Dieudonné à Evreux : Suite et fin
Bon … La presse s’interroge, la presse interroge … C’est normal.
J’ai le plus grand respect pour le métier de journaliste que mon imaginaire a construit autour de Jacques Rogy et Citizen Kane ou encore Dolannes et Paul Kerjean.
Le spectacle de Dieudonné est annulé, il est légitime que les près de cent cinquante spectateurs qui avaient pris leurs réservations soient informés … Sans compter ceux qui auraient pu peut être venir.
Cent cinquante, c’est un peu moins que les près de 900 spectateurs qui depuis bien longtemps ont réservé leur place au cadran pour le spectacle de Patricia Kaas, c’est un peu plus que les 117 du grand loto dansant de la fête de Trifoullis les Oies…
Le devenir du spectacle de Dieudonné, cela mérite donc que l’on s’y intéresse plus qu’au grand loto et moins qu’à Patricia Kaas …
Trêve de plaisanterie !
Dieudonné alimente la chronique et fait tout ce qu’il faut pour l’alimenter, plaçant régulièrement le débat sur le champ « idéologique »… C’est ce qui s’engageait à Evreux et qui aurait peut être fait monter la mayonnaise sur le fil du politiquement incorrect mais légalement limite et qui aurait en définitive peut être tout de même rempli la salle du cadran…
Peut-être ou peut être pas … Nous ne le saurons jamais.
Nous ne saurons jamais non plus si Dieudonné se serait lancé ou non dans un dérapage plus ou moins contrôlé…
Le spectacle est annulé … Il n’y aura à Evreux ni spectacle ni affaire Dieudonné non pas pour raison de censure, ni pour risque de trouble de l’ordre public mais tout simplement pour cause de litige autour du contrat commercial …
Le calendrier de paiement de la location de la salle n’a pas été respecté par le producteur et le cadran a décidé en conséquence de dénoncer le contrat … C’est aussi simple que cela …
Avant même d’être montée, la mayonnaise idéologique est retombée dans le bol du litige commercial le plus commun …
Gageons que d’aucuns essayeront de la faire prendre tout de même mais ce sera difficile de qualifier de censure le constat du non respect de l’article 2 du contrat de location de la grande salle du cadran.