Quotidien d'élu (suite)
Quelques instants pris au hasard, comme ce coup de téléphone reçu mardi, alors que je rentrais d’une réunion professionnelle à Poitiers et qui m’interrogeait sur le devenir de NGE.
- "Je n’ai pas d’information pour le moment…
- Mais vous en parliez en bureau lundi, me répond mon interlocuteur.
- Nous n’avons pris aucune décision. Nous avons simplement pris connaissance de l’argumentaire de l’audit mais il faut à présent que cet argumentaire soit présenté à l’association et qu’il y ait un échange avec NGE avant que nous prenions une décision…"
Qui a dit à mon interlocuteur que le dossier était à l’ordre du jour du bureau de lundi et qui lui a laissé entendre que le sort de NGE quel qu’il soit serait scellé lundi ?
Les rumeurs se nouent, se dénouent en figures parfois curieuses et je comprends que des sociologues se soient intéressés au phénomène.
Hier au soir, toute autre ambiance, tout autre monde avant que je ne finisse la soirée en réunion de section du PS à Saint Sébastien de Morsent.
La maison des Arts accueillait l’exposition de photographies réalisées par des résidents du CHS de Navarre, avec le concours d’une photographe remarquable, Florence Brochoire.
Remarquable parce qu’elle a su apprivoiser un monde qu’elle ne connaissait pas, à moins que ce ne soit ce monde qui l’ait apprivoisée… Elle a su saisir l’instant ou plutôt faire que les malades saisissent l’instant et le mettent en scène dans le croisement de leurs visions et de leurs souvenirs jusqu’à les fixer en une charge d’émotion qui nous interpelle et fait de leurs histoires singulières un moment d’histoire partagée.
A la sensibilité des artistes se nouent alors chacune de nos sensibilités à nous, spectateurs qui arrêtent un regard impudique sur ces instants de vie.
Jamais je n’ai autant ressenti à quel point l’art pouvait être une porte qui s’ouvre entre des mondes différents, des mondes qui parfois sont totalement étrangers les uns aux autres…
Ce matin autre ambiance encore lors du Conseil d’Administration du Cadran que je présidais… Ou plutôt de la SEM Espace puisqu’au-delà du Cadran, c’est de la mise en œuvre de manifestation s économiques et culturelles qu’il s’agit, y compris en d’autres lieux…
Je prendrai le temps, un de ces jours, de parler plus longuement de cet outil insuffisamment mobilisé à mon sens mais qui peut devenir un levier d’animation économique sur le territoire de l’agglomération.
