Mot de l'opposition

Publié le par Gerard Silighini

IMAGE-020.jpg J'ai retrouvé ce matin les joies simples d'une longue promenade avec ma chienne.
Plaisir de découvrir quelques ronds de sorcières dans les prés, de m'émerveiller sur le gui dont la magie nous vient du plus profond de notre culture.
J'ai observé un moment le jeu de guerre d'un groupe de corbeaux qui semblaient protéger leur coin de ciel de l'arrivée d'un rapace.
C'est la seconde fois que j'ai l'occasion d'observer une telle scène qui m'étonne, comme m'avait étonné ce troupeau de vaches qui s'étaient un jour regroupées dans leur pré pour faire face à une harde de sangliers qui voulaient le traverser.
Je suis allé quelque fois sur mon blog cet après midi... Activité intense, presque aussi intense que celle qui se déployait sur celui de José Alcala sur lequel j'ai dû répondre d'ailleurs à un commentaire qui taxe de racisme pur et dur les critiques qui sont adressées à l'égard de Rachid Mammeri...
Ce sont des âneries que j'avais déjà entendues et dont j'imagine qu'elles pourriront l'ambiance de la campagne.
Je ne sais pas si je suis raciste mais je crois qu'on ne l'est pas quand on pense qu'un homme est un homme quelle que soit sa couleur ou quelles que soient ses origines mais que l'on ne s'interdit pas pour autant  de dire qu'un âne est un âne quelle que soit sa couleur et quelles que soient ses origines... 
Ce qualificatif d'âne ne s'adresse aujourd'hui , je le précise, à personne en particulier.

Les péripéties de la semaine dernières ont bien failli me faire oublier le mot de l'opposition... En temps normal, il n'y a déjà guère de personnes pour y participer ou simplement se souvenir de la date d'envoi alors ces derniers jours, n'en parlons pas.
Curieusement d'ailleurs le travail de l'opposition et je pense en particulier aux préparations du conseil municipal, s'il a attiré ponctuellement quelques personnalités du PC, des Verts et des radicaux n'a pas vraiment mobilisé les socialistes ces dernières années.
J'imagine que chacun restait sur son quant à soi... Ambition municipale oblige... Trois des conseillers municipaux  en particulier (deux socialistes et un vert devenu modem) semblaient plutôt mobilisés par Rive Gauche, ce qui a donné parfois une impression de dissonnance dans le rythme des interventions.
Je me demande quelle sera la tonalité du prochain conseil prévu le 5 novembre !
Gageons qu'il y aura de la prise de position sur les orientations budgétaires...

Dans ce contexte, j'ai voulu que le mot de l'opposition porte davantage sur ce qui rassemble...
Je le publie, comme à l'accoutumée en primeur sur ce blog.

Mars 2008 approche et on parle beaucoup des prochaines élections municipales à Evreux.
On suppute, on invente toutes les combinaisons y compris les plus fantaisistes, on prête toutes les intentions…
Mais Evreux dans tout cela ?
Le quotidien des Ebroïciens et l’avenir de la cité et de l’agglomération ?
Quelles que soient les postures des uns et des autres, il y a, au sein de l’opposition municipale la volonté de continuer à refuser qu’Evreux soit livrée aux promoteurs et à vouloir que la municipalité prenne ses responsabilités et maîtrise davantage le foncier.
Il y a la volonté de refuser que continue à se vider de son activité le centre de la cité et à vouloir une politique résolue qui irrigue et diversifie l’activité du centre et des quartiers et qui rende notre ville plus attractive.
Il y a la volonté de refuser que l’on rejette hors les murs les familles les plus fragiles et à vouloir une politique résolue de mixité sociale et de solidarité qui cultive le « Vivre ensemble ».
Il y a la volonté de donner à notre ville une autre image, un autre avenir que celui que lui bâtit par petites touches dites « de bon père de famille » la municipalité UMP.
C’est de souffle que l’agglomération a besoin… C’est de politique ; c'est-à-dire d’objectifs clairs et partagés.
Si aujourd’hui l’opposition municipale, de par les postures respectives de chacun de ses membres, ne parait pas toujours soudée, elle saura très vite se rassembler autour de l’essentiel :
Construire avec les Ebroïciens l’avenir de notre ville et de notre agglomération.

Publié dans vie locale

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B
Comment peut-on faire grief à un socialiste, d'être "bien trop naïf, bien trop utopique, bien trop lisse".L'hypocrisie (avec un "p", je viens de vérifier dans le dictionnaire) serait du côté de ceux qui refusent une pratique considérée comme "classique" quand elle ne respecte pas la règle? Il est grand temps de revenir à notre idéal et  d'"écouter" l'ancien professeur,lorsqu'il s'adresse aux éléves de son  lycée d'Albi, le 30 juillet 1903: Jean Jaurès!A bon entendeur.. salut ..Camarade!
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J
Gérard, je n'ai jamais défendu le fait de "faire des cartes"... je l'ai constaté. Je ne dis pas que c'est bien, je ne dis pas que c'est mal, je dis que c'est comme ça.Dans ton champ lexical reviennent beaucoup les mots "d'idéal", "d'utopie"... avec un lyrisme et une poésie parfois (si si) qui t'honorent. Mais on ne fait pas de la politique comme on monte un alexandrin.Si nous nous engageons en politique, c'est pour être concret, pour être pragmatique, pour être constructif dans l'action au quotidien. Je te le dis d'autant plus facilement que je sais que toi, en tant qu'élu local, tu as fait tiennes ces valeurs...Quant à l'éthique, oui mille fois oui. Mais ne nous trompons pas de combat. Faire des cartes dans une section pour asseoir son leadership, ce n'est rien à côté de ceux qui se mettent en congés du parti et qui compromettent gravement les chances du PS, c'est la méthode Champredon (ou Prévelle à Saint Sé). Faire des cartes, ce n'est rien à côté de ceux qui se font parachuter à tout prix, en dépit de la volonté des camarades, c'est la méthode Razzye Hammadi (Président du MJS parachuté à Orly). Faire des cartes, ce n'est rien à côté de ceux qui préfèrent "eux mêmes, ou le chaos" et qui sabordent leur propre section, c'est la méthode Charzat dans le XXème à Paris. Ces méthodes sont honteuses et condamnables... autrement plus honteuses et condamnables que les maux dont Rachid est accusé.Sachons raison garder. Arretez, arretons de critiquer Rachid. Laissez le faire. Jugeons le en acte... et en attendant, soyons à son soutien, à son contact, pour gagner Evreux... la gauche a besoin d'unité sur cette ville... ne venez pas ajouter de l'eau au moulin de Michel Champredon, ne venez pas ajouter à la division et la confusion... ne soyons pas complice d'un nouveau mandat de la droite dans cette ville.Merci en tout cas de cet échange fort intéressant.
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B
A lire Gérard Silighini et Jérôme Pasco, on peut comprendre que tout l'enjeu du Socialisme et de l'avenir du Parti Socialiste est dans ces deux expressions.Inutile de dire que je choisis celle de Gérard! 
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G
Le reste, c'est la vie... Au sens fort... La vraie vie, celle qui se passe hors les combinaisons...Le reste, c'est finalement ce qui devrait être la justification de tout engagement politique... Faire que le vivre ensemble soit une réalité...Il est besoin d'idéal et c'est en proposant un idéal que l'on mobilise vraiment...Jérôme, t'es tu demandé pouquoi nous perdions ces derniers temps toutes nos élections et, plus grave encore, pourquoi nos concitoyens se méfiaient aujourd'hui de plus en plus non seulement des élus mais des urnes même.Et crois tu vraiment que c'est l'application industrielle de la "coutume" de faire des cartes que tu défends qui va y remédier ?Bruno Rotrou et Thierry Lavallé dans des commentaires précédents ont raison.Il est temps de remettre de l'éthique au centre du débat... Peut être justement si, comme tu le dis, "faire des cartes", tout le monde le fait.Amicalement
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J
Merci Gérard de me citer... c'est trop d'honneur...!!Une confirmation d'abord: Oui au sein du PS, les candidatures issues de la "diversité" (que je déteste ce mot employé dans ce contexte) ne provoquent pas l'enthousiasme. Laisse moi te raconter l'histoire, de cette candidate socialiste originaire du Maghreb, dans un Département proche du notre, à qui des "cadres" du PS ont conseillé d'utiliser son nom d'ex-femme marié (et donc d'en demander l'autorisation à son ex mari), au motif que son nom de jeune fille, sa véritable identité donc, faisait trop "arabe". En faisant cela, on lui a tout juste demandé de renier son identité, sa naissance, ses racines. Et tout cela se joue au sein du PS en 2007.Rachid n'en est pas là. Mais Rachid a subit et subit toujours la suspiscion, le rejet et la méfiance que l'on associe à ses origines. Rachid comme d'autres candidats issus de la "diversité", connaissent ces difficultés... malgré le vernis que le PS tente d'apposer sur ses intentions.Une précision ensuite: Je ne comprends pas pourquoi, Gérard, tu te sens visé, quand je dénonce les attaques nimbées de racisme (conscient ou inconscient) dont Rachid est l'objet. Je ne t'ai pas désigné en tant qu'auteur de ces attaques. Les auteurs justement ils se reconnaitront... mon but était de dénoncer cet état de fait, cette réalité.Quelques mots pour conclure enfin: L'objet principal de mon propos que tu rapportes est de dire clairement que "faire des cartes" est une coutume, une pratique classique au PS. Je ne connais pas une section, un candidat qui ne l'a pas pratiqué... surtout quand la compétition interne fait rage, avec des enjeux d'envergure, comme à Evreux. Alors cessons l'hyppocrisie. C'est un fait acceptons le. Quand je te lis Gérard, je comprends mieux pourquoi tu as échoué... le monde politique dans lequel tu vis est bien trop naïf, bien trop utopique, bien trop lisse.Mais une fois que l'on a dit cela, on n'a pas dit l'essentiel: soutiendras-tu, soutiens-tu officiellement et farouchement la candidature de Rachid? A ce jour pas un mot de part... ni dans la presse, encore moins sur ton BLOG... on est content pour ta chienne, mais tu reste conseiller général, vice président du CG, seule tête de file de l'actuelle opposition municipale... on aimerait t'entendre sur des sujets moins légers. On aimerait t'entendre apporter ton plein et entier soutien à Rachid... le reste n'est qu'élucubrations, billevesées et fariboles... non?
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