Mille milliards de dollars

Publié le par Gerard Silighini

En retard !

Pas moyen de trouver le temps de venir sur mon blog cette semaine. . . Et pourtant, que de sujets !

A commencer par cette crise financière monumentale qui, partie des Etats-Unis, aura produit des répliques sur toutes les places boursières. Mondialisation oblige !

Mille milliards de dollars vont être injectés par le gouvernement Bush pour sauver les meubles... après qu’il ait déjà, lui le grand prêtre du libéralisme le plus simpliste, nationalisé de fait le plus grand groupe d’assurances au monde. Mille milliards de dollars soit 3500 par habitant, vieillards et bébés compris !

Oh, ce n’est pas qu’il revienne ou plutôt qu’il vienne à une conception solidaire  de l’organisation sociale.  Il ne s’agit que de remettre sur pieds le système qui a fait de milliers  d’Américains des SDF après qu’on leur ait saisi leur maison devenue d’ailleurs  invendable.

Pour payer les factures d’un système qui lamine les plus fragiles, pour permettre qu’il continue, ou va chercher l’argent dans la poche du contribuable, dans la poche de monsieur tout le monde.

Des requins de la finance font des manœuvres financières douteuses, mettent sur la paille des milliers de familles et leur font payer une deuxième fois la facture en refourguant leurs placements et leurs créances douteuses au contribuable. Sans doute seront-ils pour leur part, provisoirement un peu moins riches…  

Très provisoirement  moins riche !

Et puis tout est relatif… Perdre la moitié de sa fortune quand ou pèse quelques millions de dollars et perdre son emploi, sa maison et son portefeuille quand ou est, faute d’un système de retraite digne de ce nom, un petit porteur américain, cela n’est pas de même nature.

Vous me direz «  c’est l’Amérique » !

Mais c’est aussi le système sur lequel lorgne notre gouvernement. . . Ce libéralisme outrancier dont on nous dit qu’il est inéluctable et qu’on ne peut guère faire plus qu’en corriger les effets les plus brutaux.

 

Publié dans politique

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G
La solution envisagée par une partie de l'administration Bush (le président serait réticent en privé, de même que les membres les plus influents du parti Républicain) prouve bien que le libéralisme outrancier n'est ni inéluctable ni efficace !
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G
Geneviève Magnan, g6magnan@wanadoo.fr<br /> 28 rue de Melleville<br /> 27000 Evreux <br /> tel : 06 71 92 38 91, 02 32 28 19 08<br />  <br />  <br /> Bonjour,<br />  <br />  <br /> Le dossier sur le développement durable de Paris-Normandie du 13/09 a retenu mon attention et rejoint mes préoccupations en tant que citoyenne et professionnelle de la santé : infirmière à domicile, salariée d’un centre de soins infirmiers à Vernon. Celui-ci est menacé de fermeture car non rentable, ne s’inscrivant pas dans la démarche du système libéral de santé qui existe aujourd’hui.<br /> Dans ce dossier, j’ai relevé que le phénomène du développement durable « rencontre une préoccupation individuelle : la santé ». A cela, j’ai envie de répondre : « médecin soigne-toi toi-même ». <br /> De mon point de vue, cela peut passer, par exemple, par une sectorisation plus rationnelle des soins infirmiers et des autres intervenants paramédicaux à domicile, entraînant un gain de temps, économie de frais de déplacement et moindre pollution.<br /> Le libre choix prôné par les intervenants libéraux me semble toujours subjectif et au pire injuste (car ce ne sont toujours que les plus riches qui peuvent se permettre de choisir). Cela peut être compensé par une meilleure qualité des soins pour tous, par le temps passé auprès des patients etc. ;<br /> Cela passerait aussi par la création de centres de santé de proximité qui pourraient permettre de désengorger les services d’urgence des hôpitaux et de soigner de façon égalitaire tous les types de population : aussi bien les plus riches, les personnes sans droits, et les bas revenus. En effet nous sommes déjà dans une médecine à 2 vitesse : avec ceux qui peuvent payer des assurances privées, et ceux qui sont contraints d’être assistés et fréquentent le service d’accès aux soins de l’hôpital (PASS).<br />  <br /> Actuellement, en matière de Santé Publique, nous voyons bien que nous n’allons pas vers le développement durable, c’est plutôt l’inverse qui se produit avec le développement des inégalités en matière d’accès aux soins, le démantèlement d’un système de solidarité collective qui a fait ses preuves, contraignant un nombre croissant de personnes à se négliger ce qui aggravera leur état de santé jusqu’à être contraints à se faire assister à plus long terme, donc santé gaspillée, et argent gaspillé.<br />  <br /> Je lance un appel aux bonnes volontés pour regarder concrètement, à Vernon, comment intégrer une démarche de développement durable dans l’offre des soins ?<br />  <br />                                                Le 20/09/2008,<br />                                                                                     Geneviève Magnan
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D
C'est le système capitaliste. Tout simplement. J'ai entendu cette semaine sur France-Culture des "experts" qui défilaient pour dire: "mais non, mais non, ce n'est pas la crise finale, mais non, mais non, ce n'est pas le retour de l'analyse marxiste". Un psychanalyste n'aurait pas de mal à décrypter derrière cette dénégation éperdue ce qui taraude ces braves gens. Pour essayer de clarifier les choses, j'ai écrit deux articles:L'oncle Sam sauve l'oncle Picsou et Lundi noir?. J'espère que ces quelques remarques ne te vaudront pas, mon cher Gérard, les déborderments hystériques des habituels anti-marxistes.
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