En avril...

Publié le par Gerard Silighini

En avril ne te découvre pas d’un fil …

La grisaille qui s’amoncelle ce matin pénètre chaque recoin de la ville de ouate froide.

Me voilà parrain républicain depuis hier après midi où nous organisions à la mairie une cérémonie de parrainage d’enfants de « Sans-papier ».

Sans-Papier… Comme si un enfant avait besoin de papier pour avoir le droit de grandir ! Ou plutôt si… Mais c’est du papier des livres et des cahiers d’école qu’il est besoin, du papier sur lequel il dessinera ses rêves… Rêves bleus qui ne ressemblent pas à l’histoire de cet apatride que conte Bernard Traven dans Le vaisseau des morts.

Je ne suis pas de ceux qui veulent ouvrir notre territoire sans réserve… Il faut des règles bien sûr et la France ne peut accueillir toute la misère du monde…

Ce qu’il faut construire sans relâche, c’est un monde où nulle part les peuples n’auront plus besoin de fuir vers d’autres horizons, vers d’autres pays… Fuir la misère et fuir la violence.

Je ne suis pas de ceux qui veulent ouvrir notre territoire sans réserve … Mais quand des femmes et des hommes y sont présents, quand des enfants y grandissent et parfois même y sont nés, quand cela dure depuis des années, je ne puis accepter qu’on en fasse des fantômes, des ombres qui n’existent socialement que sous la dénomination de Sans-papier, donc qui n’existent pas et sont sans droit, sans ressource, sans autre existence que cette peur qui les tenaille, que cette angoisse qui les ronge et passe des parents aux enfants, des enfants aux enfants et qui va les construire fragiles !

Et puis, notre République s’est bâtie dans la diversité, s’est renforcée de sa diversité.

Je ne sais comment ont été accueillis, au début des années 20, mes grand-parents ritals ou mes grand-parents polaks puisque je suis né des deux cultures … Je crois savoir que cela n’a pas été simple…

Ils ont pourtant contribué à construire cette France où nous vivons et, près de cent ans plus tard, je comprends mal comment on peut encore ne pas mesurer à quel point la diversité est une richesse, à quel point elle est l’un des moteurs de notre avenir.

Publié dans politique

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M
Très belle article Gérard, je peux te dire que ma mère, algèrienne, aurait aimé sans doute avoir cette acceuil lorsqu'il y a 25 ans elle arriva dans l'Eure ce sont plus des "bougnoule" que "bienvenue" qui sifflaient à ses oreilles.
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B
Réflexion juste que celle que tu fais, Gérard .Combien difficile, en quelques lignes, de dire ce que représente cette cérémonie de parrainage d'enfants de parents "sans papiers", faîte de simplicité, d'amitié et de solennité.On pouvait y dire quelques mots et aussi se taire, à chacune/chacun d'exprimer comme il le peut, son ressenti, son émotion, quand on connait un peu, le parcours de ces enfants et de leurs parents. 
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B
Après avoir lu votre article dont le sujet est le sort des sans papiers et la diversité, je me permets de recopier du blog de R. Mammeri les commentaires suivant concernant les accusations de racisme vis-à-vis du PS.<br /> Un certain Stéphane T :<br /> « Franchement, ouvre les yeux mon ami, je n’ai jamais vu un parti aussi racisme que le PS… »<br /> Un certain Alain Rey :<br /> « Pour vaincre le PS devra, en 1 an, renoncer à toutes ses vieilles “traditions”, issues du Congrès d’Épinay, type votes internes contestables, mépris de ses propres statuts, népotisme et en effet un racisme latent, d’autant plus dangereux que le PS n’est pas capable de l’assumer !Alain Rey,Ancien délégué régional de la LDH, pour la Haute-Normandie »<br />  <br /> Chacun est maître de ses propos mais que le propriétaire du blog, élu socialiste, cadre territorial d’une collectivité dirigée de surcroît par des socialistes puisse laisser tenir de tels propos sans intervenir, est particulièrement regrettable. Entre représentativité et racisme il y a tout de même une sérieuse nuance. <br /> Pas très sérieux tout ça !!!!!!!!!!!!<br />  <br /> Amicalement<br /> Bruno
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G
<br /> Faut-il s'en étonner<br /> Rachid, je le suppose, ne censure pas plus que moi les commentaires sauf commentaires contraires aux bonnes moeurs... Et je trouve cela positif<br /> S'agissant du racisme, il est peut être de surcroît un peu plus sensible... Ce que je peux comprendre.<br /> Il faut simplement faire attention à l'hypersensibilité qui pourrait cacher, derrière des accusations de racisme ou d'autres vilénies qui relèvent plus de l'invective que de l'analyse, les<br /> conséquences d'erreurs politiques ou d'erreurs tout court  de leurs auteurs et j'avoue que le propos excessif de Stéphane T. ou celui plus insidieux d'Alain Rey pourraient être à des<br /> degrés divers des modèles du genre en la matière ...<br /> Pour ma part, je finis par ne plus relever ni l'invective ni le brouet pseudo je ne sais quoi qui sont inutilement destructeurs et qui visent à ne rien bâtir d'autre qu'un sentiment dérisoire et<br /> ephémère d'existence chez celui qui en est porteur<br /> <br /> <br />
Q
Rome, ville éternelle ! c'est vrai la ville antique est belle mais le réel!dépêche AFP d'un dimanche des rameaux : 24 enfants Afghans sans parents découverts non pas dans les caves du Vatican ni dans les beaux jardins mais dans les égoûts! Où est passé Victor Hugo, oh combien nous manquent ses discours à l'Asssemblé pour dénoncer la misère.
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