Thonon et autres interventions municipales

Publié le par Gerard Silighini


Thonon les bains
C'est là où je passe les fêtes de noël en famille.
Nous y sommes partis dès samedi treize heures...Une ânerie qui nous a fait goûter aux joies des heures noires de Bison futé sur l'axe Paris-Lyon... Dix heures de route au total là où il n'en faut normalement que sept... Mais bon ! Après tout, nous n'étions pas pressés et nous aurons juste dégusté notre première fondue savoyarde plus tard que prévu.
Thonon les bains... C'est de là que je mets en ligne ces quelques mots mais surtout mes interventions au dernier conseil municipal.
Les quinze jours qui l'ont précédé ont été tellement chargés que je n'avais pas eu le temps de mettre au propre mes textes pour les laisser à la presse dès le conseil fini?
Je savais bien évidemment sur quoi j'interviendrais et sous quel angle puisque, comme à l'habitude, j''avais animé le lundi précédent la réunion du groupe d'opposition où nous avions décidé ensemble de ce que seraient nos votes.
Quant à la répartition des prises de parole, elle demeure libre .
J'ai pour ma part calé mon propos sur ce qui était réellement dit par Debré et Nicolas. Cela donnait ainsi moins le sentiment d'un discours tout fait dans lequel s'enfermerait l'opposition municipale.
La sortie de Madame Colas qui nous reproche de rester butés sur un discours de principe aura d'ailleurs été du coup plutôt déplacée.
Je suis revenu en aparté avec elle sur la réponse que je lui avais faite, utilisant comme exemple le dossier de la résidentialisation sur lequel nous venions de croiser le fer avec Debré pour souligner que nous étions bien non pas sur un désaccord d'opportunité mais sur un désaccord de fond avec la politique de la municipalité... Et que Gauche et Droite, ce n'est pas la même chose.


S'agissant toujours de l'ambiance générale de ce conseil, j'ai eu le sentiment jeudi soir que la présence de Sophie Renollaud la modifiait quelque peu.
Debré semble craindre ses interventions. Je ne m'explique pas autrement la violence de sa réponse lorsque Sophie a abordé la situation de deux associations : Salsa et Jeune cité... Violence qui ne lui vaudra certainement pas le premier prix de l'élégance politique... D'autant que ce qu'il lui reproche, c'est d'avoir sollicité son aide pour éviter à Jeune Cité un dépôt de bilan il y a trois ans.
A croire qu'il est aux abois ! ... Ce qui nest pas impossible finalement... S'il continue à nous donner toujours le même tour de prestidigitateur, ses trucs finiront bien par être percés à jour.
Quant à l'intervention très agressive de Nicolas après que nous nous soyons exprimés les uns et les autres sur le budget, sa méchanceté et sa vanité suffisent à montrer qu'il est à court d'arguments... Je ne suis pas sûr que son propos ait recueilli l'assentiment de ses propres rangs...
Il ne suffit pas de mettre bout à bout des extraits de phrases et de qualifier son adversaire d'incompétence ou pire encore pour démontrer la validité du budget que l'on propose.

On ne l'a d'ailleurs pratiquement plus entendu ensuite de tout le conseil municipal.

Voilà pour le déroulé de cette séance.

Pour faciliter la lecture de mes interventions, je mets à la suite les points de l'ordre du jour du conseil municipal sur lesquels je suis intervenu. Il suffit de cliquer sur les liens qui renvoient à mes remarques (rédigées en caractères noirs) et mon propos en conseil dont j'ai noté la trame au fur et à mesure (rédigées en caractères bleus).


4. Budget Primitif 2007
6. Subventions aux associations - Budget Primitif - Année 2007
12. Prestations Municipales Diverses - Tarifs 2007
26. Modification du tableau des effectifs
28. Approbation du projet de Plan Local d'Urbanisme
42. Eure Habitat - Tour Valais - Rue Anatole France - Résidentialisation de
logements collectifs à Évreux - Emprunt d'un montant de 101 010 ? -
Demande de garantie d'emprunt à hauteur de 30 %

Publié dans politique

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B
Gérard, <br /> je ne mets pas en doute le fait que le Conseil Général a consenti certains efforts mais je ne peux pas admettre le fait que l'argent publique serve à l'éducation privée. Je ne suis pas contre l'école privée, chacun ses moyens. Mais, puisque mes impôts et les tiens servent une institution privée, pourquoi dois-je en plus payer la scolarité de mes enfants si je veux les mettre dans ce genre d'établissement ? Les établissements privés sous contrats sont largement aidés avec les deniers de l'Etat, alors à quoi sert l'argent des inscriptions. C'est surêment exagéré mais je pense qu'elle doit engraisser un Directeur : c'est le privé  ....<br /> Le ciment de la république reste l'école laïque et gratuite, et on voit bien depuis des années que les gouvernements successifs ont délaissé complétement l'éducation nationale (je te rassures, c'était pire sous la droite): les profs qui doivent se dédoubler ou devenir le temps de la cantine un pion,les locaux pourris dans lesquels les éléves doivent être studieux . Alors , pourquoi ne pas utiliser les fonds donnés au privé pour faire de l'éducation de demain un véritable facteur de sociabilisation ?<br /> Ce doit être normal à l'heure actuelle que la gauche finance des établissements privés ou seuls des enfants de bonne famille pourront accéder au gratin de l'éducation. Car, je pense, que la gauche "caviar" n'a pas perdu ses vieux démons. Je ne pense pas que les enfants de certains de nos élus ont fréquenté le collége Politzer de La Madeleine ou tout autre établissement sensibles mais plutôt  Saint-François. En fait, c'est le public pour les autres mais pas pour les siens.<br /> Amicalement, bonne année.
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B
Mais qu’est-ce que je vais bien pouvoir leur dire ?<br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> Quelle surprise à la lecture de l’Eure Infos de cette semaine où on apprend que J.L. Destans accorde un financement à un collège  privé de Pont-Audemer. En fait, nous n’avons pas fini avec nos vieux démons : chasser à droite. Nous restons dans la lignée de Lionel Jospin qui, à lui seul, a privatisé plus que les gouvernements de Balladur et Juppé réunis. Il faut dire que la gauche, à chaque qu’elle a été au pouvoir, n’a jamais rien fait pour abolir la loi Debré de 1959, alors je ne vois pas je pourrais m’offusquer d’une telle dépense des deniers publics.<br /> C’est catastrophique pour l’école public, tout le monde s’accorde à dire que l’éducation nationale manque de moyens et nous, à gauche, nous avons un président de région qui fait l’inverse d’une politique de gauche en matière d’éducation. Je dis, nous à gauche, car je suis militant socialiste mais encore pour combien de temps. Car qu’est-ce que je vais pouvoir dire aux personnes qui me diront de nouveau : c’est bien tous les mêmes, à gauche comme à droite, ils sont pareils, on ne voit pas la différence. <br /> Depuis des années déjà, la gauche mène une politique de droite et la droite essaie de faire du social, alors peut-être faudra-t-il se méfier des centristes, car c’est leur politique qui est menée depuis 1958.<br /> A quand une vraie politique de gauche, avec Mme Royale et ses camps militaires ……..<br /> Benoît David.
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G
BenoîtJe crois qu'il ne faut pas tout confondre.Tout d'abord, c'est vrai que l'école publique a besoin d'un effort puissant si l'on veut qu'elle demeure l'un des piliers de notre République.Cet effort, il me semble que les gouvernements de gauche l'ont consenti; sans doute pas toujours à la mesure de ce que l'on aurait aimé mais en tout cas sans commune mesure avec ce que nous connaissons aujourd'hui où les moyens sont plus chichement comptés que jamais.S'agissant du Département, on ne peut nier que cet effort, en terme de bâtiments, de fonctionnement des collèges, notre majorité départementale de gauche l'a engagé. Le rythme des investissements dans les collèges a été purement et simplement doublé depuis notre arrivée, passant en vitesse de croisière d'environ 15 millions d'euros annuels à 30 millions aujourd'hui.Lorsque tu parles d'une subvention au collège privé de Saint Ouen qui, il faut le préciser, représentera environ 41 000 euros par an jusqu'à concurrence d'un montant maximum de 450 000 euros, il faut la rapprocher de la cinquantaine de millions  que nous consacrerons en 2007 à l'enseignement, y compris hors nos compétences puisque nous aidons à la construction et à l'équipement d'écoles élémentaires ainsi qu'au pôle universitaire d'Evreux.Cette aide au collège Saint Ouen est par ailleurs parfaitement dans les clous de la loi... Mais je pense que tu le sais.Sur le fond, on peut imaginer que la loi change et que soit supprimée l'école privée... Je ne suis pas convaincu pour ma part qu'il soit bien utile ni qu'il soit bien compris des Français que l'on rallume la guerre scolaire.Aujourd'hui, l'école privée existe... A Pont Audemer, ce sont 600 élèves de lycée et collège qui  sont scolarisés à Saint Ouen... Les locaux ne sont plus aux normes et je ne suis pas bien sûr qu'en état actuel des choses on ait pu, pour autant qu'ils l'acceptent, accueillir ces six cents jeunes, du jour au lendemain, dans les locaux de l'école publique... Que fallait-il donc faire?En votant cette subvention, puisque je l'ai votée, je n'ai  le sentiment, ni d'avoir fait une politique de droite, ni d'avoir fait une fleur au privé, ni d'avoir trahi l'école publique dont je suis fier et dans laquelle j'exerce  depuis 36 ans.Amicalement