Bonus et Stock option... La carte au trésor
Encore un scandale… Encore des bonus, comme on dit, pour des dirigeants de banques remises à flot par l’argent public !
En revanche, en voilà deux autres qui renoncent à leurs « Stock options » sans qu’on leur demande rien…
Il faut moraliser clame Sarko le néo-moralisateur étouffant ses bling-bling !
Ce n’est pas bien entonnent ses copains … Il faut MORALISER reprennent en cœur les plus grandes plumes … Moraliser parce que c’est la crise ! … Et après ?
Cette dénonciation bruyante de ce qui est qualifié d’excès alors qu’il ne s’agit que de l’application de contrats signés entre des entreprises et leurs dirigeants n’est-elle pas là que pour légitimer un système qui serait bon en temps normal et moral ?
Je m’interroge sur ce point quand j’entends sur LCI le ministre du budget, monsieur Eric Woerth, poser comme vérité immuable que l’on ne peut limiter les émoluments vers le haut ni vers le bas d’ailleurs…
C'est-à-dire en clair qu’il faut laisser les entreprises et autres grandes sociétés décider librement du prix qu’elles accordent au travail…
Sur le fond je m’insurge bien sûr car une telle idée porte en germe la remise en cause de tout plancher, de tout salaire minimum, de toute régulation et fait voler en éclat la réalité de tout droit du travail.
Je m’insurge d’autant plus quand ce sont les mêmes qui nient en même temps la nécessité d’une redistribution sociale de la richesse en offrant aux plus riches un bouclier fiscal.
Dénonçons donc un système économique qui nous a plongé tout naturellement dans la situation catastrophique où nous sommes et qui, à l’échelle de la France simplement, vient encore de jeter au chômage 80 000 personnes ce mois ci…
Travaillons à le renverser, c'est-à-dire redonner à l’économie son sens qui n’est que l’organisation de la réponse aux besoins de l’humanité… Mais ne laissons pas croire que la crise ne serait due qu’à quelques vilains dirigeants immoraux qui piqueraient leurs sous dans la poche du contribuable et que nous pourrions, à la première embellie, installer dans le monde un délicieux capitalisme moral sous la houlette de notre Président qui aurait trouvé son chemin de Damas et renoncé au bling-bling