Démocratie locale

Publié le par Gerard Silighini

Conseil de quartier vendredi soir à Navarre.

Je n’y avais encore jamais assisté, préférant dans un premier temps le laisser s’installer vraiment. La présence, dès sa mise en place, d’élus autres que les élus de quartier me semblait  en effet de nature à en  dénaturer l’esprit.

Aujourd’hui les choses sont différentes. Le groupe s’est construit et fonctionne, les rôles sont répartis et les grands axes de travail tracés.

Quelques remarques sur l’état des voies et des trottoirs et particulièrement sur le trajet qui mène de la maison de retraite aux services et commerces du quartier. Il y a là une priorité qu’il nous faudra défendre lors de la prochaine programmation de la réfection des voiries à l’agglo.

C’est la question des usines de Navarre qui nous occupe le plus longuement.

Pour ma part je partage le point de vue exprimé dans la lettre qu’un riverain distribue aux membres du conseil : Il ne s’agit pas de laisser faire un  projet immobilier étriqué.  Il  s’agit d’abord d’urbanisme et d’un projet qui doit inclure les terrains des usines mais d’autres aussi  qui appartiennent à la ville et ceux du CHS. Il ne suffit pas en effet qu’un promoteur décide de créer de l’habitat pour 2000 personnes de plus dans le quartier.  Il faut prévoir les accès, organiser la circulation, déployer les services nécessaires etc.

 Nous aurions pu dès  maintenant et très simplement lancer une telle réflexion, y associer les habitants et engager la réalisation d’un projet d’urbanisme qui soit global si la municipalité précédente avait accepté de faire porter les terrains de l’usine de Navarre par l’Etablissement Foncier de Normandie et de les inscrire ainsi dans le domaine public… Ce n’est pourtant pas faute de l’avoir dit.

Aujourd’hui, sauf à engager des procédures longues et coûteuses et mener une guerre de tranchées, il nous faut  négocier.

Une hypothèse serait un accord amiable qui nous permette de reprendre les terrains des usines … Mais je rêve sans doute…

Quoique !

Une autre hypothèse est que nous soyons dans une  négociation permanente sur la base d’un rapport de force à peu près équilibré entre propriétaires des terrains des usines et la collectivité.

En tout cas, il faudra que les habitants du quartier  soient partie-prenante du projet, même s’il concerne toute la ville et l’agglomération.

Le conseil de quartier s’est déjà emparé de la problématique. C’est bon signe

Publié dans politique

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