Navarre ou Cambolle ?
42 millions d’euros !
Rien à voir avec la crise financière. . . Le budget consacré au programme Immigration et Asile se porte bien... Pas de problème pour le quota de 26 000 "sans-papiers" à reconduire aux frontières que s’est donné monsieur Hortefeux.
Il sera atteint et peut-être même dépassé pour le plus grand plaisir de Sarko premier, l’omniprésent.
A propos, le coût moyen d’une reconduite à la frontière est, selon le quotidien le Monde, de 2 186 euros. . . Cela fait beaucoup d’argent pour produire des larmes et de l’amertume.
Je ne prône pas, disant cela, l’immigration sauvage.. . Loin de là
Mais les « Sans papier » sont ici et je constate simplement que des femmes et des hommes ont accumulé sacrifices et souffrances pour venir sur notre sol, qu’ils sont souvent victimes de gens sans vergogne qui leur ont fait miroiter un rêve et que, pour leur donner un peu d’amertume en plus, on fait payer au contribuable 2 186 euros par personne reconduite.
Mais ce n’est pas ce dont je voulais parler aujourd’hui.
Jeudi soir, le Conseil d’administration du CHS de Navarre a choisi à une très large majorité de proposer la construction du nouvel hôpital psychiatrique sur le site actuel et non plus à Cambolle comme nous l’avions imaginé.
La construction de l’hôpital général à Cambolle est trop avancée pour qu’il puisse y avoir quelque mutualisation architecturale ou technique que ce soit. Quant aux complémentarités médicales elles sont possibles de toutes façons. La distance entre Navarre et Cambolle n’est pas si grande !
Ce qui sera en revanche difficile c’est qu’il va falloir détruire une partie des bâtiments actuels.
Or le CHS constitue, depuis plus de 100 ans, l’un des repères forts du quartier.
La construction d’un nouvel hôpital, permettra une qualité de soin largement améliorée et , surtout sur le site de Navarre, une qualité de vie remarquable pour des patients par définition fragiles.
Mais les bouleversements qu’implique ce projet seront sans doute aussi un traumatisme pour le quartier.
Il faudra communiquer beaucoup, dialoguer beaucoup et choisir un projet architectural qui tienne compte et respecte un lieu qui constitue une partie de l’âme de tout l’Ouest de l’agglomération d'Evreux.