Affaires !

Publié le par Gerard Silighini

Sur les quelques centaines de milliers de blogs qui vivent et font vivre la toile, l’un d’eux ne peut bien sûr être à lui seul un faiseur d’opinion... N’est pas Zola qui veut !

Mais tout de même, son impact sur la vie locale que va venir amplifier des reprises des meilleurs traits par la presse, n’est pas neutre…

Et puis il arrive que, Don Quichotte moderne, il aille briser quelques lances sur quelques moulins plantés dans le décor de guerres picrocholines.

C’est le sentiment que m’a donné un blog récemment à propos d’une Affaire Mammeri

Pour ceux qui ne connaissent pas cette affaire et hors toute passion, Rachid Mammeri aura été l’an dernier la tête de la liste  socialiste à la mairie d’Evreux.

La liste qu’il a conduite en alliance avec les Verts ne fait au premier tour qu’un presque 15 %.

Une autre liste de gauche incluant des socialistes considérés comme dissidents par les « officiels du PS » est portée par 30% des suffrages.

Rachid Mammeri et des membres de sa liste décident de se maintenir au second tour jusqu’à ce qu’en définitive les instances du Parti Socialiste les désavouent…

La liste de gauche gagne et la droite fait un recours qui est aujourd’hui en conseil d’état et que soutient un mémoire de Rachid Mammeri.

Affaire compliquée dont les répercussions internationales sont évidentes….

Un blog laisse entendre depuis quelques jours que la fédération socialiste de l’Eure aurait pris la décision  d’exclure Rachid Mammeri.

Son article donne lieu à une vingtaine de commentaires et son auteur pense et dit plus ou moins aujourd’hui qu’il a fait reculer l’infâme fédération en mobilisant l’opinion publique et sauvé  le soldat Mammeri…

Sauvé de quoi au juste ?  Comme si, en pleine campagne des Européennes, la fédération socialiste de l’Eure n’avait eu rien d’autre à faire que régler une « Affaire Mammeri » !

 

Une autre affaire, beaucoup plus sérieuse celle là et qui n’a rien d’une guerre picrocholine est le préavis de grève des personnels de la Mairie.

Eure-Infos me taquine dans un billet et  trouve mon blog bien silencieux sur le sujet « de la grève annoncée du personnel qu’il (Le Il me désigne) dirige au sein de la majorité municipale ».

Indépendamment du fait que je n’ai aucunement la charge du personnel, ni celle du pilotage des instances de concertation dans ma délégation, le journaliste oublie que l’une des demandes des personnels  municipaux est précisément  que soient davantage défini et rappelé le partage des rôles entre les  élus et les  services et que soient respectées les lignes hiérarchiques et fonctionnelles d’un organigramme clair qui soit le garde-fou des relations.

Je ne dirige donc pas les personnels et je n’ai, pas plus que d’autres élus, vocation à le faire… Il s’agit du rôle du Directeur Général des Services.

Cela dit, je suis bien évidement attentif au fonctionnement de la maison municipale, à ses dysfonctionnements aussi qui ne sont pas toujours évitables  mais qu’un dialogue institutionnel régulier doit contribuer de régler.

Je ne suis pas sûr qu’il aurait été opportun de verser de l’huile sur le feu par blog interposé… De mettre le feu à la toile et  de me faire mousser en tirant sur les uns ou les autres et offrant à quelques uns de mes concitoyens, mais à quelques aigris aussi, une tribune où s’engagerait une escalade verbale bien peu documentée et bien peu productive.

J’essaye en revanche, au sein du bureau municipal ou au cours de conversations avec les uns et les autres, d’utiliser l’huile que je n’aurai pas mise sur le feu à graisser plutôt quelques rouages.

Cela me parait plus intelligent et surtout plus utile aux Ebroiciens.

 

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Gérard,Je me doutais l'aspect délicat de mon propos et je te remercie d'avoir osé !Je suis désolé mais des conséquences dépendent beaucoup du pouvoir de quelques éléments. Aussi on ne peut pas évoquer une situation générale sans parler des cas particuliers. Et il n'est pas question de dénoncer mais de révèler pour éclairer le débat sans le pourrir . Je ne parle que des pans que je connais, le reste je me permettrai pas. Si des personnes sont mises face a leur contradiction dans des entretiens ouverts il n'y a pas de raison pour qu'il ne se remettent pas en cause ?..Tu vois je reste général !Ce soir j'ai régardé, pour une fois, la télé et la "série" qui commence sur France 3 : " Un village français". Je pense que cette saga reflète bien, déjà, que, d'être dans le bon ou le mauvais camps n'est pas si simple et défini, dans des cas extrêmes. Donc ne jugeons pas et sachons nous dire : "j'aurai fait quoi moi dans ce cas ?.."AmicalementMichel
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J
Monsieur Silighini,N'ayez pas peur d'appeler un chat, un chat. Pourquoi ne me citez-vous franchement, puisque c'est de moi que vous parlez? Moi, j'écris votre nom explicitement pour répondre à l'estoquade qui ne saurait m'impressionner outre mesure:Je n'ai jamais pensé avoir fait reculer "l'infâme fédération en mobilisant l'opinion publique", pas plus que je ne me suis senti le sauveur du "soldat Mammeri". Il est assez grand pour se sauver, seul. Ai-je besoin d'ajouter connaître les limites d'un blog, même si la fréquention de celui que j'anime, me réjouis. Je pense que vous fabulez, monsieur le 1er Vice-Président du Conseil Général et maire-adjoint d'Evreux. Mon article, eh oui, j'insiste, ne laisse pas entendre. Il affirme. Si l'on peut me reprocher des libertés dans de détails, je dis bien de détails, l'essentiel est revendiqué pleinement. A moins que vous soyez en situation d'affirmer que parmi les socialistes, vos camarades, il y a de fieffés menteurs. L'affirmez-vous?Au cours de la campagne des élections municipales, vous vous accommodiez de mon blog, dont votre adversaire Nicolas, par familiers interposés, moquait son contenu. Vous faites la même chose aujourd'hui. Les grands esprits finissent toujours par se rencontrer.Vous avez raison, n'est pas Zola qui veut, comme n'est pas Jaurès qui veut. Rassurez-vous, cher élu eurois, je ne me prends que pour moi-même, c'est déjà pas mal et mon parcours ne me fait pas rougir. Je suis du Pays de Cervantes et la symbolique de son personnage légendaire dépeint les humbles, et non les imbéciles. Tout est dans son récit, si vous l'avez lu. Votre comparaison, par laquelle vous vouliez m'atteindre, me sied pleinement.Enfin, je continuerai d'écrire et de filmer, comme un Don Quichotte qui s'intéressait aux âmes, bonnes et mauvaises, auxquelles il croyaient malgré tout.José Luis Alcala de la Mancha.
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G
<br /> Allons! Bien sûr que j'ai lu Cervantès et Zola et Rabelais...<br /> Il ne me viendrait pas à l'idée de moquer quelqu'un parce qu'il serait Don Quichotte dont la folie n'est finalement que noblesse.<br /> Votre premier papier m'a engagé à commenter... Ce que je fais, vous me l'accorderez, moi-même, sans missionner quelque porte-plume ou porte rapière que ce soit.<br /> Le second, je dois vous l'avouer m'a tout de même un peu agacé.<br /> Votre lecture de l'affaire Mammeri" qui pour moi n'en est d'ailleurs pas une me parait simplifiée à l'extrême et j'ai eu le sentiment que vous vous enfermiez plus encore au second article<br /> dans le champ clos d'un argumentaire qui me parait un peu caricatural.<br /> Plutôt qu'un nouveau commentaire, j'ai commis un papier sans pour autant vouloir vous attaquer frontalement... Je crois qu'il visait davantage les commentaires des deux  articles que<br /> vos textes à proprement parler.<br /> Enfin, s'agissant de votre blog, je m'en accomode bien évidemment... Hier comme aujourd'hui et je continuerai à m'en accommoder sauf s'il dérivait du côté sombre ce qui m'étonnerait vraiment de<br /> votre part.<br /> Que je m'en accommode n'empêche pas que j'éprouve parfois le besoin de réagir... Mais n'est ce pas la meilleure preuve qu'il m'intéresse et qu'il est de qualité ?<br /> Cordialement<br /> <br /> <br />
X
Gérard,Mammeri aurait bien mérité une exclusion temporaire au moins (comme on fait en sport !) pour non respect de l'intéret commun ?..Je pense que Mammeri est en guerre permanente contre notre Maire et qu'il ne digère pas certaines choses. Imaginons un peu que cette fonte au second tout est été faite ! Je n'ose trop y penser !!!Pour le cas grève des employés de la ville. Si la grève en général est une expression démocrative qu'on respecte (même dans ce cas) j'ai le sentiment tout à fait personnel qu'un changement de municipalité signifie pour certains : perte de privilèges (?..). Il existe quand même des choses incohérentes sur lesquelles il faudra bien se pencher Gérard ! Sans désigner personne, des représentants syndicaux ( j'en connais au moins un )  biens placés dans leur mouvement, sont quand même, à la limite de la cohérence quant ou "combat" à mener ?.. Si on veut servir l'intérêt génèral on doit savoir se pencher sur son propre statut ?.. Si elle lit ton blog, que cette personne face un "reset" de sa fonction et reparte à zéro ! On ne sert bien une collectivité qu'en étant cohérent, je le répète.Michel
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G
<br /> Michel,<br /> J'ai hésité à publier ton commentaire parce que je ne veux pas engager précisément d'escalade.<br /> Cela dit, je déteste la censure.<br /> Le fonctionnement d'une municipalité nécessite que se mette en cohérence Elus et Services.<br /> Les changements provoquent, bien évidemment et quelles que soient les attentes réciproques, des déséquilibres, des moments plus tourmentés que d'autres.<br /> Il appartient alors à chacun de poursuivre (ou parfois d'engager ou de refonder) un dialogue.<br /> Loin de moi donc l'idée de stigmatiser élus ou personnels ou instances syndicales...<br /> S'agissant des élus, ils ont montré et ils montrent leur volonté de bâtir et de préparer l'avenir de notre ville.<br /> S'agissant des personnels, l'inquiétude qu'ils expriment est loin d'être corporatiste et marque plutôt, s'il était besoin, le souci qu'ils ont d'un bon fonctionnement du service public et leur<br /> volonté de s'engager vers l'avenir.<br /> Il faut donc dépasser les singularités de telle ou telle  personnalité qui sont, de toutes façons,  toutes différentes. Il faut trouver les postures et les organisations qui<br /> rapprochent et permettent de partager davantage cette volonté d'aller vers demain.<br /> L'annonce de cette grève est un signal fort qu'il faut entendre et respecter... Puis nous dialoguerons, en permanence... C'est ce dialogue continu qui, seul, est capable de stabiliser durablement<br /> la route du navire municipal qui redémarre et a sans doute encore un peu de mal à se caler sur la nouvelle erre que nous lui donnons.<br /> Amicalement<br /> <br /> <br />