Semaine dense

Publié le par Gerard Silighini

PICT0008.JPG Il n'y a plus guère que le calme de la circulation urbaine pour me rappeler que ce sont encore les vacances scolaires.
J'ai repris, pour ma part un rythme de travail qui ne ressemble plus à un échauffement et je sais qu'il va me falloir l'accélérer encore... La période des élections municipales et cantonales qui s'ouvre ne sera pas simple.

je ne pense pas que nous risquions de perdre la majorité au Conseil Général.
Je suis en revanche convaincu, s'agissant d'Evreux, que les Ebroïciens ne se satisfont pas d'une municipalité qui ne les écoute pas.
Nous pouvons et nous devons leur proposer une alternative.
Il est temps, pour cela, de rassembler... C'est le prix de la confiance qu'ils nous feront et  je  crois  qu'ils ne  pardonneront pas les aventures personnelles.

Une élection locale, c'est de la présence... de la vraie... Celle qui prend le temps... Pas celle qui fait trois p'tites poignées de main et puis s'en va...
C'est du militantisme mais ce sont aussi des relais et particulièrement celui de la presse locale.
Une élection locale, c'est la capacité à élaborer un programme qui se projette sur l'avenir et qui fasse rêver mais qui s'ancre aussi sur le présent et s'appuie sur le quotidien.

Une élection locale, c'est aussi un moment où l'on passe la politique nationale au crible de la vie quotidienne...
Fermer plus de 10 000 postes dans l'Education Nationale, qu'est ce que cela signifie par exemple dans la vie de tous les jours ?
Cela met fin, entre autres, aux tentatives de scolarisation des enfants de moins de  trois ans qui était d'ailleurs contestée (Et contestable ?... Le débat est ouvert) et cela engage donc à interpeller les élus, y compris les élus locaux, sur les conséquences et particulièrement sur la prise en compte de la petite enfance, sur l'articulation entre crèches, relais maternels et l'école, sur les moyens que cela suppose et sur qui va les financer....

Fermer plus de 10 000 postes dans l'Education Nationale.... Mais quels postes ?
Va-t-on toucher à "l'infanterie " des enseignants dans des classes que l'on va remplir davantage ou va-t-on, à l'inverse, réduire les services en périphérie de l'enseignement (Postes spécialisés, médecins scolaires, conseillers d'orientation, postes affectés à la formation permanente des enseignants, conseillers pédagogiques,  etc.) coupant ainsi  cette belle infanterie de tout soutien logistique ?
Quelles conséquences sur le quotidien ?

Je ne dis pas qu'il ne faut pas réformer... C'est à dire prendre e compte dans le fonctionnement de nos services publics, les évolutions du monde... Techniques, sociologiques etc
Mais réduire pour ce faire la volonté politique à une simple logique de gestion n'a rien à voir avec cet effort puissant pour l'école que revendiquait Victor Hugo.


Je passe du coq à l'âne.
Le local, c'est aussi la presse locale.
La Dépêche change de patron et j'ai reçu à ce propos un communiqué que je publie ci dessous:

 

L'hebdomadaire La Dépêche change de propriétaire
L'hebdomadaire La Dépêche, racheté en 1994 par le groupe de presse de Philippe Hersant va passer, dans les prochaines semaines, sous la coupe de Publihebdos, filiale de "Ouest -France" et qui édite déjà à Evreux "Eure Infos". Bien entendu le personnel de La Dépêche n'a appris l'information qu'une fois la promesse de vente entérinée.
Sans porter de jugement de valeur sur le futur propriétaire de cet hebdomadaire centenaire, il convient de constater la nouvelle situation monopolistique que ce rachat induit.
"Publihebdos" détient désormais 57 hebdomadaires locaux en France, de Dieppe à La Rochelle et de Brest à la Seine-et-Marne, où toute concurrence a disparu. Cette concentration n'est assurément pas un gage de démocratie.
Rappelons néanmoins que le groupe Hersant s'était déconsidéré lors des présidentielles en publiant une interview de Nicolas Sarkozy, illustrée d'une photo de son directeur aux cotés du candidat, sans présenter le point de vue contradictoire de Ségolène Royal.
Le SNJ (syndicat national des journalistes) regrette cette nouvelle atteinte au pluralisme dans notre région et veut croire que cette opération ne signifiera pas la mort d'un des deux hebdos locaux actuellement sur le marché (La Dépêche et Eure Infos). 

Publié dans politique

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D
Justement, à propos d'élection municipale, il est assez étonnant de voir que la gauche n'a ni tête de liste, ni stratégie et qu'il se murmure ici et là que nous risquons d'avoir trois listes de gauche au 1er tour, ce qui est la reconduction assurée des sortants! La priorité est pourtant claire: sortir la ville des griffes du clan UMP-Sarkozyste qui la gouverne. Et pour cela un large rassemblement, dès le premier tour peut l'emporter. Mais de cela, on entend à peine parler. Etonnant, non?
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G
Je partage ton souci de rassemblement...La procédure de désignation du premier des socialistes devrait intervenir rapidement.. En tout cas je l'espère parce qu'il faut du temps ensuite.Ce que j'espère aussi, c'est que tout le monde s'y conforme et se conforme au résultat...J'avoue que, lorsque j'entends quelques camarades s'offusquer de ce que l'on puisse associer dès maintenant à notre réflexion sur le projet les autres formations de gauche avec qui nous  devrons aller au combat, je m'interroge moi-aussi sur notre capacité à être clairs sur nos stratégies.Voilà la rentrée et il va nous falloir donner un sacré coup d'accélérateur et peut être même un sacré coup de glaive pour trancher le noeud gordien