Conseil municipal

Publié le par Gerard Silighini

Bureau municipal ce soir, en formation restreinte d’ailleurs… Le mardi n’est pas un jour habituel pour ces réunions mais hier, nous avons remplacé notre bureau hebdomadaire par un conseil municipal avec deux dossiers largement débattus :

La présentation et le vote d’un protocole d’accord entre la ville et le SETOM  (Syndicat mixte pour l’étude et le traitement des ordures ménagères de l’Eure) et la ville d’Evreux concernant l’approvisionnement en chaleur du réseau de chauffage urbain de la ville à partir des installations du SETOM… En clair, l’utilisation de l’énergie produite par l’incinération des ordures ménagères pour alimenter en partie le chauffage urbain et réduire ainsi, à terme, la facture de chauffage des  services raccordés, mais surtout celle des locataires de la Madeleine.

Le coût global aujourd’hui de l’énergie qui alimente le chauffage urbain est de 37 euros hors taxe du Mégawatt/heure.

La solution que nous allons mettre en œuvre, indépendamment du fait qu’elle valorise finalement le traitement d’ordures, réduit la facture à 23 euros  hors taxe du Mégawatt/heure, amortissement de l’investissement compris… Ce n’est pas une réduction minuscule…

Et puis, il faut tout de même se souvenir que la possibilité de ce raccordement, c’est l’un des arguments qui avait conduit à implanter l’usine de traitement des ordures ménagères à Guichainville…  Ce qui n’avait pas empêché la précédente municipalité d’enterrer le dossier…

Qu’hier soir, l’opposition s’abstienne lors du vote n’est donc pas étonnant. Voter avec nous revenait pour elle à admettre que, lorsqu’elle était aux affaires, elle n’avait pas souhaité se donner les moyens de rendre aux habitants de la Madeleine un peu de pouvoir d’achat, cherchant toutes les excuses à son inaction, y compris les plus vaseuses comme cette nécessité affirmée de construire préalablement une troisième ligne d’incinération là où il n’est besoin finalement que d’une chaudière biomasse.

L’autre dossier qui aura donné lieu à débats, c’est le recrutement d’un directeur pour le Groupement d’Intérêt Public le Phare.

C’est une délibération qui, en soi, n’appelait pas particulièrement de commentaires mais il a fallu qu’une élue de l’opposition, un peu juge et partie dans le tissu associatif de la Madeleine, fasse un mauvais procès à propos des difficultés de Jeune Cité il y a quelques années et attaque les personnes plutôt que les principes.

C’est une habituée du genre dont l’agressivité n’égale que son incapacité à prendre vis-à-vis des dossiers la distance qui permet de les considérer sereinement… Bref la distance nécessaire à l’efficacité de la décision, à son équité, à la bonne gestion de la chose publique.

Pour ma part, ce GIP dont j’ai dénoncé les errements lors de sa mise en place sous la municipalité Debré, à présent que son périmètre de compétence a été redéfini, me parait être un bon outil  de mise en cohérence de l’action associative avec les politiques publiques… Pour autant qu’il n’y ait pas de contre-sens.

Le GIP ne doit pas être un acteur qui viendrait s’ajouter et concurrencer d’autres acteurs associatifs.

Il est un lieu de rencontre, un lieu de coordination… Il est là pour favoriser l’initiative locale, l’initiative associative. Il est là pour qu’elle puisse s’amplifier…

Les associations sont des piliers de la démocratie locale. Il faut les renforcer et ne pas prendre le risque de les fragiliser…

On a vu souvent en effet des lieux de coordination devenir des acteurs à part entière et il ne reste plus alors qu’à créer un nouveau lieu de coordination pour coordonner les « coordonateurs »… Le risque existe… ce ne serait donc pas la première fois !

Je fais confiance au GIP pour ne pas l’oublier et rester sur le bon registre...

                                                                                                                                   

Gérard Silighini 10 mars 2009

Publié dans vie locale

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