La r'lance de Nicolas le p'tit
Semaine dense avec des coups d’accélérateur simultanément dans mon champ professionnel, au conseil général et à la mairie.
Je n’en ai pas eu le temps de fréquenter assidument mon blog… Et un blog que l’on n’alimente pas régulièrement perd de son intérêt, cela va de soi.
Monsieur Nicolas l’a bien compris qui multiplie les articles et relaye ainsi sous son nom la propagande UMP… Normal d’ailleurs puisqu’il est UMP pur et dur.
Son dernier en date : une critique en règle de la proposition d’un contre plan de relance qu’a présenté Martine Aubry.
Une critique qui repose sur des affirmations étonnantes, des oublis sans doute involontaires et un balayage historique pour le moins sélectif.
Je ne vais pas faire la critique de sa critique plus avant … Juste dire qu’il sombre dans la mauvaise caricature lorsqu’il fait semblant de ne pas voir que le plan socialiste inclut une part d’investissement.
Il sombre quasiment dans le cynisme quand il parle de l’inefficacité d’une prime immédiate de 500 euros pour les plus fragiles, ceux qui déjà ne vivent que des minimas sociaux et qui, selon lui, ne feraient que les épargner ces 500 euros ou, au mieux, achèteraient des produits venus d’on ne sait où …
Il parle de vieilles lunes socialistes à propos de l’emploi public quand lui demeure imperturbablement campé sur sa ligne bien sarkozienne de démontage des services publics qui conduit à moins de personnels dans les écoles quand les Français en ont besoin de davantage, moins de personnels de santé quand il en faudrait tant…
C’est vrai que la relance par la consommation ne suffit pas.
Elle n’est qu’un élément de la relance.
Il faut restructurer davantage, nous interroger sur les fondements mêmes de nos organisations économiques et sociales.
Il n’en demeure pas moins que les pouvoirs publics ne peuvent pas faire semblant de ne pas voir la précarité croissante de nos concitoyens, la pauvreté réelle, objective, mesurable de nombre d’entre eux, les milliers de nos concitoyens qui perdent leur emploi, le nombre de Français qui en sont à renoncer aux soins dentaires, qui retardent le moment de s’occuper de leurs soucis de santé et qui finissent par sombrer dans un fatalisme mortel.
Il faut sortir un peu plus Monsieur Nicolas et vous verrez que, face à la crise qu’a engendrée la système libéral que vous défendez, il ne suffit pas de donner des milliards aux banques .
La solidarité républicaine ne peut se résumer à cela et un voyage compassionnel du Président de la République quand, par exemple, il y a la tempête dans le Sud-Ouest.