On a perdu l'huile de Saint Remi

Publié le par Gerard Silighini

Reims n’aura pas tenu ses promesses… La fiole d’huile à usage des sacres d’antan est restée cachée dans quelque crypte perdue de la basilique Saint Remi.

Reste aux adhérents à trancher en désignant celle ou celui qui tiendra la barre d’un Parti Socialiste plus que jamais dans les turbulences.

Pour ma part, j’espère que, nous mobilisant massivement sur la candidature de Martine Aubry, nous lui permettrons, parce qu’elle sera alors incontestable, de tenir un cap qui nous fera tenir la dragée haute à l’insolence d’un Sarkozisme  triomphant et prompt à oublier sa responsabilité dans une crise qui vient briser d’abord les plus fragiles.

Mais c’est localement aussi que notre Parti doit se reconstruire et se renforcer.

Il faut pour cela tourner la page d’élections cantonales et municipales qui se seront déroulées ici et là dans un climat insupportable de déballages d’ambitions, de suspicions, de rivalités et  de règlements de compte.

C’est autre chose qu’attendent de nous nos concitoyens, c’est autre chose qu’attend le peuple de gauche.

J’ai dit déjà que je soutenais à Evreux, sans aucune réserve, la candidature d’Anne Mansouret parce qu’elle n’avait pas été impliquée de près dans les avatars des municipales ébroïciennes.

Dans notre département, le choix a déjà été fait.

Nous avons débattu, voté et désigné Yves Léonard lorsque Michel Ranger a choisi de prendre un peu de champ.

Nous l’avons choisi précisément parce qu’il avait pu et su garder de la distance dans les conflits locaux… Il n’est là que depuis quelques mois, animant un bureau fédéral loin d’être toujours au complet mais commençant à reconstruire petit à petit, à retisser les liens qui nous unissent.

Il serait pour le moins déplacé de lui faire porter la responsabilité des difficultés passées après l’avoir choisi pour une part parce qu’il n’en avait pas été partie-prenante et… qu’il ne pouvait donc pas en être tenu pour responsable.

Il serait encore plus déplacé de ne pas lui donner l’occasion de poursuivre la tâche qu’il a commencée dans le dialogue et la collégialité.

Je pourrais le comprendre s’il était mandataire d’une motion minoritaire dans le département… Mais justement, il soutient la motion de Martine Aubry, nettement en tête dans notre fédération.

Je gage que le fait que Bertrand Delanoë ait en définitive décidé d’appeler à voter pour Martine Aubry conduira, comme ce sera sans doute le cas pour d'autres en Seine Maritime ou à Caen où le candidat de la motion A se retire, à donner à Yves Léonard une majorité claire... ce qui lui permettra, dans la collégialité, avec la convivialité qu’on lui connaît mais avec son obstination à faire vivre la Gauche dans notre département, de rendre notre Parti plus efficace.

L’avenir du Parti Socialiste ne se joue plus à Reims… Il se joue aujourd’hui d’abord dans les sections, d’abord dans les fédérations qui se renforceront les unes les autres et renforceront ainsi l’action plus médiatisée qu’engageront Martine Aubry et les instances nationales à Solférino.

Publié dans politique

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