Sénatoriales
Un seul tour pour les sénatoriales dans notre département aujourd’hui.
Je m’y attendais mais avec d’autres noms ou au moins un autre nom et j’avoue que j’ai peine à croire que jean Louis Destans n’ait pas été élu.
La locomotive Bourdin- Poniatowski aura suffi à tracter un Hervé Maurey fragilisé par une élection municipale contestée et dont l’audience départementale paraissait pourtant bien limitée. . . limitée en tout cas aux critiques simplistes et caricaturales de la politique départementale qu’il avait coutume de diffuser. . .
Pourtant, le Sénat, c’est un peu la représentation des collectivités locales.
On peut en contester l’intérêt, on peut vouloir le supprimer, il n’en demeure pas moins qu’aujourd’hui, il est l’émanation des collectivités locales.
Dans ce contexte, que sur 1700 grands électeurs ,700 seulement aient désigné Jean Louis Destans pour les représenter peut paraitre étonnant.
Président du Conseil général, il a mis en place des politiques efficaces et reconnues et les leviers qu’il contribue à construire amplifient et donnent de la cohérence à l’action des Collectivités. Lui confier un mandat national, c’était renforcer la place de notre Département, renforcer l’impact de nos politiques.
Il s’est tellement impliqué pour sortir le département de l’ornière où l’avait embourbé la majorité précédente que le résultat du scrutin de ce matin m’en parait aussi injuste pour lui que contre-performant pour notre territoire
J’ai entendu des commentateurs évoquer, pour expliquer son échec, la puissance d’une liste compacte à droite contre la faiblesse d’une gauche dispersée puisqu’elle ne faisait pas liste commune. . .
Foutaises !
L’équation personnelle de Jean Louis Destans lui donnait quelques chances mais ne lui en donnait qu’à lui seul… Et son score le montre bien même s’il ne lui permet pas d’être élu.
Sa stratégie était la seule possible.
C’est simplement que le réflexe traditionnel du vote à droite pour une élection nationale aura été le plus fort… Il faut toujours se méfier du vote des élus qui disent ne pas faire de politique quand on est connu pour des convictions de gauche… !
Au bout du compte le nouveau centre de monsieur Morin compte aujourd’hui un sénateur de plus. . .
Belle évolution pour un parti né entre les deux tours de l’élection présidentielle, formation opportuniste (certains diront pragmatique) qui aura lâché Bayrou pour s’assurer d’être du coté du manche et assurer ainsi leur carrière à ses fondateurs.
Mais pour le département de l’Eure, je suis loin d’être certain que ce soit aussi positif.