On a marché sur la lune

Publié le par Gerard Silighini

On a marché sur la lune…

Emerveillement de l’enfance en lisant ce rêve de Jules Verne repris par Hergé.

Emerveillement de la fin de mon  adolescence quand Neil Armstrong fait ce « petit pas pour l’homme »…

Emerveillement du monde ce matin en apprenant l’élection de Barak Obama…

L’Amérique renoue avec le rêve !

Pas tellement pour une question de couleur de peau.

Insister sur ce point, ne braquer le projecteur que sur l’évènement que constitue réellement le dépassement des clivages raciaux que marque son élection  est réducteur… Ce serait d’une certaine façon caricaturer Obama … Ce serait détourner une élection hautement politique pour n’en garder que le fait de société.

Obama, ce n’est pas seulement une image d’Epinal.

Obama, c’est aussi un discours fort, un discours novateur, un discours qui renoue avec les fondamentaux d’une Amérique symbole, de l’Amérique de Lincoln, de l’Amérique qui apporte au monde un souffle nouveau.

En pleine crise économique, en pleine crise du capitalisme, en pleine crise éthique, Il rompt avec le discours frileux et étriqué d’une Amérique qui se replie sur elle-même, forte de ses certitudes, sûre de sa puissance… D’une Amérique devenue hautaine et méprisante…

En pleine crise, il vient rassembler ;  et pour cela il veut renouer largement le dialogue avec tous, avec tous les pays... Et c’est bien de dialogue, de concertation multilatérale qu’il parle.

En pleine crise, il n’hésite pas à fixer des objectifs environnementaux et à parler de la limitation de gaz à effet de serre dans le pays du 4X4…

En pleine crise, il se soucie des plus pauvres, des cassés par un système économique devenu fou ou plutôt fondamentalement vicié…

Et l’Amérique l’entend.

La tâche qui l’attend est immense… Il n’est pas un commentateur qui ne l’ait dit…

Mais cette tâche, il ne pourra l’accomplir que si l’on dépasse la première lecture de l’évènement sociétal extraordinaire qu’est l’élection d’un noir à la Présidence des Etats Unis pour revenir à son discours, pour transformer ce discours en action, pour accepter le dialogue …

Rien ne serait pire que ne pas transformer ce « Petit pas pour l’homme » en « Grand pas pour l’humanité »…

Obama ne se définit pas par une couleur de peau. Il est le 44ème Président des Etats Unis…  Il a toute la force et la puissance de travail de ses 47 ans … Bravo …

Publié dans politique

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A
La victoire d'Obama c'est celle d'un pays qui a su surmonter son passé après s'y être coltiné, et avancer vers le futur, ce que nous n'avons pas fait en France. Mais la tâche va être difficile.
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