Le choix de Monsieur K.... comme Kouchner... Pas comme Buzzati
Kouchner par ci, Kouchner par là …
On a trouvé un nouveau jouet médiatique pour occulter la campagne des Européennes … Et la presse nationale marche comme un seul homme !
Fin du suspense nous dit-elle sur un ton badin ou sur un ton grave …
Mais quelle liste des Européennes allait soutenir monsieur K. qui votait Tapie en 1994 tout en participant à la liste Rocard… Le temps s’arrête… Boule d’angoisse … Mais que va-t-il faire ???
Bien évidemment soutenir la liste UMP… ne soyons pas naïfs !
Il est le ministre des affaires étrangères de l’omni… présent. Il a justifié son revirement en disant qu’il se sentait en phase et que sinon il n’irait pas na ! Il a avalé son content de couleuvres… Après tous ces efforts pour être sarkozien il n’allait tout de même pas virer de bord encore !
Il soutiendra donc la liste UMP et ce n’est pas, pour le coup, à l’insu de son plein gré …
Je préfère finalement , à ces affaires de positionnement des Egos, le débat organisé hier salle Jules Janin, le propos décapant d’Estelle Grelier et celui, mobilisateur de Laurent Fabius…
La gauche et la droite, ce n’est pas du tout la même chose et il est temps que nous l’affirmions haut et clair.
La position des socialistes sur les services publics, sur la santé, sur l’école n’a rien à voir avec ce que nous concocte la majorité libérale qui domine aujourd’hui le parlement européen.
Si nous voulons contrer les entreprises qui, malgré des bénéfices conséquents licencient aujourd’hui, ce n’est pas à la seule échelle de la France que nous y parviendrons mais c’est en convaincant l’Europe et donc en donnant à la gauche quelques leviers européens que nous nous donnerons quelques chances d’avancer dans ce sens.
Si nous voulons une vraie relance de l’économie, c’est aussi à l’échelle de l’Europe qu’elle doit se penser…
........... etc.
Les Français ne mesurent pas suffisamment l’impact des choix européens sur leur quotidien… 50% environ des textes votés au Parlement s'inscrivent aujourd'hui dans un contexte réglementaire européen
S’ils mesuraient vraiment cela, sans doute se mobiliseraient-ils davantage pour dire qu’ils ne veulent pas, qu’ils ne veulent plus du libéralisme à la Sarkozy…. Et si, comme il se dit dans la presse, c’est le modèle social à la Française qui « limite » les effets de la crise dans notre pays, cessons de le démanteler… renforçons le et essayons de convaincre l’Europe de la nécessité d’inventer ou de réinventer des règles de solidarité qui, aujourd’hui, sont de plus en plus bafouées.