Variations sur une fugue

Publié le par Gerard Silighini

 Allez !  C'est dit, c'est l'une des dernières fois que je rédigerai une variation sur la fugue de Debré...

Il y a des choses bien plus importantes comme ces documents que Jean Marc Ferey adresse à tous les conseillers généraux du département et qui concernent les politiques de l'énergie dans les territoires... Je les ai parcouru rapidement. J'en savais bien sûr une partie mais la synthèse est interessante...

Mais revenons en à la fugue du prince Debré. Le conseil municipal qui entérinera le nom de son héritier est fixé au 12 mars à 18 heures... Tiens c'est en même temps que la venue du leader de l'UDF à Evreux ! Choix de date au hasard ou petite taquinerie du shadokien.. pardon, sarkozien héritier désigné de Debré ? En tout cas je crois savoir que les conseillers municipaux de l'UDF apprécient modérément... Et je me demande si, finalement, cette date n'a pas été choisie pour les contraindre à ne pas être au conseil municipal et à éviter ainsi le risque de quelques votes anti-nicolas !

C'est vrai que la désignation de l'héritier fait grincer quelques dents et il y a des disciplines partisanes dures à faire avaler, surtout quand on a longtemps voulu donner à croire qu'on ne faisait pas de politique...

D'autres dents qui grincent... Celles des candidats à la succession du Prince (Tiens ce n'est pas le titre de l'ouvrage de Machiavel celà ?)... aux législatives...

J'ai vu Debré, hier, sur le marché, accompagné de sa garde rapprochée et accompagnant le jeune directeur de cabinet de monsieur de Villepin... L'écharpe bleue au vent, le sourire de circonstance un peu distant et paternel à la fois, Monsieur Debré vient présenter à la ville d'Evreux un prétendant possible à des épousailles puisque lui la délaisse... Mais le prétendant, grand, bien mis de sa personne et issu de bonne famille puisque villepiniste, devra d'abord conquérir les bonnes terres de la circonscription au grand dam des Sarkoziens locaux qu'il vient spolier de l'héritage qu'ils s'étaient déjà attribué ...

Nous nous sommes croisés et le prétendant de me serrer la main. Ne sachant trop quoi me dire mais ayant pris la peine, semble-t-il, de lire ses fiches il me lance un : Vous travaillez dans l'Education Nationale ! Moi aussi j'ai été prof !

Philippe Humez qui passait par là nous photographie pour la postérité.

A ceux qui se demandent parfois quels mots historiques se disent lors des poignées de main, j'offre ce morceau d'histoire que nous a ciselé hier M Bruno Le Maire.

A suivre... 

Publié dans politique

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
A
J'ai ouvert un blog politique sur http://desirsdavenir86000.over-blog.net/ alors venez le voir et dite ce que vous en penser dans les commentaires pour que je l'ameliore, merci d'avance!!!!
Répondre
G
S
Ce qui me gène c'est le fait que Debré, non seulement désigne ses successeurs, mais continue à intervenir dans la vie politique locale en les soutenant publiquement.<br /> Selon ses dernières interviews, le sieur Debré entend revenir régulièrement se promener à Evreux avec ses amis, en citoyen ordinaire et habitant d'Evreux. Deux nouveautés : ces brusques nouveaux amis intimes et le fait qu'il habite Evreux.Ce qui n'est en revanche pas une nouveauté, c'est la liberté que prennent les conseillers constitutionnels avec leur devoir de réserve. Le sénat avait déjà vigoureusement dénoncé la participation active de Simone Veil et de Valéry Giscard d'Estaing à la campagne pour le "oui" au traité constitutionnel européen, et demandé une commission d'enquête.<br /> C'est maintenant le nouveau président du conseil constitutionnel lui-même qui annonce sans vergogne qu'il fait fi de ses devoirs fondamentaux ! Mais cela devrait-il nous étonner ?
Répondre
G
L
Interrogation de la base: Quel est le parti politique  siégeant ayant une majorité d'élus issus de l'éducation nationale? Cela parait il incompatible d'avoir été prof et d'être malgré tout de droite?De gauche ou de droite c'est sur le marché "centre ville " que se rencontrent les politiques , il y a aussi le marché du dimanche dans le quartier de la Madeleine...... .
Répondre
G
Un prof a parfaitement le droit de choisir des options politiques différentes des miennes... C'est ce qu'on appelle la démocratie.<br /> Quant au marché, ce n'est pas, même si c'est souvent ce qui arrive malgré tout, pour se rencontrer entre eux que les candidats s'y rendent... C'est pour rencontrer les habitants de façon moins formelle que lors d'un rendez vous (certains disent une audience)...<br /> Un candidat parachuté en a plus besoin qu'un habitant du cru ou qu'un élu local... <br /> Pour ma part, c'est dans la vie réelle que je rencontre mes concitoyens. J'ai fait hier mes courses de la semaine pour de vrai à Cora, avec un vrai caddie et de vrais besoins. J'ai acheté mon pain dans une boulangerie du quartier, mon journal dans un bar presse tabac... Je suis allé voir un vrai film dans un vrai cinéma et, ce matin, j'accompagnais l'une de mes filles qui voulait musarder sur le marché de la Madeleine... Tout à l'heure je l'accompagnerai à l'Eléphant bleu... <br /> C'est en partageant les embarras ou les petites joies de la vie quotidienne que je rencontre et que je discute avec mes concitoyens
B
"Quand on sait en sortir, l'Education nationale peut mener à tout ....<br /> même sur la place du marché!"<br /> Gérard, est ce que ça peut faire un bulle?
Répondre