90 000... Encore !
90 000 chômeurs de plus le mois dernier !
Cela ne s’arrêtera donc jamais… 90 000 puis 45 000 puis 60 000 et encore 90 000… Des chiffres qui donnent le vertige… Plus de trois chômeurs toutes les deux minutes depuis quatre mois… nuit et jour…
Mais surtout des milliers de drames humains, de rêves brisés, un sentiment d’injustice, le sentiment d’un gâchis dont on ne voit pas la fin…
Bien sûr qu’il faut relancer… En aidant les banques et les grands secteurs économiques !
Mais pas sans contrepartie cette fois… Pas pour pérenniser un système déshumanisé qui vient de montrer ses limites et tous les effets pervers que d’aucuns dénonçaient depuis longtemps… Au-delà des grands visionnaires politiques,des femmes et des hommes de bon sens, des femmes et des hommes qui l’expriment dans la rue, dans leur engagement syndical, dans leur engagement politique ou même parfois au travers d’un engagement artistique.
Bien sûr qu’il faut relancer mais en associant également, au-delà des banquiers et des capitaines d’entreprise, les petits, les sans-grades, les femmes et les hommes que je croise dans les rayons des supermarchés et qui, pour beaucoup, sont devenus plus attentifs aux prix et se retiennent d’acheter faute d’argent, faute d’une vision claire de leur avenir…
Comment voulez vous être sûr de demain quand une boite comme Glaxo licencie à tour de bras pour conforter encore des bénéfices qui se comptent pourtant en centaines de millions, en milliards d’euros.
Localement, nous agissons , nous tentons de contribuer à soutenir nos entreprises et donc l’emploi et nous maintenons pour cela le niveau des investissements, que ce soit au Conseil Général ou à la mairie.
Nous le faisons même si le gouvernement et son vibrionnant patron s’agitent, forçent les réformes, annonçent des suppressions de taxes sans avoir regardé d’abord quel serait leur impact sur les finances de collectivités qui doivent investir dans l’intérêt de tous et nous enlèvent toute visibilité budgétaire.
Localement nous tentons d’améliorer le quotidien des plus fragiles… Que ce soit au travers de l’action sociale ou en menant les négociations nécessaires par exemple avec le Syndicat de traitement des ordures ménagères pour raccorder l’usine d’incinération de Guichainville au réseau de chaleur de la Madeleine.
C’est un dossier que nous avons enfin sorti de l’ornière où nous l’avions trouvé et qui avance bien à présent.
Nous en avons débattu, mercredi soir en commission des finances, longuement, en recherchant le consensus, ne refusant aucun débat, aucune information… C’est qu’il s’agit, au bout du compte, de réduire à terme très significativement la facture de chauffage des habitants de la Madeleine et de contribuer ainsi à donner un coup de pouce qui peut rendre la vie plus facile à des familles qui s’interrogent sur leurs lendemains… Et qui parfois même s’interrogent sur leur présent
Gérard Silighini
27 février 2009