Matin poitevin
Le choix des militants socialistes est clair, indiscutablement clair.
Je laisse les commentateurs faire leur travail, reconstruire le vote , l'expliquer, parler de la charge des nouveaux militants, de la naissance d'une personne providentielle ou d'une construction médiatique...
Aujourd'hui, les militants ont choisi le candidat ou plutôt la candidate dans laquelle ils se retrouvent le mieux...
Il n'est pas question qu'il y ait d'autre candidat socialiste ...
On a le droit, lorsqu'on s'engage dans un parti, de ne pas se renier sur telle ou telle position y compris lorsqu'une majorité l'a validée pourvu que l'on demeure ancré dans les valeurs sur lesquelles s'est construit ce parti.
S'agissant en revanche du candidat qui va porter ces valeurs lors d'une élection aussi cruciale dans notre constitution que l'élection présidentielle, le choix des militants; c'est à dire le choix du groupe s'impose à tous...
Bien sûr, je regrette que ce ne soit pas le candidat que j'ai soutenu qui soit sorti des urnes... Comme les tenants de madame Royal auraient regretté qu'elle ne soit pas désignée...
Je regrette aussi que le discours de Laurent Fabius et que ses engagements n'aient pas été davantage entendus. Je ne renie rien des positions prises dans un débat parfois musclé mais toujours digne. Ce n'est pas cette fameuse vidéo qui ne faisait d'ailleurs que donner des éléments d'un discours réellement tenu qui ôtera à cette dignité.
Je m'engage aujourd'hui aux cotés de la candidate du Parti Socialiste, sans états d'âmes mais sans renier non plus aucune de mes convictions. Je crois d'ailleurs qu'il faut que ces convictions soient présentes et fortement présentes dans la construction du rassemblement de tous les militants, de tout le peuple de gauche, de tous les Français.
Il faut stopper la droite. Il faut stopper cette politique ultra libérale qui écrase des millions de français.
Il faut reconstruire la solidarité qu'elle se plait à mettre à mal en arguant de nécessités collectives, en stigmatisant des catégories entières de Français. Ce n'est pas un candidat ou une candidate qui peut y parvenir seul ... Ce n'est qu'en rassemblant que nous le rendrons possible. Au travail