Week-end d'été

Publié le par Gerard Silighini

S’il n’avait fait si froid au petit matin et si la nuit n’était tombée si vite, on se serait cru en été, ce week-end.

Je suis allé, samedi, participer à la manifestation organisée pour les 90 ans des jardins de Cambolle. Temps superbe et lumière magnifique.

L’éolienne couplée à un petit château d’eau évoque l’affiche du film « Bagdad Café » mais l’accordéon qui nous accueille rappelle l’ambiance de 1936.

Les jardins de Cambolle fleurent bon l’amitié, la solidarité et la convivialité. C’est un parfum que j’aime et qui me renvoie à la solidarité des sidérurgistes du bassin Lorrain de mon enfance.

 

C’est une autre solidarité que celle des enseignants et des parents du Collège Pablo Neruda que je reçois au Conseil général dans l’après midi. Ils sont venus défendre l’avenir de l’établissement.

Une rumeur court qui veut que le Conseil  général aurait décidé de le fermer.

S’il est exact que l’hypothèse a été évoquée parmi d’autres, aucune décision n'est encore prise.

Et il n’est pas question de prendre quelque décision que ce soit sans la concertation la plus large.

Ce qui nous importe, c’est que les jeunes de la Madeleine puissent bénéficier du dispositif de formation le plus efficace et cela suppose que tous les acteurs concernés travaillent dans le même sens.

Pour ma part, je suis convaincu que c’est dans le collège de quartier que nous saurons le bâtir ce dispositif. . . ou plutôt le renforcer puisque l’action des enseignants me parait remarquable.

Mais je n’en refuse pas moins de m’interdire d’examiner d’autres  hypothèses.

Ce qui pose problème en effet, c’est qu’il y a au total dans les huit collèges de l’agglomération près d’un millier de places vacantes et que la suppression de la sectorisation que préconise le gouvernement Sarkozy risque, dans ce contexte particulier, de créer un appel d’air qui vide Neruda de ses élèves et le condamne à très brève échéance.. . C’est ce type de risque qui me conduit d’ailleurs à défendre la carte scolaire contre vents et marées.

Est-il possible de donner à Neruda une image d’excellence telle que l’effectif du collège se stabilise ? En tout cas, il faut soit le rendre possible, soit trouver d’autres solutions qui assurent aux jeunes de la Madeleine, comme à tous les autres jeunes, une école de la réussite.

Publié dans politique

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
G
Et voilà ! Comme d'habitude, on commence par payer des cabinets d'étude qui n'y connaissent rien au terrain mais qui disent avec des mots plus pompeux ce que les gens du terrains répètent aux élus inlassablement.... Cela me rappelle étrangement le diagnostic social de la madeleine qui m'a laissé un goût si amer.Et l'Expertise populaire, vous ne connaissez pas ? C'est pas parce que on n'a pas bac plus 5 et qu'on ne sait pas faire des beaux discours qu'on n'y connait rien à ce qui nous concerne : notre quartier, nos enfants, ce qui a le plus de prix à nos yeux! Alors qu'il faille une vue d'ensemble et de la compétence pour analyser les situations, je veux bien, mais de grâce, laissez d'abord s'exprimer les personnes les plus concernées au premier chef ! C'est cela, la démocratie participative...       De Geneviève Magnan, ex représentante des associations pour le diagnostic puis le projet social de la Madeleine
Répondre
G
<br /> Geneviève, le cabinet d'étude avait en charge la confrontation de perspectives démographiques el des capacités d'accueil pour l'ensemble du département et pas seulement pour ton quartier.<br /> L'expertise populaire, c'était qui alors ?<br /> Laisser un cabinet débroussailler les choses et engager ensuite le dialogue pour affiner, amender, transformer et finalement décider, C'est si antidémocratique que cela ?<br /> <br /> <br />
P
Ce qui pose problème c'est qu'un conseil général de gauche puisse élaborer deux scénarios sans en parler au préalable aux intéressés, Education nationale, personnes, parents, acteurs des quartiers concernés alors que tout élu un peu sérieux sait que c'est un sujet sensible... La concertation ce n'est pas étudier les conséquences de décisions déjà prises mais écouter  largement avant d'élaborer des solutions.Et le refus de parler aux acteurs du collège Pablo Neruda (lettre des parents FCPE en juin, demande des enseignants le 8 septembre) m'interroge. C'est la place des corps intermédiaires, syndicats, associations, acteurs de tous ordres avec les élus qui est en cause.Paul MagnanEx- responsable des parents d'élèves FCPE du collège Pablo Neruda
Répondre
G
<br /> Ce qui me pose problème à moi c'est le coté  un peu fantasmatique des choses<br /> le Conseil General mandate un cabinet d'étude pour faire des projections démographiques et les confronter aux capacités d'accueil.<br /> Le cabinet élabore des scenarii qui sont d'abord soumis aux techniciens pour être affinés.<br /> Une phase de concertation est prévue sur octobre et novembre pour que la décision politique intègre tous les avis et tous les aspects de la question. Et s'il y a des hypothèses, aucune ne ressemble<br /> encoreà une décision.<br /> Faut-il lancer une grande consultation populaire avant de diligenter une étude technique quelle qu'elle Soit ?<br /> Faut-il interdire les hypothèses plurielles et ne plus soumettre dorénavant à la concertation qu'un seul son de cloche ?<br /> Et si on interdisait aussi de penser !<br /> Amicalement<br /> <br /> <br />
H
Fermer un collège c'est désespérer un quartier qui n'en a pas besoin. Pablo Neruda mérite de vivre mais non pas de demeurer en l'état. Il faut casser les logiques de ghetto qui prévalent et se fonder sur le travail des enseignants, des personnels de direction et des atoss pour redonner à cet établissement le lustre qui fut le sien.Pablo est vide ? Pablo se vide ? Alors occupons cet espace pour proposer à divers publics une nouvelle offre de formation. Cet ensemble peut devenir un des creusets culturels du quartier si l'on se préoccupe des besoins des habitants.
Répondre