Décalé

Publié le par Gerard Silighini

Ouf… Quel rythme !

Lorsque je ne prends pas le temps d’écrire sur mon blog, c’est souvent que je suis le nez sur le guidon et qu’il n’y a pas d’arbitre pour siffler un temps mort…

Quoique… J’exagère un peu puisque j’ai tout de même pris le temps ce week-end de faire un saut à Villers sur mer… Ambiance étonnante et images décalées de personnages en jean, bottes et anoraks qui musardent sur la plage, réchauffés par un soleil de mars.

Pendant ce temps là, la blogosphère s’éveille.

Rachid Mammeri s’est remis en ligne et tape allègrement sur Roland Plaisance… D’autres encore tapent sur le parti socialiste sans se rendre compte qu’ils se tirent une balle dans le pied… Les élus redeviennent les cibles d’une grande partie de chasse virtuelle… Bref ! Nous entrons en campagne électorale… Les Européennes arrivent.

Je ne prétends pas que les listes arrêtées par le Parti auquel j’adhère rassemblent les seuls candidats socialistes possibles… D’autres personnes y auraient trouvé leur place… D’aucuns gloseront sur tel ou tel équilibre que l’on aurait pu améliorer, qu’il soit géographique, de tendances, d’origines ou que sais-je encore.

Je ne prétends pas non plus que la plate forme commune à l’ensemble des socialistes européens aille aussi loin que ce que je voudrais pour ma part… Mais c’est une plate forme commune et donc un compromis…

Ce que je veux voir, c’est que la liste et la plate-forme ont été validées à  la quasi unanimité du conseil national et que la fracture entre les Ouistes et les Nonistes se réduit aujourd’hui et ne sera bientôt plus qu’un mauvais souvenir.

J’ai, pour ma part voté « Non » au traité constitutionnel et je ne le regrette pas.

Je pensais alors et je pense toujours qu’il nous aurait enfermé pour longtemps dans une impasse et que, pour bâtir l’Europe sociale, l’Europe politique que je veux, c’est un autre chemin qu’il faut inventer.

Je pensais aussi et je pense toujours que ce qui me séparait alors des camarades qui appelaient à voter « oui », c’était la question du chemin à emprunter, pas celle du but à atteindre au bout du chemin… Même si les choses ne sont pas toujours aussi simples, loin de là !

Aujourd’hui, la question se pose différemment. C’est d’abord celle de savoir où l’on veut aller…

Le contexte de la crise marque bien les limites et la réalité terrible du système économique que l’on nomme ultralibéralisme ou capitalisme financier ou d’autres périphrases encore plus savantes et  compliquées l’une que l’autre mais système qui n’est finalement que l’expression du capitalisme dans son essence même.

Ce contexte rend plus essentiel encore notre combat pour une Europe qui ne soit pas seulement un  énorme marché économique, pour une Europe qui soit aussi sociale, une Europe politique, une Europe humaine.

Pendant ce temps, monsieur Sarkozy , aussi droit dans ses bottes qu’a pu l’être un Alain Juppé, continue de d’arcbouter pour défendre son bouclier fiscal… Surtout, poser des garde-fous qui empêchent les grandes fortunes de s’appauvrir !

Les plus pauvres, eux, ils ont l’habitude n’est-ce pas, semble-t-il dire ainsi… C’est sans doute moins un problème pour eux de s’appauvrir et se précariser encore !

Décalé vous disais-je au début de mon propos…

Il y a une certaine poésie dans le spectacle de personnages en anorak, jean et bottes, décalés sur la plage de Villers sur Mer !

Mais il y a du cynisme dans la posture décalée d’un Sarkozy qui continue, si l’on en croit les réponses qu’il apporte,  à ne voir la crise que comme une conjoncture défavorable et non pas comme une remise en cause fondamentale nécessaire de l'idéologie dont il est le porteur.

Publié dans politique

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
B
"On peut rire de tout mais pas avec tout le monde!" Pierre DesprogesOn doit faire l'Europe sociale mais pas avec les "libéraux"!Dans chaque pays de la Communauté Européenne des minoritaires veulent une autre Europe que celle de Giscard, Bolkestein, Barroso, Merkel, Berlusconi... et Sarkozy, celle du capitalisme financier!A ces minoritaires de travailler à la prise de conscience de leurs concitoyens, là où ils sont, dans chacun de leur pays.Pas facile, mais incontournable. 
Répondre
L
@Gérardje m'apperçois que tu penses encore et c'est bien mais il me semble que tes convictions ne sont plus aussi solides voir ta réponse à monresponsable du PG.tu lui rappelles notre petit nombre mais combien êtes-vous réellement?110 000ou 120 000?grand parti?les français ont un sens politique très aiguisé et ils savent que les socialistes n'ont pas de réelles solutions(voir les sondages dujournal du dimanche)et enfin les syndicats ne défileront pas brasdessus bras dessous(le Parisien)avec vous. vous serez à côté.la réponse est claire:pas de récupération.enfin,l'Europe tous les partis la chérissent et pourtant les françaiss'en détournent.quelle camouflet! quelle défaite!j'ai souvenir d'une émission consacrée à Antoine Pinay, père dunouveau franc,au passage de l'euro.la dernière question du journaliste avait été la suivante:"que pensait-il de l'Europe"la réponse fut rapide et brève "aucun  français n'a demandé d'avoir un passeport européen dans la poche ; cette idée là n'a germé que dans la tête de hauts fonctionnaires". il pressentait déja la comission et tout le reste funeste.max de beuzeville 
Répondre
G
<br /> Tu as mal interprété ma réponse à Bernard... Ou peut-être l'ai-je mal exprimée.<br /> Je ne fais pas référence à l'effectif d'un parti et surtout pas du parti de gauche!<br /> Je fais référence aux compromis nécessaires... Les socialistes Français ne peuvent rien sur l'Europe seuls, la France ne peut pas configurer l'Europe sans les autres pays européens... C'est plutôt<br /> sur ce registre qu'il faut lire mon interpellation.<br /> Pour le reste, c'est vrai que nous (le nous est très collectif) n'avons pas su donner à l'idée de l'Europe cet élan populaire qui seul pourra la construire" pour de bon. Ce n'est pas pour autant<br /> que nous devons nous en désintéresser. Elle constitue une part de notre avenir.<br /> <br /> <br />
B
Pour sûr, Gérard, minoritaires, mais pas seuls!Partout en Europe des femmes et des hommes relévent la tête, à l'exemple des militantes/militants de Die Linke.Avec le Parti de Gauche, l'espoir renait. La Gauche doit compter sur ce parti creuset, en chantier, outil d'éducation populaire, construit sur la parité, unitaire et fédérateur. 
Répondre
B
Est-ce être calomnieux de dire qu'au PS, on est pour "vouloir le beurre et l'argent du beurre"?Dire NON et vouloir croire que les camarades ayant dit OUI, pensent aujourd'hui comme vous, c'est possible?Pour plagier le Grand Charles, peut-on se contenter de dire: "L'Europe sociale! L'Europe sociale!", et soutenir le Manifesto du PSE qui défend le Traité de Lisbonne et son marché "libre et non faussé"?S'affilier au PSE où certains de ses membres défendent la candidature du président actuel de la Commission Européene, Baroso, libéral bon teint. Ou encore, sont alliés à la Droite, tel en Allemagne, au gouvernement de leur pays.    
Répondre
G
<br /> Je suis plus nuancé que ce que tu dis Bernard et je ne renie pas mon NON...<br /> Pour le reste, tu as peut être  raison... Mais on a parfois raison tout seul...et l'avenir se construit malgré tout à plusieurs, tout comme l'Europe<br /> <br /> <br />