Gigantesque et calme

Publié le par Gerard Silighini

Enorme !  titre Paris-Normandie

C’est vrai qu’à l’échelle d’Evreux la manifestation d'avant-hier était gigantesque et il nous suffisait, pour le mesurer, de regarder le flot de monde qui semblait naître au loin dans  les rues en contrebas lorsque nous défilions,nous, sur le pont SNCF et que la tête de la manifestation s’approchait du boulevard des cités unies.

J’aurai défilé du début à la fin en portant, avec Sophie Buquet, Mohammed Diakhabi, Sid Ali Ferrouk et d’autres conseillers municipaux qui nous rejoignaient de temps à autre, une banderole qui affirme le soutien de la ville d’Evreux aux salariés qui défendent leur emploi.

Manifestation puissante, à la mesure des enjeux, à la mesure des angoisses de ceux qui voient leur emploi détruit, leur avenir basculer et qui, au-delà, prennent conscience d’une crise profonde des valeurs.

J’ai, à cet égard, apprécié, lors d’une remise de diplômes à laquelle je participais hier soir,   le discours aux étudiants de l’IUT de Guy Shumacher,  le patron de saveurs de France qui appelait la jeunesse à ne pas se contenter des certitudes des anciens mais à ne pas hésiter à créer un système de valeurs différent, plus humain… Rappelant, comme je l’avais fait auparavant que la jeunesse de notre pays, c’est notre avenir à tous…  Ils sont les décideurs de demain …

Et j’ajouterai pour ma part qu’il faut leur permettre aussi d’être dès maintenant partie-prenante des décisions d’aujourd’hui et que l’investissement sur la formation, sur la recherche, sur l’école est un investissement essentiel.

Je ne sais pas davantage qui est Guy Shumacher mais son discours était ce soir là en résonnance avec la salle et avec cette angoisse de l’avenir, naturelle d’une certaine façon quand elle s’accompagne d’un peu de rêve,  mais que le système capitaliste a amplifiée jusqu’à la rendre insupportable.

En tout cas, il l’était bien plus que le discours d’un Président de la République ou d’un Premier Ministre qui donnent de plus en plus le sentiment de vivre dans une France à part, dans une bulle aseptisée dont les parois filtrent la réalité et étouffent le cri d’un peuple qui se sent de plus en plus malmené.

Sans doute est-ce un peu tout cela qui aura réuni dans la rue, les syndicats, les partis politiques sur une palette qui va de l’extrême gauche au centre,  mais aussi les salariés d’entreprises comme ceux de Glaxo et bien d’autres encore, les étudiants  et les enseignants de l’IUT d’Evreux…, un nombre assez conséquent d’élus locaux… De ces élus qui ont gardé les pieds dans le réel, les pieds dans la vraie vie… Pas de député Ebroicien bien sûr… Ils sont bien trop sarkoziens pour cela !

Sans doute 25 000 personnes à Evreux, quelques millions en France …

Et maintenant ?

Publié dans politique

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Gérard,Modère ton anthousiasme, même si je le partage avec toi ! Chacun a son niveau pense que "l'autre" ne vit pas dans la même France. Tout est paradoxe dans cette société ou le statut, nous fait croire que, nous sommes moins loti que notre voisin de cortège dans une grande et belle manifestation ! Si déjà au niveau local on pouvait "démonter" la politique du gouvernement ce serait un pas. Mais c'est vrai que ce jour, le soleil n'était pas qu'au dessus de nos têtes à briller !
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G
Pour ma part, cette manif qui s'est terminée par un discours sur le pré du Bel Ebat m'a rappelé les manifs du 1er mai en 1975,1976... qui se prolongeaient sur la journée, par la fête populaire sur tout le Pré du Bel Ebat, essentiellement, je crois, à l'initiative de la CGT... J'y participais, alors, avec les copains et copines de la JOC... La JOC que j'évoquais ce matin au Printemps de la démocratie: c'est en effet ce mouvement d'Education populaire qui m'a initiée à la vie citoyenne et à la solidarité collective... Les mouvements d'Education Populaire sont mis à mal actuellement par le gouvernement et au final, c'est la démocratie qui en pâtit. Les manifestations sont un moyen pacifique d'expression, quand tous les autres moyens de représentation, négociations syndicales, entre autres, ont échoué par manque d'écoute, voire aujourd'hui à cause du mépris vis à vis des salariés et des plus pauvres de la société.geneviève Magnan
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B
Et maintenant ?Maintenant, la lutte pour une autre politique continue!La lutte doit continuer avec tous ceux qui sont bien conscients de la situation qui nous est faite par le capitalisme financiarisé à outrance et la droite qui lui offre tous les moyens de poursuivre sa main mise néfaste dans tous les domaines de la vie.Un nombre grandissant de femmes et d'hommes sont soumis au joug de la monétisation de leur santé, de l'éucation de leurs enfants, pour leurs loisirs, pour se cultiver. Ou de devoir s'en passer pour bon nombre .Et maintenant qu'est ce que l'on fait?Il faut continuer à convaincre, à apporter des arguements de vérité, aider à vaincre la peur, entrainer à la reflexion, à l'échange d'idées, démontrer le coté néfaste de la victimisation, prouver la force de la solidarité.Nous avons l'occasion au Parti de gauche, avec le Front de Gauche, de démontrer le bien fondé de nos propositions pour une autre politique en France et en Europe.Cette nouvelle prise de position devra se traduire dans les urnes le 7 Juin prochain à l'occasion de l'élection des députés européens.Il faut à nouveau un refus de cette Europe avec son "marché libre et non faussé", de la richesse confisquée, de la disparition des services publics et de la privatisation de toute activité humaine, .Et il faut défendre une Europe sociale et démocratique. Une Europe et une France du partage des richesses. du partage du travail, du partage du savoir, du partage de la culture.L'impatience et le "ras le bol" doivent se traduire par la détermination et la volonté pour chacune et chacun d'oeuvrer, là où nous sommes, au bien commun. Pour que se dégage une majorité au service du plus grand nombre.         
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