Frimas encore !
Un jour je vous parlerai de cette photo qui m’est très personnelle et que, souvent, je publie sur mon blog.
Elle a dû être prise juste avant guerre ou peut-être durant la guerre.
Cet homme qui joue les clowns musiciens fait partie de ces héros anonymes des périodes difficiles qui retournent ensuite à leur quotidien d’agriculteurs, d’ouvriers, de mineurs ou d’employés…
Mais ce n’est pas mon propos aujourd’hui.
Une semaine chargée m’a empêché de venir sur mon blog.
Les emplois du temps se tendent en effet en fin d’année parfois même jusqu’au déraisonnable… et il faut être alors capable d’appuyer sur la touche pause pour reprendre un peu de champ, un peu de cette distance qui permet de considérer plus sereinement et plus efficacement les problèmes.
C’est l’attitude inverse de celle du toujours aussi vibrionnant Sarkozy qu’entourent ses toujours aussi opinant thuriféraires.
Tiens … Et si on bouclait les SDF, nous disent-ils, ils ne mourraient plus de froid !
Parce que c’est bien à cela que reviendrait cette obligation d’intégrer un foyer qui serait faite aux « cassés de la vie » à partir d’une certaine température… « Cassés de la vie », « exclus du système », « marginaux » autant de termes pour désigner ceux que l’on ne veut pas voir…
Et le problème, pour un Sarkozy qui avait promis que, dans les deux premières années de son mandat, il ferait en sorte qu’il n’y ait plus de sans-abri, c’est que, quand ils meurent, on les voit !
L’autre problème, pour lui, c’est qu’on ne peut pas les imputer à la crise, ces sans abri qu’on ne veut pas voir, marginaux ou même employés mal payés, y compris dans la fonction publique (ou ce qu’il en reste) qui ne peuvent parfois, faute de logement accessible, faire autrement que dormir dans leur voiture.
Ils font partie du système économique que prône et que défend monsieur Sarkozy même s’il n’a pas aujourd’hui beaucoup d’autre choix médiatique que prôner l’intervention d’un Etat qu’en même temps il démantèle. Ils en sont le coté qu’il aimerait garder obscur…
La politique de l’autruche, c’est aussi celle qu’a choisi de soutenir un tribunal de police (je me garderais bien de mettre en cause la Justice dans son ensemble) lorsqu’il condamne le DAL pour avoir planté des tentes rue de la banque à Paris et donc encombré l’espace public avec des Sans Abri… qu’il avait donc rendus visibles
Mais qui avait porté plainte au juste ?
Nous ne sommes pas en Corse et le trottoir de la rue de la banque n'a rien de la villa d'un ami du Président de la République !
Mais voilà que mon agenda me rappelle à l’ordre.
Il me faut à présent commencer un samedi chargé et me remettre le nez sur le guidon… Je reviendrai sans doute dans le courant du week-end