La logique glaxo sur les rayons de l'épicerie électorale
Bien sûr que je refuse la logique Glaxo.
Je crois l’avoir dit et redit !
Glaxo devient un symbole de la logique du capitalisme qui déshumanise les relations sociales.
Mais je refuse aussi les attaques du NPA local qui dénonce dans Paris-Normandie de ce matin un cadeau de 2500 euros que ferait à Glaxo la municipalité d’Evreux qui lui vend un terrain de 6000 mètres carrés à ce prix.
Sur un strict plan technique, il s’agit de ce que l’on appelle un « décroché cadastral » inclus initialement dans le lot des terrains destinés à la déviation sud-ouest.
Une fois réalisée la déviation, la ville n’aura plus d’accès direct à ce terrain qu’il lui sera donc difficile d’entretenir… A la différence de Glaxo qui va d’ailleurs en laisser boisé 80%...
Je ne vois pas bien où est le cadeau en l’occurrence.
Sur le plan politique, nous nous battons pour qu’il n’y ait aucun licenciement à Evreux et nous sommes conscients de l’immoralité de ce plan conçu par une entreprise dont les bénéfices se comptent par centaines de millions d’euros…
Et c’est précisément pour cela que je considère, pour ma part qu’il ne nous fallait pas porter la bataille sur le terrain un peu mesquin d’un soit disant cadeau de 2500 euros, jouant ainsi la pression ultime du « Attention, si tu licencies, t’auras pas mon terrain… Ou on te le fera plus cher… Ca te coûtera 1000 euros de plus ! » Bref, un bras de fer terrible avec Glaxo et qui les aurait d’ailleurs, on l'imagine bien, totalement terrifiés….
La municipalité en délibérant sur Glaxo et en débattant de la motion qui a été votée en début de conseil montre sa résolution à ne pas accepter les licenciements et à se battre pour sauver le pôle pharmaceutique de l’agglomération dont l’importance pour le tissu économique local est considérable… C’est l’essentiel
Pour le reste, il faut bien que quelques uns tentent de se montrer encore plus actifs.
Ils gesticulent donc autour de la vente d’un terrain… Invendable de par sa localisation, sauf peut être à Glaxo …
Qu’ils nous tancent si cela les amuse ou qu’ils nous interrogent peut être d’abord sur le fond du dossier… Cela évitera bien des malentendus.