Orthodoxe Nicolas
J’ai eu peu de temps pour écrire en début de semaine. Beaucoup d’activité professionnelle et pas une soirée disponible.
L’annonce de ma candidature à la mairie d’Evreux aura fait couler de l’encre… Parfois de l’encre qui bave plus qu’elle ne coule d’ailleurs… On m’en parle, on y adhère souvent mais je ne me berce pas d’illusions. Il est plus facile d’aller dire à quelqu’un qu’on le soutient que de lui dire qu’on le combat.
Un ou deux commentaires défavorables sur mon blog... Je les ai laissés, cela me parait plus honnête mais j'y ai répondu bien entendu.!
A ce propos, saviez vous que Rive gauche censure les commentaires sur son blog... En tout cas lorsqu'ils me sont favorables.
J'ai eu deux ou trois échos en ce sens... Bah!
J’ai diné hier à la Jeanne d’Arc, après l’assemblée générale.
Bonne ambiance comme à l’accoutumée.
L’an passé, le bilan présenté soulignait les difficultés de l’association.
Il est plus sain aujourd’hui.
30 000 euros de plus en autofinancement
15 000 euros de plus de la mairie.
Cette santé n’est qu’apparente et demeurent des difficultés structurelles, liées à la situation particulière de la Jeanne d’Arc pour une part et à la situation plus générale des associations dans la ville.
Situation particulière parce que la Jeanne d’Arc supporte la charge de ses locaux et là où la ville loge d’autres associations, entretient les bâtiments… Ce qu’elle valorise d’ailleurs en s’en targuant comme si la municipalité précédente ne l’avait pas fait… La Jeanne d’Arc doit investir et tendre désespérément la sébile.
Si l’on regarde au nombre d’adhérents ou au nombre d’actions, c’est probablement, malgré les 15 000 euros supplémentaires que lui a alloués la ville, l’association généraliste la moins subventionnée d’Evreux.
Situation plus générale parce qu’à force de croiser des financements issus d’organismes qui ne veulent prendre en compte que les actions sans financer la structure, il n’y a pratiquement plus d’ancrage territorial fort et les associations, faute de visibilité suffisante, prennent des risques parfois considérables. Elles lancent leurs actions sans être sûres des financements.
Et elles n’ont pas le choix parce qu’il s’agit d’actions nécessaires, d’actions qui contribuent au maintien du lien social c'est-à-dire au « vivre ensemble ».
Les turbulences que vit notre pays aujourd’hui rendent leur action plus essentielle encore.
A un tout autre propos, j’étais spectateur mardi au conseil communautaire.
Debré absent, Nicolas trônait, Iznogoud heureux…
Il m’a étonné et la tenue du conseil m’a surpris.
Voilà que sur un dossier, simple pourtant, le maire d’une commune proteste.
Le dossier, c’est l’implantation d’un nouvel arrêt de bus à Guichainville.
Le maire qui proteste, c’est celui de Guichainville… Il demande simplement que l’on prenne le temps d’étudier des solutions alternatives et que l’on reporte la délibération à une autre séance.
A priori j’aurais trouvé cela légitime.
Réponse de Nicolas.
Cela a été voté en bureau, à l’unanimité… Il fallait se réveiller avant…
Il met le dossier au vote, au nom de l’orthodoxie de la procédure … Si, si ! Il a bien dit orthodoxie…
Moi, l’orthodoxie à ce niveau, je dirai que cela devient de l’intégrisme.
Je me suis dit que, bon, il est comme ça Nicolas le petit… On le changera plus…
Mais non ! Voilà qu’arrive une autre délibération et pour quelques centaines de milliers d’euros celle là… Le financement des actions du contrat de ville que présente Raoul Stemler…
Et là j’entends que ces financements qui doivent être validés par un comité de pilotage interinstitutionnel (Ville, agglo, Etat, Département, Région, CAF etc.) ne sont pas passés encore à ce comité mais qu’on va les voter tout de même sous réserve bien entendu…
Et Nicolas d’oublier son sens aigu de l’orthodoxie… Etrange non !
Orthodoxe jusqu’à l’intégrisme pour Bibes, hétérodoxe convaincu pour Stemler…
Changeant Nicolas !
Aurait-il ses têtes ?
Mais je reviendrai un peu plus tard sur ce conseil communautaire qui m’a réservé quelques autres surprises…
Le Cned s’éveille vraiment et il me faut à présent penser aux réunions et aux rencontres qui m’y attendent dans les heures qui viennent.