Patchwork et éclectisme
J’ai rencontré jean-pierre Brière tout à l’heure.
Nous avons parlé du CHS de Navarre avec lequel il bâtit un projet théâtral. Il me disait qu’il mesurait, à la lecture de mon Blog, la densité de mon emploi du temps.
S’il se fie à mon Blog, il est bien loin du compte…
Allez ! Je tente de décrire le patchwork de ces derniers jours ou plutôt d’en indiquer quelques marques qui viennent scander un quotidien fait de rencontres et de dossiers .
Vendredi matin :
Je commence par prendre à la gare et recevoir Jacques Trentesaux, journaliste à l’Express, qui prépare une édition où la nouvelle municipalité d’ Evreux sera mise en exergue. À ses questions, il me donne le sentiment de s’intéresser davantage à l’histoire de l’élection municipale qu’à ce que nous faisons. Sans doute a-t-il besoin de cet éclairage du passé pour mieux appréhender le présent.
11h00. Inauguration du festiv’ art.
J’évoque dans mon discours la place irremplaçable de l’artisanat qui irrigue l’ensemble de notre territoire. Parlant des œuvres qu’exposent là les artisans, et particulièrement de la tendre légèreté des fleurs de lin qu’a montées sur or Claire Cachelou, je rappelle ce vers de Victor Hugo :
Partout la main du rêve a tracé le dessin.
Puis je reviens sur l’artisanat, sur la question délicate de la relève. . . Sur les risques aussi de répercussion de la crise financière sur la trésorerie des très petites entreprises et le paradoxe qu’il y aurait pour elles à afficher des carnets de commande pleins et de devoir mettre la clé sous la porte faute de trésorerie.
Je file ensuite au Cned à Mont Saint Aignan où m’attendent quelques dossiers avant de revenir en mairie à Evreux pour une réunion en très petit comité…
Là, chose qui m’arrive rarement, je perds mon flegme et mon humour . . . et je me fâche , attitude inutilement stupide, jusqu’à asséner à un collègue - qui l’avait tout de même un peu cherché- un «Tu es un con » qu’il apprécie modérément. Ce n’est pas très glorieux mais, sauf s’il y avait des micros cachés dans la pièce, cela ne me vaudra pas un procès pour divulgation de secret d’Etat.
Samedi matin, je fais un saut aux journées de la sécurité intérieure. Sur la place, devant la mairie, police, gendarmerie et pompiers exposent leur savoir faire.
L’Après-midi du samedi , c’est un moment d’émotion et de plaisir. . . Je remets à André Chevallier la médaille d’or communale, départementale et régionale pour son engagement comme Maire d’Arnières sur Iton durant trente ans.
André, c’est l’archétype de l’honnête homme, un élu local comme on en rêve : patient, à l’écoute, opiniâtre et surtout tellement humain, tellement proche des gens , de leur quotidien … Ses concitoyens sont venus nombreux le saluer et ce n’est que justice .
Dimanche , j’aurai pris le temps d’une balade avec ma chienne. L’automne est superbe.
Un chevreuil nous surveille de loin. Il est immobile dans ce fondu de jaune, de vert et d’ocre qui s’étend devant nous. . . Il part soudain et je retiens ma chienne.
11 heures 30 : je dépose une gerbe, au nom du Conseil général, lors de la cérémonie qui clôture l’assemblée générale de l’association des FFI et des Combattants volontaires de la Résistance.
Le protocole est étonnant. Il y a eu manifestement un raté dans l’organisation et c’est regrettable. . . Entre autres choses, pas de Marseillaise. . . ce qui, pour le coup, est inconvenant !
L’après midi me ramène au Festiv’art où je remets à un jeune artisan luthier , Vatroslav Sabolovic, le prix du département. Ses guitares sont superbes.
Je félicite particulièrement aussi Sylvain Dechiron qui reçoit, pour sa part, le prix du public.
Le tableau de marquetterie qu’il nous présente m'émerveille. C’est un peu de son âme qu’il y a distillé.
Sylvain, c’est un jeune que j’ai connu gamin dans le quartier de Navarre.
Musicien, artisan d’art … C’est d’abord un créateur dont l’éclectisme est prometteur…
. .. Partout, la main du rêve a tracé le dessin