Bel Ebat et autres cirques
J'ai envie de raconter beaucoup de choses.. A commencer par le Conseil Municipal de vendredi... Ne fût-ce que pour mettre en ligne mes interventions.
Envie de raconter aussi la visite du Délégué général de l'ANRU, Monsieur Van de Maele vendredi après midi, visite à laquelle j'ai participé pratiquement au pied levé ou encore la réunion des nouveaux enseignants du Cned mercredi dernier..
Envie de raconter aussi ma balade le long de l'Iton ce matin et ce pêcheur fier du brochet qu'il venait de sortir. Ma promenade m'a mené sur le pré du Bel Ebat où le cirque Stephan Zavatta a planté on chapiteau.
A l'entrée, une pancarte énorme casse l'horizon et cache la couleur rouge de la fête qui se prépare.
On peut y lire :
Avec Jean Louis Debré et la municipalité, parking gratuit du Bel Ebat prochainement sous vidéo surveillance
Il y a eu un débat sur la vidéo surveillance et je suis venu en soutien de Sylvain Bigaud que Debré assommait de chiffres sans répondre aux questions posées... Si la vidéo-surveillance peut se concevoir en milieu fermé ou en tout cas à vocation bien définie comme un parking, elle est plus discutable en milieu ouvert... Pourquoi telle rue plutôt que telle autre ? N'est ce pas renvoyer les problèmes d'une rue à l'autre ?
Au dela de ces questions sur l'efficacité quelle éthique dans tout cela?
Aujurd'hui Debré pose des caméras mais pourquoi avoir supprimé la police de proximité, les Agents Locaux de médiation Sociale?... Pourquoi soutenir aussi mal les associations... Et je ne parle pas là que du montant des subventions?
Une autre question à propos de cette délibération est celle du devenir du Bel Ebat... En faire un parking provisoire trop longtemps, sans autres aménagements que l'installation d'une caméra, c'est transformer un lieu fort d'Evreux en terrain vague. Ce terrain où devraient s'implanter salle omnisport et SMAC, que veulent en faire les Ebroiciens ?
S'agissant de terrains vagues, Debré commence à en connaître un rayon. Après les friches industrielles que nous avons en ville, le terrain vague qu'il aménage sur le bel ébat, le voilà qui veut nous créer une friche forestière dans la forêt d'Evreux... Juste pour faire croire, avant les municipales, que la déviation Sud-Ouest qu'il a tout de même un peu plombée en début de mandat avance. Je suis là aussi intervenu.
Sur le projet local d'habitat, je ne me suis pas exprimé... C'était inutile puisque Michel Leblanc l'a fait au nom du groupe. Puis Michel Champredon, Président d'Eure Habitat, qui nous a fait un discours fleuve mais très technique et fondé d'ailleurs...
Mais c'est vrai que Debré modifie la ville et que, sous prétexte de mixité sociale, il en chasse les familles les plus modestes... J'avais largement évoqué cela à propos du PLU... Et le texte commun que nous préparons pour le commissaire enquêteur en reparlera.
La question du parking de l'hôtel de ville a suscité elle aussi bien des débats.
Je suis intervenu fortement... La délégation de service public que met en place le couple infernal Debré-Nicolas fait perdre à la collectivité un levier important sur les déplacements urbains. C'est de surcroit une forme d'emprunt qui ne dit pas son nom. Au bout du compte, ce sont bien les contribuables et les usagers qui vont payer sauf à imaginer que le délégataire fasse du mécénat.
J'avoue que le mécénat pour un parking, je n'ai jamais entendu parler !
Un dernier mot pour parler du ... réglement intérieur des bibliothèques municipales...
Le dernier article stipule que : Les mineurs posant problème seront convoqués avec leurs parents en présence d'un agent de la police municipale, et devront signer avant toute réintégration un contrat sur l'honneur.
J'ai donc demandé au maire ce "qu'était un mineur posant problème" . L'article récent du Point sur les collèges violents montre, s'il était besoin, la subjectivité en matière de signalement...
Je crois que la question a bien embêté Debré qui s'est tourné vers ses services avant de me répondre que c'était un mineur posant problème au sens de l'article 6 du réglement intérieur...
Hé bien, je l'ai lu l'article 6 et cela veut dire, si on prend la réponse de Debré au pied de la lettre, qu'un gosse qui, en préparant un exposé, aurait par inadvertance, pris par son sujet, souligné une phrase dans un bouquin de la médiathèque est passible de la police municipale au même titre qu'un gosse qui casserait les tables à coups de bancs....
Je n'aurai pas la cruauté de prendre la réponse de Debré au pied de la lettre... C'est juste pour montrer que, plutôt que reconnaître une erreur ou une imperfection qu'il aurait pourtant été facile de corriger, il préfère répondre n'importe quoi !
Mais je vais m'arrêter là et je ne parlerai que dans un prochain billet de la visite du Directeur Général de l'Anru et de la soirée italienne où j'étais tout à l'heure.
Un dernier mot : Je suis satisfait de voir que nous parvenons à coordonner nos interventions de mieux en mieux. Nos votes que nous évoquons lors des réunions de préparation du Conseil Munoicipal que j'organise et que j'anime sont unanimes. Vendredi, seul un conseiller a joué perso sur un dossier en s'abstenant lorsque l'opposition votait contre... Ce sont les aléas de la politique !