En vrac

Publié le par Gerard Silighini

 Week-end équilibré.

J'ai  pris le temps d'aller courir les bois avec ma chienne samedi matin et d'aller pique- niquer dimanche à Octeville où mon gendre sautait pour la première fois en parachute...

Mais j'ai également signé une cinquantaine de parapheurs au Conseil Général, samedi après midi, entre ma visite à l'inauguration de l'exposition sur les quarante ans de Jeune Cité  et ma participation en soirée à l'assemblée générale de cette même association....

Nétreville est un quartier attachant et l'action de Jeune Cité n'y est sans doute pas pour rien.

6 500  habitants dont un gros tiers de moins de 20 ans. Un taux de chômage important (plus de 22%) et parmi ceux qui ont un emploi, près du quart est en situation précaire.

Jeune Cité a eu de très sérieuses difficultés il y a quatre ans. Si l'association a réussi à éviter le dépot de bilan, elle souffre encore des conséquences financières d'un conflit avec des personnels partis aujourd'hui... La municipalité, quant à elle a officiellement aidé l'association mais sans aller jusqu'au bout. Jeune Cité se trouve aujourd'hui, au bord de l'étranglement, sans fond de roulement, contrainte de limiter son action dans un quartier où les difficultés sont pourtant patentes.

L'équipe des bénévoles et des salariés n'en conserve pas moins un dynamisme qui fait plaisir à voir.

Le représentant de la mairie a eu, dans une intervention sur le bilan financier, quelques mots pour le moins maladroits qui m'ont fait réagir et prendre la parole.

 

Les associations ne sont pas le seul sujet qui me donne l'impression que la municipalité est sur une autre planète.

Il y a des différences de conception sur tout, sur ce que peut être une politique culturelle à l'échelle d'une ville ou d'une agglomération, sur la façon de porter des projets d'urbanisme...

Paris Normandie, il y a quelques jours, faisait par exemple le tour des Projets immobiliers à Evreux sous le titre Projets Immobiliers: des fortunes diverses.

  Des fortunes diverses... soit!

Mais quelques points communs... Des projets qui, tous, relèvent de l'initiative privée. Des projets qui, pratiquement tous sont des logements de standing...

Quant au site Minnesota et au site de Navarre, tous deux friches industrielles, les questions de pollution ne sont pas réglées, la question de l'eau pas davantage (Il ne faut pas oublier que ces deux sites ont été inondés en 2001 et je crois me souvenir que le Maire avait pris quelques engagements de prudence sur le site Minnesota) 

De toutes façons le dossier a été monté dans les deux cas en dépit du bon sens.

La ville devait, à mon avis s'assurer de la maîtrise du foncier , lancer une étude de définition qui décrive les besoins et le cahier des charges  support d'un appel à projet... L'aménagement de zones de cinq hectares aurait supposé plus de concertation avec les habitants, plus de cohérence avec l'environnement... Au lieu de celà, on brade, on laisse faire des promoteurs sans cadre bien défini.

Ils proposent d'implanter à Navarre une activité poney... qu'à cela ne tienne les habitants de Navarre auront des poney et si c'est d'autre chose qu'ils avaient besoin... Tant pis !

Quelle grand urbaniste que ce Monsieur Debré ! Il laisse les promoteurs jouer au monopoly au centre ville et construire au total de quoi loger un bon millier  d'habitants... qui ne sont pas les mêmes bien entendu que le bon millier qu'on aura délogé de la Madeleine dans le cadre de l'ORU...

Quant à la politique culturelle que j'évoquais plus haut , j'y reviendrai... Le dossier de la SMAC qu'il est en train de transformer en salle des fête l'illustre bien.

Il n'a pas compris, il ne veut pas comprendre que ce qui sous tend l'idée d'une scène des musiques actuelles, c'est beaucoup plus que le spectacle... La Smac permet aussi aux Ebroiciens d'être acteurs de leur culture, avec des lieux de répétitions, un studio d'enregistrement, la possibilité d'accueillir des artistes en résidence avec tous les liens que cela crée avec les autres lieux de création ou de sensibilisation à la musique...

C'est la conception même de la culture qu'a la municipalité qui est en cause... Une conception statique qui prend  en compte notre patrimoine comme il est, qui le fige et qui oublie qu'il est vivant et qu'il se construit chaque jour comme patrimoine commun au travers du dialogue de  toutes les cultures présente dans notre ville et au delà...

Mais je crois que nous aurons bientôt l'occasion de parler plus longuement de tout cela.

j'ai suggéré, lors de la dernière réunion de la section d'Evreux du Parti Socialiste que nous organisions autour de la section et en associant les composantes de l'opposition municipale une rencontre avec les principaux acteurs de la culture dans notre ville, que nous les interrogions sur ce qu'ils attendent des pouvoirs publics sur le territoire de la ville et de l'agglomération, que nous échangions et que nous tracions les grandes lignes d'une politique culturelle à Evreux....

A suivre...

Publié dans politique

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A
Monsieur Silighini, au secour, Saint Sébastien a besoin de vous...
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A
Concernant la fête à Saint Sébastien, dernier petage de boulon de notre élu (c'est moi le chef du village et de ce fait j'ai décidé d'un commun accord avec moi même d'interdire la construction et l'allumage du feu de la Saint Jean)...A quand les barbelés et le check-point ???
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B
<br /> Belle ambition pour un élu que de vouloir parler de culture! Les professionnels divers de ce secteur ont toujours été le "poil à gratter " de notre société parce que ce qu'ils proposent, c'est la réflexion et que la réflexion, c'est la subversion pour beaucoup. La réflexion ouvre, pour chacun la possibilité de prendre sa vie en mains, c'est en cela que la cuture est subversive, parce qu'elle ouvre la porte de la liberté ouvrant sur tous les champs de la vie et pas seulement sur les arts. En ce sens il est interessant de savoir si l'on parle de "culture" ou de "kulture".Il est étonnant dans ce pays de voir comment la culture a toujours été "confisquée" <br /> au profit de quelques-uns pour pouvoir garder le pouvoir. Pouvoir et culture ont toujours formé le couple infernal de notre politique . Il est curieux par exemple de voir le recul budgétaire et idéologique de ce que l'on a appelé" la décentralisation" dans ce secteur dans les années 80 et plus précisemment que je daterais en 83 (curieux au moment oû le ministre de la culture en place était en d'autres temps le fondateur du Festival Mondial de Théatre Universitaire de Nancy!)...<br /> C'est évidemment par la culture que l'on pourra résoudre aussi le problème des quartiers dits sensibles. C'est par ce biais-là aussi que l'on pourra arriver à plus d'équité. Mais sans doute notre "culture" tient-elle à ses pauvres et pourquoi? (là est un autre sujet de reflexion actuel pour moi).<br /> " Liberté, équité, solidarité", un bel axe "culturel" de travail pour moi, assez éloigné finalement d'une "égalité" mortifère et mère de beaucoup d'inégalités et d'une fraternité au relents confessionnels, frileuse et ne laissant pas place à la différence.<br /> Bon courage pour cette (lourde) tâche!<br />
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