonner, châtier, et ainsi de suite … ils ne résoudront rien, ils n’ont pas de solutions si ce n’est des discours, des portiques et des prisons neuves construites par des copains qui ont déjà pour eux la télé du président.<br />  <br /> Hervé BENOIST.<br />  
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K
Bonjour,Je viens de lire ce texte, qui me touche profondement, j'ai la nette impression que l'ecole se degrade de plus en plus apres vouloir supprimer les rased, les assistantes des instits, si on se laisse faire ce sont nos instituteurs qu'ils vont supprimés, quel devenir pour nos enfants, ça devient LAMENTABLE, je suis une maman je suis aussi représentant de parents d'élèves, trés touchée par ce texte,
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