Les CRS de monsieur Nicolas
Je pensais écrire un billet de vacances, parler du plaisir que je prends ces derniers jours à sillonner Evreux à bicyclette, ou de l’averse qui nous a transpercés hier après midi... Reparler de longues balades sur les chaumes avec ma chienne
Mais voilà que, dans Paris- Normandie, monsieur Nicolas rompt la trêve de l’été pour attaquer Champredon sur la question des CRS.
Le Maire d’Evreux saura répliquer à son retour de vacances et il n’a nul besoin que je m’improvise « porte-flingue » ce qui, d’ailleurs, serait plutôt pour moi un rôle à contre-emploi.
Mais tout de même, Nicolas ne manque pas d’air.
Ce qu’il dit en substance, c’est que Champredon a dénoncé la présence des CRS à Evreux, que leur départ lui est donc imputable et qu’il est donc mal venu pour lui de réclamer un renforcement des effectifs de police.
Ce qui a été dénoncé durant la campagne électorale, ce n’est pas tant que les CRS soient encore présents que le sens qu’il convenait de donner à cela.
Ils sont arrivés à l’automne 2005, force d’appoint provisoire après les émeutes de novembre. Il s’agissait de donner aux institutions le temps de reconstruire les conditions d’un climat plus apaisé… De reconstruire ce qui avait été détruit… je ne parle pas des bâtiments brûlés par les émeutiers… je parle du dialogue avec les habitants, de la densité du tissu associatif, de la police de proximité, d’un Service de médiation etc. autant de choses que la municipalité à laquelle participait Nicolas avait contribué à anéantir
Plus de deux ans après, la force d’appoint provisoire était toujours là. Monsieur Nicolas n’avait qu’une envie, c’est qu’ils restent, avouant du même coup que rien n’était reconstruit et, qu’au-delà du bitume et du béton de l’ORU, rien n’avait évolué depuis 2005.
Ce que j’ai dénoncé alors et ce que Champredon a dénoncé, c’est cet immobilisme de la municipalité Nicolas qui conduisait à pérenniser un dispositif qui, par nature même, ne pouvait qu’être provisoire. La vocation des Compagnies Républicains de Sécurité, n’est pas en effet la même que celle d’une police de proximité.
Il est donc loin d’être paradoxal de demander aujourd’hui le renforcement des effectifs de la police « de droit Commun » et une participation à l’expérimentation des nouvelles modalités de police de proximité….
Cette police de proximité dont on tait le nom parce que, comme la Droite l’avait supprimée. .. Et même un personnage important de la Droite… , il lui est difficile de la rétablir, aujourd’hui qu’elle en mesure l’importance, sans lui donner un autre nom ou accepter d’avouer avoir eu tort.
Mais je retourne à mes semi-Vacances… Et je recommande à Monsieur Nicolas de prendre lui aussi un peu de repos, histoire de consolider sa mémoire.