Gens du voyage ... Le départ
Le quatorze juillet se termine sans qu’il soit besoin des services de l’adjoint d’astreinte que je suis toute cette semaine.
J’aurai fait en revanche un saut au commissariat, un peu au-delà de minuit, pour prendre des nouvelles de l’ambiance qu’on me disait un peu chaude à la Madeleine, avant d’ailleurs d’y faire un passage très bref.
Il semble que deux heures plus tard la situation dégénérait. C’est en tout cas ce que me disait par Mail ce matin Thierry Desfresnes.
La police n’a pourtant pas jugé nécessaire de prévenir la mairie… J’imagine que nous étions loin de l’émeute.
Mais je reviens sur un tout autre sujet : le séjour d’une semaine des gens du voyage sur un terrain du CHS de Navarre qu’ils s’étaient approprié.
Les choses se sont plutôt bien passées et en tout cas, elles se sont passées comme prévu.
Ils ont quitté le terrain le dimanche entre midi et quatorze heures. Leur campement était nettoyé, les poubelles dans les containers ou regroupées dans des sacs autour des containers…
J’ai vu qu’une lettre pétition avait circulé, initiée par je ne sais qui et je ne sais pourquoi. C’est en tout cas quelqu’un qui ne devait pas être là le jour où les gens du voyage sont arrivés… Ou qui n’a pas écouté ce qu’on lui disait … Ou qui n’a pas voulu le croire.
Alors je voudrais mettre les choses au point :
1. Il est parfaitement faux de dire que le CHS, propriétaire du terrain, n’a pas été consulté avant que la mairie (Michèle Rive et moi-même) décide de passer une convention avec les gens du voyage et de laisser s’installer pour une semaine leur rassemblement évangélique.
Le directeur du CHS était représenté par son cadre d’astreinte sur le site, lors de la discussion avec les responsables du rassemblement, et je l’ai eu ensuite longuement au téléphone.
2. Les gens du voyage ont payé leur eau et leur électricité à hauteur de 100 € pour l’eau (forfait négocié avec eux) et de 86 € pour l’électricité (sur relevé de compteur), ce qui n’est pas aberrant pour une semaine de séjour.
3. L’hypothèse d’installer ce rassemblement sur l’hippodrome a été évoquée par des riverains lorsque j’ai dialogué avec eux. C’est une solution que j’ai refusée parce que l’hippodrome est régulièrement utilisé par les Ébroïciens et, particulièrement en cette période, par les enfants des centres de loisirs… Le terrain où avait commencé de s’installer le campement est en revanche totalement inutilisé.
4. Enfin la demande qu’exprime la pétition de faire partir dès le dimanche midi ce rassemblement était inutile puisqu’il s’agit purement et simplement des termes de l’accord passé avec les gens du voyage… Ce que savaient les riverains présents lors de leur arrivée.
Quant à celle d'interdire dorénavant l’accès du terrain pour éviter un effet contagion, c’est de toutes façons un engagement que j’avais pris le jour même, qu’il n’était pas question pour moi de ne pas tenir et que d’ailleurs j’ai tenu.
J’étais dès huit heures le lundi sur le terrain pour vérifier que les travaux avaient bien commencé. Et s'ils sont faits, ce n'est certainement pas l'effet de quelque pétition que ce soit. Ce n'est que la conséquence du dialogue que nous avons eu, à chaud, avec les riverains présents
Je les comprends d'ailleurs, les riverains qui soudainement voient arriver, là où il n’y avait personne, une cinquantaine de caravanes et deux ou trois centaines de voisins.
C’est pour cela que j’ai demandé que leur soit distribuée à tous dès le lendemain matin une lettre qui puisse les rassurer et qui leur donne en particulier les règles du séjour et un contact qui puisse être joint en permanence.
J’espérais et j’étais même convaincu que ce rassemblement organisé et maîtriséde personnes qui ne voulaient finalement qu’être ensemble un moment serait calme et pouvait être tolérable une semaine.
Je pense qu’objectivement il l’aura été…
Mais sans doute cette pétition n’était-elle pas pour autant évitable !