Conseil municipal suite

Publié le par Gerard Silighini

Conseil municipal animé hier soir.

Les débats sont allés bien au delà des délibérations proposées et l'on sent le nouveau Maire pas très à l'aise... Il est vrai que la première délibération concernait l'organisation des commissions et que j'ai, d'entrée, posé la question de la délégation aux finances que monsieur Nicolas s'est refusé à confier à l'un de ses adjoints.

Je suis bien évidemment revenu sur son élection difficile à la communauté d'agglomération et sur la motion de défiance qu'ont, de fait, votée près des deux tiers des délégués des communes de l'agglomération ... Hors Evreux cela va de soi... 

Ce qui me préoccupe, c'est qu'une agglomération a besoin de consensus pour fonctionner convenablement. Elle ne peut se satisfaire de compromis mous qui l'englueraient alors qu'elle est bâtie  pour structurer l'avenir. Elle a besoin d'être dirigée par quelqu'un qui rassemble et qui engage à un consensus actif.  ... Et ce camouflet reçu par Nicolas augure mal de sa capacité à être celui là...

La délibération sur le transfert de la compétence de l'entretien des trottoirs en est l'illustration. Une relation confiante et sans doute un peu plus de temps auraient peut être mené à un compromis plus opérant et plus transparent que celui qui nous a été proposé...Je reviendrai là dessus en soirée...

Un tout autre sujet... Au travers de la délibération concernant les représentations dans les écoles, collèges et lycées de la ville , c'est un débat sur la situation d'Augusto Da Silva et de ses enfants que j'ai engagé, demandant à la municipalité de prendre position es qualité...

Augusto da Silva est cet homme, ancien député socialiste de Guinée Bissau semble-t-il, qui risque sa vie s'il est reconduit à la frontière. Il réside à Evreux depuis quelque temps déjà et ses enfants y sont tous scolarisés... J'ai entendu d'aucuns mettre en doute sa qualité d'ancien député... Mais, pour moi, qu'importe ! S'il y a doute, il faut que ce doute plaide en sa faveur et je trouverais de toutes manières inacceptable que l'on déscolarise ses enfants et tout aussi inacceptable que  l'on éclate cette famille en expulsant Augusto da Silva...

L'argument de monsieur Nicolas m'a stupéfié...

"Cela ne concerne pas la municipalité... Le conseil municipal traite des affaires d'Evreux..."

Je lui ai vertement répondu que les affaires d'Evreux, c'est d'abord les habitants d'Evreux et qu'il me paraissait inconcevable qu'une municipalité puisse ne pas se saisir, ne pas prendre position s'agissant de la situation très difficile d'un de ces habitants , même en situation irrégulière,  et dont les enfants sont de surcroît scolarisés dans nos écoles et collèges... Qu'on ne pouvait pas ne pas avoir d'avis quand les gosses d'un collège de la ville en étaient à se mettre en grève pour soutenir l'un de leurs camarades... Qu'au moins la municipalité se devait de signer la demande faite au Préfet par de nombreuses organisations pour qu'il les reçoive et accepte les compléments de dossier qu'elles pourraient lui apporter....

C'est Michel Champredon qui a conclu en lançant à Nicolas un :

"Votre refus de prendre position revient à dire que vous êtes pour l'expulsion !"

C'est une interprétation possible du silence de la municipalité... Nicolas s'en défend mais tout de même !

A ne pas suivre...

 

Publié dans politique

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D
Nous étions ensemble devant la préfecture lundi. Je suis toujours en colère. Qu'on ne veuille pas recevoir des collectifs, des groupes de militants, c'est déjà difficile à admettre. Mais quand des élus départementaux et régionaux, des représentants des Unions départementales des grands syndicats représentatifs sont traités par le mépris par un fonctionnaire représentant le gouvernement, les bornes sont passées. Où est la République là-dedans? De République il n'y en a presque plus. C'est devenu un mot creux qui sert de paravent à une dérive autoritaire de plus en plus marquée.Il me revient que Louis Bonaparte, un aventurier fauché mais aimant l'argent et qui s'était fait connaître par un brochure sur "l'extinction du paupérisme" fut élu au suffrage universel à la fin de l'année 1848. 3 ans plus tard, la République avait vécu.  N'oublions pas les leçons de l'histoire, car comme disait Marc Bloch, celui qui ignore le passé est condamné à le revivre.Amitiés.DC.
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G
C'est une indignation que je partage... Il y a bien à reconstruire !<br /> Amicalement
Q
Bonsoir,Et merci d'avoir parlé hier de M.Da Silva et ses enfants. J'ai transféré l'info et le lien à notre collectif.Ce qui est sûr, pour  pouvoir assurer à nouveau le bien être de notre ville commune ,c'est qu'en 2008 il faudra la regagner à gauche toutes tendances confondues et uniesVive la République préfectorale qui accueille les demandes d'audience avec une si grande promptitude
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