90 000... Encore !

Publié le par Gerard Silighini

90 000 chômeurs de plus le mois dernier !

Cela ne s’arrêtera donc jamais… 90 000 puis 45 000 puis 60 000 et encore 90 000… Des chiffres qui donnent le vertige… Plus de trois chômeurs toutes les deux minutes depuis quatre mois… nuit et jour…

Mais surtout des milliers de drames humains, de rêves brisés, un sentiment d’injustice, le sentiment d’un gâchis dont on ne voit pas la fin…

Bien sûr qu’il faut relancer… En aidant les banques et les grands secteurs économiques !

 Mais pas sans contrepartie cette fois… Pas pour pérenniser un système déshumanisé qui vient de montrer ses limites et tous les effets pervers que d’aucuns dénonçaient depuis longtemps… Au-delà des grands visionnaires politiques,des femmes et des hommes de bon sens, des femmes et des hommes qui l’expriment dans la rue, dans leur engagement syndical, dans leur engagement politique ou même parfois au travers d’un engagement artistique.

Bien sûr qu’il faut relancer mais en associant également, au-delà des banquiers et des capitaines d’entreprise, les petits, les sans-grades, les femmes et les hommes que je croise dans les rayons des supermarchés et qui, pour beaucoup, sont devenus plus attentifs aux prix et se retiennent d’acheter faute d’argent, faute d’une vision claire de leur avenir…

Comment voulez vous être sûr de demain quand une boite comme Glaxo licencie à tour de bras pour conforter encore des bénéfices qui se comptent pourtant en centaines de millions, en milliards d’euros.

Localement, nous agissons , nous  tentons de contribuer à soutenir nos entreprises et donc l’emploi et nous maintenons pour cela le niveau des investissements, que ce soit au Conseil Général ou à la mairie.

Nous le faisons même si le gouvernement et son vibrionnant patron s’agitent, forçent les réformes, annonçent des suppressions de taxes sans avoir regardé d’abord quel serait leur impact sur les finances de collectivités qui doivent investir dans l’intérêt de tous et nous enlèvent  toute visibilité budgétaire.

Localement nous tentons d’améliorer le quotidien des plus fragiles… Que ce soit au travers de l’action sociale ou en menant les négociations nécessaires par exemple avec le Syndicat de traitement des ordures ménagères pour raccorder l’usine d’incinération de Guichainville au réseau de chaleur de la Madeleine.

C’est un dossier que nous avons enfin sorti de l’ornière où nous l’avions trouvé et qui avance bien à présent.

Nous en avons débattu, mercredi soir en commission des finances, longuement, en recherchant le consensus, ne refusant aucun débat, aucune information… C’est qu’il s’agit, au bout du compte, de réduire à terme très significativement la facture de chauffage des habitants de la Madeleine et de contribuer ainsi  à donner un coup de pouce qui peut rendre la vie plus facile à des familles qui s’interrogent sur leurs lendemains… Et qui parfois même s’interrogent sur leur présent

Gérard Silighini

27 février 2009

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D
"Effets pervers"? La reconstitution d'une armée industrielle de réserve fait partie des objectifs du système. Le chômage est partie intégrante du fonctionnement du mode de production capitaliste. Car le capitalisme n'a pas pour but la prospérité et le bonheur de l'humanité, mais la production de plus-value. Glaxo fait sont boulot de capitaliste en cherchant à optimiser son taux de profit. Vouloir "la libre entreprise", "la libre concurrence", le "marché" à tous les étages et se plaindre ensuite des conséquences de tout cela, c'est être sérieusement inconséquent! Or la gauche depuis 1983 a voulu le marché libre, le capitalisme libre et tout le reste. En 1989, le "grand marché" voulu par Delors et Mitterrand a porté à son régime de croisière la machine à libérer le capitalisme de toutes les entraves que les luttes ouvrières avaient mises. Ensuite on a eu Maastricht et les socialistes qui déclarent en congrès (1991) que "le capitalisme borne notre horizon historique". Nous arrivons au terme de toute cette séquence commencée voilà plus de 30 ans. Et nous n'avons encore rien vu de la crise... Il est donc urgent de procéder à une remise à plat et à la karcherisation de toutes ces doctrines faillies qui tiennent le haut du pavé. C'est ce à quoi je m'essaie dans mon dernier livre, "Le cauchemar de Marx", en vente dès cette semaine dans toutes les bonnes librairies.
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G
<br /> Et que j'aurai plaisir à acheter<br /> <br /> <br />
B
Redressons la tête!Nous sommes tous plus ou moins "englués" dans le système capitaliste!Pour se sortir mentalement de cette gangue, il nous faut nous aider mutuellement.Comme si nous étions pris dans des sables mouvants, seul il est impossible de s'en dégager.Comme le dit si bien Jean-Luc Mélenchon, il nous faut "redresser la tête" et nous engager sans être sûr de réussir, mais être sûr que si nous ne nous engageons pas, rien ne pourras changer.Ne pas rester dans nos petits "ressassements", l'aigreur, le sentiment d'impuissance. Mais, peut-être modestement, mais avec détermination prendre part au débat et à l'action que d'autres vous proposent, que se soit au Parti de Gauche, bien sûr... et il y a d'autres partis, d'autres mouvements à gauche.Soyons des citoyennes et des citoyens qui refusent la soumission, la résignation, la peur, le chacun pour soi. Annihilons cette chape de plomb qu'imposent le capitalisme destructeur et ses tenants de la Droite.J'entends parfois: " Avant de m'engager, je veux voir ce que vous proposez, quels gens sont dans votre organisation". Bien sûr que cela est important!Mais il faut aussi se dire: "J'ai des idées à exprimer, il vaudrait mieux que je les partage, les confronter à d'autres et voir ensemble celles qui sont bonnes à retenir, à travailler". Les idées justes qui feront bouger les choses, qui démontreront qu'une autre politique, pour une autre France, pour une autre Europe, est possible. Ne courbons pas l'échine devant la politique sarkozyenne!...       Et le 19 Mars, tous dans la Rue! 
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Q
Bean catalogue en vérité et sans compter le nombre de mal logés et de demandeurs de logements sociaux en constante hausse, la chasse aux pauvres ? après les 7 millinons de travailleurs pauvres, nous serions donc passés en l'an 9 à 9 millions de travailleurs pauvres, où s'arrêtera donc le seuil du chiffre fatidique ?En ce qui concerne l'Eure et plus particulièrement Evreux là aussi les demandes d'attribution de logement social s'accumulent depuis des ans, EN 2009 il faut sauver l'ilot Forez de la destruction programmée
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