Les dix qui font bouger Evreux
La circulation pour sortir d’Evreux et pour traverser Rouen est facile ce matin. Cela sent les vacances mais les tons changeants de la ligne d’arbres que je vois des fenêtres de mon bureau me rappellent que nous sommes en automne. Emeric Jeanne m’a fait parvenir un compte rendu de la réunion des responsables des partis de gauche d’Evreux. Je suis content de voir que nous sommes en résonnance puisque, dans le relevé de conclusions je trouve la programmation de réunions de quartier, en lien avec l’opposition municipale ; ce que je suggérais dans la dernière note de ce blog. J’ai le sentiment que les choses évoluent bien… Ce n’est pas pour autant bien sûr que nous allons être demain à l’affiche de La Dépêche comme les « Dix qui font bouger Evreux »… Qui sont d’ailleurs incontestables... J’ai beaucoup d’amitié par exemple pour Jean Je regrette qu’il y ait eu ce malentendu au moment du débat sur l’implantation de la Smac à Tilly parce que je sais qu’il n’a jamais été question pour lui de mettre en cause la nécessité de construire très rapidement une scène des musiques actuelles ni l’excellence du travail réalisé par l’équipe de l’Abordage. A ce propos, je regrette que La Dépêche n’ait pas sélectionné cette équipe et, puisque le rédacteur en chef suggère que les lecteurs proposent d’autres noms… Je lui suggère au moins cet amendement De la même façon, on aurait pu aussi mettre en exergue les associations qui assurent un travail de fond dans notre agglomération… même si elles n’ont pas toujours, loin de là, les moyens de leur action. Mais je ne boude pas mon plaisir à retrouver des personnalités aussi diverses qu’André Sanchez, directeur du Cadran, Pascal Chiffoleau commandant de la base 105, Véronique Anatole-Touzet , directrice de l’Hôpital ou encore Nathalie Demunck directrice de l’office du tourisme… que ceux que je n’ai pas cités me pardonnent… J’ai sans doute moins eu l’occasion de les rencontrer… Je pense pourtant à Nous nous sommes dit que je prendrai, pour visiter le site, un peu plus de temps que lors de l’inauguration de l’extension… J’espère qu’il n’a pas été fâché qu’Alain Le Vern et moi-même interpellions le ministre dans nos discours ce jour là… Mais il faut reconnaître que c’est un peu fort de la part de Xavier Bertrand que de venir parler de son engagement pour la recherche dans une région où il réduit d’un quart les crédits qui y sont consacrés… Je me souviens de Debré reprenant ensuite la parole pour dire tout ce que réalisait le gouvernement en matière de santé, tout le bien qu’il en pensait avant de conclure sur l’engagement, sous sa houlette, de l’agglomération sur l’extension du CIT… Il n’a pas précisé, cela va de soi que ce fameux engagement était six fois moindre que celui du Conseil Général dont il venait de laisser entendre qu’il ne faisait rien d’autre que se plaindre quand l’agglomération travaillait. En parlant de Monsieur Debré, il n’apparaît pas dans les dix personnalités qui font bouger Evreux… Mais Serge Couasnon s’en explique. Il a choisi de ne pas retenir d’élus. Mais s’il l’avait fait, laisse-t-il entendre, « Un nom se serait imposé : celui de Jean Louis Debré. Personnalité de dimension nationale, il est aussi en qualité de maire, de président de la communauté d’agglomération, de président du centre hospitalier, le principal acteur institutionnel du dynamisme de ce territoire. Alors à quoi bon énoncer des évidences ? »… Ajoutons encore deux ou trois bricoles comme la présidence du SETOM, la présidence de Belle concentration entre les mains d’un seul homme dont la qualité principale est sa capacité à communiquer. On comprend mieux les dysfonctionnements de On finit, c’est vrai, par ne plus voir que lui. Il capte l’attention, interdisant au public de voir autre chose, comme le font les prestidigitateurs sur les foires. Et c’est bien le piège dans lequel tombe Serge Couasnon… Je ne suis pas, puisqu’élu moi-même, le mieux placé pour dire cela mais je sais qu’il y a d’autres élus pour faire bouger l’agglomération, qu’il y a d’autres maires et pas seulement ceux qui sont proches de ma sensibilité politique, d’autres conseillers municipaux, d’autres acteurs institutionnels comme le Conseil Général ou le Conseil Régional qui ne se contentent pas de financer mais qui participent aux projets les plus structurants que ce soit les zones d’activité, l’ORU ou le contrat de ville. Et puis, au-delà des institutions, il y a depuis longtemps des centaines et des centaines d’Ebroïciens qui constituent l’un des tissus associatifs qui aura été des plus denses mais qui s’effiloche depuis cinq ans, depuis l'arrivée de Debré à la tête dela municipalité… Avec l’UMP, notre cité bouge en surface, pour autant qu'il y ait autre chose que quelques paillettes jetées dans la lumière … Mais c’est au détriment de ces grands courants de fond qui sont, eux, porteurs d’avenir... Hors la lumière, le lien social est près de se rompre... A suivre…