Semaine dense
Il n'y a plus guère que le calme de la circulation urbaine pour me rappeler que ce sont encore les vacances scolaires.
J'ai repris, pour ma part un rythme de travail qui ne ressemble plus à un échauffement et je sais qu'il va me falloir l'accélérer encore... La période des élections municipales et cantonales qui s'ouvre ne sera pas simple.
je ne pense pas que nous risquions de perdre la majorité au Conseil Général.
Je suis en revanche convaincu, s'agissant d'Evreux, que les Ebroïciens ne se satisfont pas d'une municipalité qui ne les écoute pas.
Nous pouvons et nous devons leur proposer une alternative.
Il est temps, pour cela, de rassembler... C'est le prix de la confiance qu'ils nous feront et je crois qu'ils ne pardonneront pas les aventures personnelles.
Une élection locale, c'est de la présence... de la vraie... Celle qui prend le temps... Pas celle qui fait trois p'tites poignées de main et puis s'en va...
C'est du militantisme mais ce sont aussi des relais et particulièrement celui de la presse locale.
Une élection locale, c'est la capacité à élaborer un programme qui se projette sur l'avenir et qui fasse rêver mais qui s'ancre aussi sur le présent et s'appuie sur le quotidien.
Une élection locale, c'est aussi un moment où l'on passe la politique nationale au crible de la vie quotidienne...
Fermer plus de 10 000 postes dans l'Education Nationale, qu'est ce que cela signifie par exemple dans la vie de tous les jours ?
Cela met fin, entre autres, aux tentatives de scolarisation des enfants de moins de trois ans qui était d'ailleurs contestée (Et contestable ?... Le débat est ouvert) et cela engage donc à interpeller les élus, y compris les élus locaux, sur les conséquences et particulièrement sur la prise en compte de la petite enfance, sur l'articulation entre crèches, relais maternels et l'école, sur les moyens que cela suppose et sur qui va les financer....
Fermer plus de 10 000 postes dans l'Education Nationale.... Mais quels postes ?
Va-t-on toucher à "l'infanterie " des enseignants dans des classes que l'on va remplir davantage ou va-t-on, à l'inverse, réduire les services en périphérie de l'enseignement (Postes spécialisés, médecins scolaires, conseillers d'orientation, postes affectés à la formation permanente des enseignants, conseillers pédagogiques, etc.) coupant ainsi cette belle infanterie de tout soutien logistique ?
Quelles conséquences sur le quotidien ?
Je ne dis pas qu'il ne faut pas réformer... C'est à dire prendre e compte dans le fonctionnement de nos services publics, les évolutions du monde... Techniques, sociologiques etc
Mais réduire pour ce faire la volonté politique à une simple logique de gestion n'a rien à voir avec cet effort puissant pour l'école que revendiquait Victor Hugo.
Je passe du coq à l'âne.
Le local, c'est aussi la presse locale.
La Dépêche change de patron et j'ai reçu à ce propos un communiqué que je publie ci dessous: