Mot de l'opposition
J'ai retrouvé ce matin les joies simples d'une longue promenade avec ma chienne.Plaisir de découvrir quelques ronds de sorcières dans les prés, de m'émerveiller sur le gui dont la magie nous vient du plus profond de notre culture.
J'ai observé un moment le jeu de guerre d'un groupe de corbeaux qui semblaient protéger leur coin de ciel de l'arrivée d'un rapace.
C'est la seconde fois que j'ai l'occasion d'observer une telle scène qui m'étonne, comme m'avait étonné ce troupeau de vaches qui s'étaient un jour regroupées dans leur pré pour faire face à une harde de sangliers qui voulaient le traverser.
Je suis allé quelque fois sur mon blog cet après midi... Activité intense, presque aussi intense que celle qui se déployait sur celui de José Alcala sur lequel j'ai dû répondre d'ailleurs à un commentaire qui taxe de racisme pur et dur les critiques qui sont adressées à l'égard de Rachid Mammeri...
Ce sont des âneries que j'avais déjà entendues et dont j'imagine qu'elles pourriront l'ambiance de la campagne.
Je ne sais pas si je suis raciste mais je crois qu'on ne l'est pas quand on pense qu'un homme est un homme quelle que soit sa couleur ou quelles que soient ses origines mais que l'on ne s'interdit pas pour autant de dire qu'un âne est un âne quelle que soit sa couleur et quelles que soient ses origines...
Ce qualificatif d'âne ne s'adresse aujourd'hui , je le précise, à personne en particulier.
Les péripéties de la semaine dernières ont bien failli me faire oublier le mot de l'opposition... En temps normal, il n'y a déjà guère de personnes pour y participer ou simplement se souvenir de la date d'envoi alors ces derniers jours, n'en parlons pas.
Curieusement d'ailleurs le travail de l'opposition et je pense en particulier aux préparations du conseil municipal, s'il a attiré ponctuellement quelques personnalités du PC, des Verts et des radicaux n'a pas vraiment mobilisé les socialistes ces dernières années.
J'imagine que chacun restait sur son quant à soi... Ambition municipale oblige... Trois des conseillers municipaux en particulier (deux socialistes et un vert devenu modem) semblaient plutôt mobilisés par Rive Gauche, ce qui a donné parfois une impression de dissonnance dans le rythme des interventions.
Je me demande quelle sera la tonalité du prochain conseil prévu le 5 novembre !
Gageons qu'il y aura de la prise de position sur les orientations budgétaires...
Dans ce contexte, j'ai voulu que le mot de l'opposition porte davantage sur ce qui rassemble...
Je le publie, comme à l'accoutumée en primeur sur ce blog.
Mars 2008 approche et on parle beaucoup des prochaines élections municipales à Evreux.
On suppute, on invente toutes les combinaisons y compris les plus fantaisistes, on prête toutes les intentions…
Mais Evreux dans tout cela ?
Le quotidien des Ebroïciens et l’avenir de la cité et de l’agglomération ?
Quelles que soient les postures des uns et des autres, il y a, au sein de l’opposition municipale la volonté de continuer à refuser qu’Evreux soit livrée aux promoteurs et à vouloir que la municipalité prenne ses responsabilités et maîtrise davantage le foncier.
Il y a la volonté de refuser que continue à se vider de son activité le centre de la cité et à vouloir une politique résolue qui irrigue et diversifie l’activité du centre et des quartiers et qui rende notre ville plus attractive.
Il y a la volonté de refuser que l’on rejette hors les murs les familles les plus fragiles et à vouloir une politique résolue de mixité sociale et de solidarité qui cultive le « Vivre ensemble ».
…
Il y a la volonté de donner à notre ville une autre image, un autre avenir que celui que lui bâtit par petites touches dites « de bon père de famille » la municipalité UMP.
C’est de souffle que l’agglomération a besoin… C’est de politique ; c'est-à-dire d’objectifs clairs et partagés.
Si aujourd’hui l’opposition municipale, de par les postures respectives de chacun de ses membres, ne parait pas toujours soudée, elle saura très vite se rassembler autour de l’essentiel :
Construire avec les Ebroïciens l’avenir de notre ville et de notre agglomération.