Routes
Eure Infos et La Dépêche reprennent mon blog, ce qui est sympa.
S’agissant de La Dépêche, elle note toutefois que je suis devenu « un peu moins piquant pour ce qui est des affaires locales »…
C’est sans doute vrai mais ce n’est pas pour autant étonnant.
L’histoire électorale récente fait que je participe à la majorité municipale et, même s’il arrive que je n’adhère pas vraiment à telle ou telle décision, je préfère ne pas prendre à témoin l’opinion publique et jouer ainsi contre mon camp.
Aussi imparfaite que soit notre gestion des affaires ébroïciennes, elle n’en est pas moins en rupture avec celle de ces dernières années.
Lorsque, par exemple, je plaide pour une augmentation de la part de l’investissement récurrent, c'est-à-dire de l’investissement consacré à l’entretien du patrimoine, c’est un discours bien différent que celui qui a conduit ces dernières années à laisser par exemple les réseaux et la chaussée sans véritable entretien… ce qui conduit, au sortir du dégel, à la quasi impasse dans laquelle nous sommes s’agissant des voiries.
Cette nécessité de consacrer à la programmation d’une remise à niveau du patrimoine des Ebroïciens (écoles, bâtiments publics etc.) un budget suffisant, je l’avais déjà affirmée lors de la campagne municipale de 2001, lorsque je conduisais le groupe socialiste aux cotés de Roland Plaisance et nous nous étions mis d’accord là-dessus.
L’histoire électorale de l’époque nous avait été plutôt défavorable et les sept années de municipalité et de présidence d’agglo Debré-Nicolas n’ont pas vraiment été celles de la rénovation…
Le chantier qui devient le nôtre aujourd’hui, le challenge comme on dit, c’est de réussir à définir une programmation cohérente, à commencer à la réaliser en concertation et en tenant compte du futur plan de déplacements urbains qu’il va falloir accélérer ainsi que des modifications du tissu urbain liées aux opérations de rénovation des quartiers et à l’aménagement des friches comme celle à venir de l’hôpital ou celle à l’abandon depuis trop longtemps des usines de Navarre.
Cela signifie qu’il nous faut une solidarité sans faille au sein de l’agglomération et donc le souci d’une concertation qui vise à chaque fois le consensus le plus large.
Il faut que les communes des alentours soient persuadées qu’elles sont concernées par l’état de la voirie d’Evreux, mais qu’en même temps Evreux sache donner des signes de son intérêt pour les communes périphériques.
Gérard Silighini 7 mars 2009