Et la SMAC ?
Week-end pascal calme et familial rythmé par les siestes et les repas des jumelles, mes petites filles de neuf mois !
Je suis passé lundi matin au carré d’as, le bar tabac de Navarre pour y acheter le journal.
Accueil sympa.
Je n’avais pas eu l’occasion d’y venir depuis un bout de temps et je crois que l’on m’y attendait.
Ma candidature à la candidature leur fait plaisir.
Ce qui me fait moins plaisir en revanche, c’est l’information que j’ai trouvée dans Liberté Dimanche et que détaille aujourd’hui Paris Normandie : Le départ de Jean Christophe Aplincourt, le directeur de l’Abordage et le patron du Rock dans tous ses états.
Il part diriger le Hangar 106 à Rouen.
Nul n’est irremplaçable bien entendu mais son départ est un mauvais coup de plus au projet de construction de la Scène des Musiques Actuelles (SMAC) déjà sérieusement torpillé par les atermoiements de la municipalité.
Il y avait des arguments pour ne pas l’implanter à Tilly et Debré avait sans doute dégainé un peu vite son révolver à communiquer lors de la visite du ministre de la culture…
Mais il n’empêche qu’il fallait prendre vraiment ce dossier à bras le corps…
Il fallait le porter…
Il fallait mesurer l’urgence et conforter ce pôle d’excellence en matière de musiques actuelles qu’a construit au fil des années l’équipe de l’Abordage et particulièrement Jean-Christophe Aplincourt.
Quand j’entends aujourd’hui que c’est au Bel Ebat que l’on bâtirait en définitive la SMAC, je suis furieux…
Furieux parce que c’est une solution simple.
Furieux parce que c’est une solution tellement évoquée déjà et depuis tellement longtemps qu’elle en devenait évidente.
Alors pourquoi avoir traîné ?
Pourquoi avoir baladé le comité de soutien ?
Pourquoi avoir pris le risque de discréditer l’adjointe à la culture ?
Pour des questions budgétaires ?
Je ne crois même pas… Ce serait trop simple !
Je crois que c’est la façon qu’a la municipalité de traiter les affaires qui est en cause.
On ne sait trop qui décide quoi ni pourquoi …
Le Maire survole les dossiers et communique.
L’adjoint aux finances les censure.
Les autres adjoints font semblant d’avoir de vraies délégations qui leur donneraient de vrais leviers ou tentent de ne pas perdre la face…
La municipalité n’est là que depuis cinq ans que déjà elle s’embourbe dans une ambiance de fin de règne.
C’est affligeant.
En attendant, Jean-Christophe Aplincourt s’en va…
Evreux l’a bien cherché.
Nul n’est irremplaçable c’est vrai mais si son départ comme directeur du Hangar 106 est de bon augure pour Rouen, maintenir dans ce contexte le niveau d’excellence d’Evreux en matière de musiques actuelles ne sera pas facile.
Voilà une illustration de la politique pour la jeunesse de la municipalité... De sa politique en matière culturelle de façon plus générale.
Merci Debré !