Cocoricouac mot de l'opposition
Voilà une journée qui s'achève, calme après le rythme de la séance plénière d'hier.
J'ai trop forcé sur ma jambe ces trois derniers jours et la plaie que je me suis faite dimanche s'est rappelée à mon bon souvenir hier.
J'ai donc passé ce jeudi assis à mon bureau, la jambe surélevée, ne me déplaçant pas même pour aller voter le texte du projet socialiste. Cela dit, je pense qu'il passera, même sans ma voix.
Je l'écrivais dans un article récent, c'est un texte imparfait bien évidemment, mais c'est un texte qui rassemble sur des valeurs de gauche... Reste à présent à concrètiser tout cela.
Séance plénière bien classique hier, avec une opposition qui s'oppose et resasse les mêmes arguments.
C'est curieux, en les entendant émettre tout de même parfois quelques contre-vérités ou tenter des figures acrobatiques pour rattraper un argument qui leur revient en boomerang, j'en suis venu à me dire qu'ils avaient le mode de fonctionnement de l'adjoint aux finances d'Evreux.
Car Nicolas le petit n'est finalement pas sorti de la culture d'opposition et il consacre plus d'encre à dénigrer Roland Plaisance qu'à parler de l'avenir...
En parlant d'opposition, j'ai profité du calme de ma journée pour rédiger le mot de l'opposition municipale.
Le quinze pages de propagande municipale intitulées les chiffres clés des finances de la ville m'avaient agacé. 
J'en parle donc à tous les Ebroiciens dans les termes que voici:
Chaque Ebroïcien a reçu dans sa boite aux lettres un livret d’une quinzaine de pages intitulé Les chiffres clés des finances de la ville. Expliquer aux habitants, tous un peu contribuables, pour quels projets, pour quels services ils doivent mettre la main à la poche est une démarche de bon aloi. Mais on dispose déjà du mensuel municipal ! Était-il besoin de quinze pages de propagande de plus ? Parce que c’est bien de propagande qu’il est question. La baisse des impôts est illustrée d’un graphique tellement grossissant qu’on en aurait l’impression qu’on va être remboursé du peu qu’on aurait payé. L’entretien avec l’adjoint aux finances vire rapidement au réquisitoire cocoricant contre l’ancienne majorité qui, nous dit on, aurait réussi à cacher jusqu’en 2004 une dette de 9 millions d’€…. L’adjoint aux finances est là depuis 2001… Il avait fait faire un audit financier… et personne n’aurait rien vu durant 3 ans ! Ne pas voir 9 millions d’€… ! Molière aurait fait quelque chose d’une telle image d’incompétence. S’agissant de la baisse de la dette de la ville, la courbe part de l’année 2000 alors que pour l’augmentation des subventions aux associations, on ne compare que 2005 à 2004…Il est vrai qu’on aurait vu sinon que l’on n’a toujours pas retrouvé le niveau des subventions de 2002 … et que l’augmentation affichée avec force trémolos n’est qu’un même pas rattrapage Toute la brochure à est l’avenant. On y mélange ce que finance la ville, ce qu’elle finance un peu et ce qu’elle ne finance pas du tout… Propagande… Propagande cousue de câble blanc, avec des cotés « Réclames » à la papa… Celles qui frôlent en permanence la publicité mensongère… Celles qui font un peu décalées et font sourire… Mais là, il s’agit de vous, il s’agit de nous… C’est de notre cité que l’on se moque.