La crise encore !

Publié le par Gerard Silighini

week-end aura été paisible. Quelques engagements bien sûr. Mais à chaque fois, l’ambiance était agréable. Cela aura été le cas lors de la clôture du congrès de la fnaca samedi soir ou lors de la remise des coupes à l’issue du trail de la ligne verte ce midi.

Un moment plaisir : le spectacle de l’abordage samedi soir. Mais peut-être ne suis –je pas objectif puisque l’une de mes filles participait au ballet que nous ont donné les Willy max.

En définitive, deux journées d’automne très ensoleillées. Une pause ou plutôt une presque pause avant une semaine qui s’annonce bien chargée.

On m’interroge sur l’effet de la crise sur les finances municipales.

Dans l’instant il convient surtout d’être très prudent.

L’encours de la dette d’Evreux est aujourd’hui de soixante dix millions d’ euros.

20 % des emprunts contractés ne présentent aucun risque. 40 % relèvent d’un risque raisonnable, y compris dans les turbulences actuelles.

40 % en revanche peuvent être considérés comme risqués ; c'est-à-dire pouvant subir des hausses de taux d’intérêt.

Cela ne veut pas dire que la ville soit en difficulté. Cela signifie simplement qu’il faut être extrêmement attentif et essayer de gérer au mieux les opportunités pour éviter d’augmenter le coût global de la dette.

La vraie difficulté pour Evreux, comme pour toutes les collectivités, serait, si la crise continue, la difficulté à assurer sa trésorerie. Il pourrait être de moins en moins simple eu effet de trouver de l’argent, en tout cas à un prix raisonnable.

Pour Notre ville, si le coût des emprunts augmentait (je parle des intérêts), cela réduirait bien entendu comme partout nos marges sur le fonctionnement ; c'est-à-dire les possibilités d’autofinancement. Or l’ancienne municipalité, en réaménageant l’emprunt, a accepté qu’augmente mécaniquement le montant des remboursements en capital jusque 2013.

Le problème, c’est qu’une augmentation des remboursements en capital parallèle à une situation de crise qui nous mènerait à une forte hausse du poids des intérêts de la dette obérerait sérieusement notre capacité d’action.

Tout se passe comme si la municipalité Nicolas avait géré pour que les indicateurs lui soient le plus favorables possible au moment des élections. .. sans trop se poser de questions sur l’après élections.

Il faut dire qu’elle n’avait sans doute pas imaginé un instant qu’il puisse y avoir la crise que nous connaissons aujourd’hui, convaincue qu’elle était,  que la croissance était évidente avec Monsieur Sarkozy haranguant les marchés et que, précisément, la loi du marché était la seule loi acceptable et efficace de toute organisation sociale.. . ultralibéralisme oblige !

Cela dit , nous ne sommes pas, loin de là, arrivés encore, à Evreux, à un scénario catastrophe.

Gérer la dette d’Evreux hier, c’était barrer un voilier par un petit vent soutenu et sympathique.

La gérer aujourd’hui, c’est barrer le même voilier par gros temps et avec des vagues quelque peu anarchiques.. .

Il y a, au sein de la mairie, les compétences nécessaires pour ce faire et, pour aller jusqu’au bout de l’image, le bateau ne s’est pas encore mis en fuite avec le tourmentin comme seule voile.

Je ne suis pas trop inquiet dans l’immédiat.

 

Publié dans politique

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A
Bonjour gérard,Je vois que tu n'es pas découragé pour autant face aux emprunts risqués à taux variables, contractés par l'ancienne municipalité d'Evreux. Lorsque l'on entend une ministre de l'économie déclaréé haut et fort, qu'elle est découragée par les 600 millions d'euros perdus par la Caisse d'Epargne lors d'un "incident boursier", on se demande si elle est à sa place au gouvernement. Il me semble que ce poste exige,  certes beaucoup de charisme, mais plus de sang froid. Au fait, j'espère que tu penseras aux contribuables ébroïciens, lors des prochains emprunts municipaux. Où-sont passés nos" éléphants" nationaux qui n'ont toujours pas réagi à cette déclaration de Christine LAGARDE?
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