Lettre à une jeune militante
Une militante du PS m'a interrogé sur quelques points dans un commentaire à mon article précédent.
Je me suis bien évidemment refusé à censurer son intervention, préfèrant lui adresser ce courrier en réponse.
Ma chère camarade,
Dire que j’ai manqué de communication est sans doute un peu sévère.
Même si je n’ai pas rédigé de courrier à l’adresse des militants, j’en ai bien évidemment informé et même consulté quelques uns d’entre eux que ce soit d’Evreux ou de Saint Sébastien de Morsent avant de prendre la décision de me rendre disponible pour Evreux .
Pour qui lit attentivement mon blog d'ailleurs, cette hypothèse y était évoquée comme possible dès le 29 décembre dans un article intitulé Saint Sébastien oui mais… et trois mois plus tard dans l’article Simple ou compliqué.
La rumeur circulait déjà tellement que c’est Eure Info qui m’a appelé et non moi qui ait appelé Eure Info…
En parler aujourd’hui par voie de presse devenait nécessaire, simplement par égard pour les Sébamorsentins qui s’interrogeaient sur l’hypothèse de ma candidature.
Je crois qu’à deux ans, voire moins, des municipales, il était temps de dire ce que je ferais en définitive et de permettre à la gauche à Saint Sébastien de s’organiser et de désigner assez tôt son candidat.
Pour le reste, puisque tu es « nouvelle militante et novice dans le fonctionnement du parti », sans doute te faut-il savoir que les désignations ne se font guère que six à douze mois avant les échéances… Et qu’il n’y a donc pas eu encore à ce jour de lancement de la procédure, pas même encore pour les législatives.
Dire que tu n’as pas d’a priori sur les personnes composant le parti ne transparait pas nécessairement dans ton propos.
Tu me compares à
C'est vrai que Michel fait de la politique à Evreux depuis tellement longtemps qu’on finit par croire qu’il y vit encore !
C’est sans doute un atout…
Tu as raison , le travail de Champredon viendra en soutien de la liste d’union que je souhaite, comme viendra en soutien mon travail (que tu te gardes bien d’évoquer…serait-ce un a priori ?) en tant que Conseiller Général, mais aussi de vice-président du conseil général, en tant que Conseiller municipal et premier des socialistes désigné en 2001, président du groupe d’opposition municipale
Quant au programme, puisque tu me reproches de n’en pas avoir, figure toi que je me refuse à en apporter un tout ficelé.
Evidemment que j’ai des axes de projet qui transparaissent d'ailleurs au fur et à mesure de mes interventions au Conseil Municipal, n'en déplaise à Monsieur Debré, mais aussi au Conseil Général où je siège très régulièrement et jusqu’au bout des séances…. Où nous travaillons à construire l'avenir de notre département et où nous finançons, avec l'argent que nous n'aurions plus selon Debré nombre de projets ébroiciens qu'il n'a pas initiés mais sur lesquels il communique bien…
Un programme, cela se construit en partenariat… Simplement parce qu’il faut ensuite une majorité municipale pour gagner et pour l’appliquer et je ne suis pas partisan des majorités godillot telle qu’on peut en voir ou telle qu’on peut la voir aujourd’hui à Evreux.
Un programme, cela se construit autant que possible avec les habitants… Ce n’est qu’en les écoutant, en les associant, en dialoguant avec eux qu’on leur donnera envie de venir voter…
Tu me demandes, ma chère camarade, l’intérêt de ma candidature puisque je n’ai pas encore établi de programme précis. Mais quel serait l’intérêt d’un candidat qui arriverait deux ans avant l’échéance avec un programme clés en main ?
Je te laisse enfin la paternité de ton avis sur les préoccupations du PS.
En ce qui me concerne, j’exerce une profession que j’aime, je ne suis pas un élu à temps plein et je vis, sans doute comme toi, dans la société civile.
Je n’ai pas besoin de la politique pour exister… Ce qui m’intéresse c’est de faire en sorte que la politique de droite… Parce que c’est la politique d’une droite très dure et omniprésente que nous vivons en France en général et à Evreux en particulier… soit battue en brèche et que nous puissions gagner les présidentielles, les législatives et les municipales.
Pour cela, il faut dialoguer, il faut rassembler… Je m’y emploie
Bien amicalement