Mot de l'opposition

Publié le par Gerard Silighini

 

Week end chargé, week end studieux...

Mais, avant ce week-end, il y avait vendredi et particulièrement le conseil d'administration de la Secomile où nous avons brièvement débattu de la question de la difficulté pour les bailleurs sociaux de trouver des terrains en ville.

Nous avons eu droit à une intervention de l'adjoint au maire d'Evreux (chargé du logement je crois) qui nous expliquait qu'il y avait trop de logement social à Evreux, qu'il ne fallait surtout pas en construire davantage et que de toutes façons, il n'y avait pas de problème de logement pour les Ebroïciens... Les demandeurs en attente sont des gens venus d'ailleurs et particulièrement de la région parisienne... En clair, on refuse du monde à Evreux, sauf s'il s'agit de futurs concitoyens capables de se payer les logements résidentiels en projet un peu partout dans la ville.

Pour le reste, l'idée de réserves foncières ou de l'achat par EPFN interposé des friches industrielles pour y prévoir, après dépollution, des aménagements qui soient en cohérence avec leur environnement ne parait pas le séduire outre mesure.

Vendredi, en fin d'après midi, café politique organisé par la section d'Evreux... Un débat sur la politique de santé... Intéressant et formule à reproduire.

Décidément, Emeric Jeanne se débrouille bien comme secrétaire de section.

A un tout autre propos, après bien des avatars, j'ai fini par rédiger le texte de la tribune de l'opposition municipale.

Je le publie, comme à l'habitude en avant première sur ce blog....

 

La municipalité pratique l'art de communiquer sur ce qu'elle ne fait pas et ne veut d'ailleurs pas faire.

Parce qu'elle n'aurait pas de politique claire en matière de culture et que les turbulences autour de la Smac la mettent en difficulté, elle tente de faire croire qu'elle s'active en décrivant, dans le dernier numéro de son magazine, un patchwork de manifestations.

Parce qu'elle n'aurait pas de politique claire en matière d'urbanisme  (c'est-à-dire d'organisation de la ville)  ni en matière d'habitat, elle communique au travers de la presse sur un patchwork de projets immobiliers sur son territoire?

C'est ce que l'on pourrait croire en tout cas. Et ce serait une erreur.

La réalité est tout autre !

Il y a bien une politique culturelle :

Mais qui s'intéresse bien peu à l'Education populaire?

Qui ne se traduit que par une accumulation de manifestations sans chercher à favoriser la création ni à permettre aux Ebroïciens d'en être acteurs.

 

 Il y a bien une politique d'urbanisme:

Mais qui se résume  à supprimer des logements sociaux et à laisser les promoteurs se saisir du foncier disponible en centre ville pour bâtir des programmes résidentiels qui ne risquent guère de concerner les familles que l'on aura chassées des quartiers populaires.

De la question de la mixité sociale, guère d'échos !

De l'intégration de projets comme celui des usines de Navarre ou du site Minnesota dans  la problématique de l'environnement des quartiers concernés voire de l'agglomération, aucun écho non plus !

La municipalité ne maîtrise rien, ni en matière de culture, ni en matière d'urbanisme? Elle ne pratique finalement que la culture du monopoly pour la plus grande joie des promoteurs qui participent à la partie?

Quant aux Ebroïciens, on ne peut pas dire qu'ils soient beaucoup consultés? Et les plus modestes,  il leur reste à regarder les prix de l'immobilier flamber.

 

 

Publié dans politique

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