Conseil municipal d'automne (suite)

Publié le par Gerard Silighini

 Journée dense que ce lundi où je suis de surcroît un peu fiévreux.

Je n'ai, en définitive, pas participé à la pose de la première pierre de l'hôpital d'Evreux, préférant animer la réunion de bureau de ce matin au Conseil Général... Je n'ai pas manqué en revanche l'inauguration de la cité des métiers... Peut être parce que mon premier vrai métier était celui de conseiller dorientation et j'en garde sans doute une sensibilité particulière à tout ce qui peut aider les jeunes à  construire leur avenir.

La bibliothèque de l'ancienne école normale de Rouen où s'est installée la cité des métiers est vraiment une pièce superbe dans laquelle j'imagine que de nombreux élèves ont découvert le plaisir de toucher, de caresser , d'ouvrir puis de lire de ces ouvrages à l'antique reliure... J'aimerais qu'elle puisse vivre à nouveau.

 

Il y avait peu de dossiers au conseil municipal ce soir mais il a tout de même duré deux heures et demie.

Deux dossiers importants:

               La Smac pour laquelle il s'agissait d'accepter la modification du tableau des effectifs qui permettra d'asseoir le recrutement de Benoît Vuillon, successeur de Jean Christophe Applincourt et pour laquelle il fallait également choisir un cabinet d'études.

                Le débat sur les orientations budgétaires.

Sur la Smac, le débat aura été dense et, au bout du compte productif.

S'agissant de la modification du tableau des effectifs, nous avons dans un bel ensemble, voté contre. Non pas parce que nous aurions quelque réticence que ce soit pour le candidat retenu qui est sans doute quelqu'un de très bien mais parce que nous n'acceptons pas qu'il n'y ait eu aucun débat préalable qui engage à choisir, comme c'est le cas, un recrutement municipal et non pas, comme c'était le cas pour Jean Christophe Applincourt, un recrutement sur le support de la MJC et de l'Abordage.

Les quelque allusions du Maire sur les déficits structurels de la MJC et le fait que personne, de l'équipe de l'Abordage, n'ait été invité à participer au jury de recrutement de directeur/chef de projet de la scène des musiques actuelles ne nous ont pas convaincus de la nécessité d'un vote positif... Au contraire !

S'agissant du choix du bureau d'études,nous étions décidés à voter contre. Nous avions déjà dénoncé l'idée d'une salle polyvalente, mini Bercy ébroïcien à laquelle on aurait raccroché le destin de la Smac. Indépendamment des  difficultés à faire fonctionner un ensemble qui mélangerait tous les genres, la question des financements à trouver à hauteur d'une quarantaine de millions d'euros augurait mal d'une réalisation rapide de l'ensemble; or faire traîner encore la Smac, c'est prendre le risque de voir disparaître ce pôle de compétence fort qu'a développé Evreux autour des musiques actuelles et qui fait aujourd'hui partie de son patrimoine.

J'ai proposé un amendement qui acte l'indépendance du projet de la Smac par rapport au projet global de salle polyvalente et qui ouvre la possibilité de la réalisation de la Smac en priorité .

Après discussion avec Debré sur le texte exact de l'amendement et une brève suspension de séance , le texte a été voté à l'unanimité. Il témoigne d'une volonté commune cette fois d'aboutir rapidement...

Il faut rester très vigilants mais je crois qu'enfin les choses s'engagent mieux. Et les membres du comité de soutien de la Smac ont quitté la salle du conseil avec le sourire

Le débat d'orientations budgétaires a ressemblé à tous les autres débats d'orientations budgétaires que j'ai vécus à Evreux;  c'est à dire à tout sauf à un débat et surtout pas à un débat d'orientations budgétaires.

Mon intervention, au delà des piques, posait de vraies questions. D'autres interventions en ont posé également mais sans que l'on ait ni réponses ni même amorce de débat.

Comme à l'accoutumée, monsieur Nicolas, au moment de répondre, a déversé son fiel, dénonçant pêle mêle le Conseil Général et la Région au prétexte que j'avais eu l'outrecuidance d'évoquer l'agglomération...  "Puisque vous parlez de l'agglomération, m'a-t-il dit, je vais parler du Conseil Général"

Ce qu'il fait semblant de ne pas voir... Parce que je le crois assez intelligent pour avoir compris ceci ... C'est qu'on ne peut analyser le fonctionnement de la ville en faisant abstraction de l'agglomération à laquelle elle a transféré une part de ses compétences... Et on le doit d'autant moins dans un tel débat que les délégués à l'agglomération sont mandatés par le conseil municipal auquel ils doivent des comptes.... S'agissant en revanche de la ville et du conseil général, ce sont deux collectivités qui travaillent en partenariat bien entendu mais qui sont indépendantes l'une de l'autre.

Mais quand Nicolas déverse son venin comme il l'a fait ce soir, c'est juste que les questions le dérangent et c'est sa façon à lui de se défiler en essayant de faire le plus de dégats possibles sur le Conseil Général dont il connaît finalement très peu le fonctionnement et les contraintes mais qui a le tort, de son point de vue, de ne pas participer de cette majorité sarkozienne qui est sa secte à lui.

Publié dans politique

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B
Gérard, <br /> Un commentaire qui n'a rien à voir avec les propos de votre article. Mais si toutefois vous envisagez une petite phrase sur la fameuse vidéo sur la déclaration de Ségolène Royal à propos du travail des profs de collège, vous trouverez mon commentaire sur le blog de John Paul Lepers : "Privilégié moi-même puisque cadre à la SNCF, je travaille environ 45 heures par semaine, j'ai 28 jours de congés et 10 jours de RTT et je conseille à mes enfants de bosser leurs études pour être enseignant. Ségolène leur demande de faire leurs heures c'est tout. Aucune raison de se larmoyer sur leur sort.<br /> <br /> <br /> Ségolène je suis d'accord avec toi.<br /> <br /> Rédigé par: Begbraz | le samedi 11 novembre 2006 à 16:56 "<br /> Bruno<br />  <br />
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G
Bruno<br /> Je t'ai consacré finalement un article que tu liras sur <br /> http://www.gerardsilighini.net/article-4518773.html<br />  <br /> Amitiés