L'Ecole: un pilier de la République que l'on fragilise
Manifestation pour l’école hier après midi.
Nous étions cinq ou six cents dans les rues d’Evreux, peut être un peu plus, comme dans pratiquement tous les chefs lieu de département de France.
C’est que, sous couvert de réformes, c’est un des piliers de notre République que l’on mine et que l’on prend le risque de voir s’écrouler à terme.
Je ne prétends pas que l’école ne doive pas évoluer.
Bien sûr qu’elle le doit !
Mais bien sûr qu’elle le fait aussi … lentement, comme il se doit, au rythme du renouvellement de ses cadres, de ses enseignants, au rythme aussi du renouvellement des générations d’enfants et de jeunes qui la fréquentent.
L'Ecole, c'est une action de longue haleine; c'est une action qui doit s'inscrire dans une volonté politique partagée par tous les Français... Ce devrait être le lieu du consensus républicain...
Mais voilà qu'on lui demande tout … Je parle des « on » qui, aujourd’hui la grignotent… on la rend responsable de tout et notre vibrionnant Président ne peut s’empêcher, au fil d’un temps qu’il ne sait ponctuer que de faits divers, d’exiger telle ou telle action, tel ou tel discours qui s'écarte du long terme pour enfourcher la lubie présidentielle.
Dans le même temps, il la dégraisse de ses effectifs, supprimant en particulier les enseignants « Mis à disposition », sans mesurer à quel point la structure qui intègre la classe, les associations du périscolaire, d’autres expressions de la vie associative aussi, est en même temps complexe, fragile et nécessaire.
Miner l’école, c’est miner notre République…
Mais après tout, n’est ce pas devenu un sport présidentiel ?
L’omniprésence présidentielle mine la République.
La tentative en cours de musellement de la justice mine notre République.
Celle de reprise en main de l’information aussi.
Celle de limitation du temps de débat des parlementaires va dans le même sens …
C’est dans ce champ là aussi qu’il faut analyser la réduction drastique des moyens de l’école et de l’éducation populaire.