Constituons

Publié le par Gerard Silighini

LCI fait un reportage ce matin sur une famille de l’Est de la France arrivée à Port de Bouc pour cause de mutation professionnelle et qui vit, avec ses trois enfants, dans un Camping. Impossible pour elle de trouver un logement.

Les organismes de HLM n’ont été en mesure de construire là bas cette année que 125 logements quand il y a quelques milliers de demandes.

La  politique de logement de la ville d’Evreux de ces dernières années aurait pu mener, à la même chose… s’il y avait un Camping ! C’est ce qui nous a conduits, dans notre programme municipal, à favoriser et accélérer la construction de logements accessibles.

Pour le reste des informations de ce début d’été, le vote en congrès de la réforme de la Constitution prend toute la place, ou presque.

Ou ne peut pas dire qu’elle ait donné lieu a un débat populaire cette réforme, ni qu’il soit très républicain de la passer durant la trêve d’été, quand les Français sont d’abord attentifs à la météo et aux scandales répétés du tour de France.

On ne peut pas non plus dire qu’elle soit passée avec panache ni avec l’enthousiasme fondateur de nos institutions. Rappelons par exemple que la constitution proposée par le général de Gaulle en 1958, qu’on y adhère ou pas, aura recueilli plus de 80 % des suffrages.

C’est, d’une certaine façon, sur la pointe des pieds que l’hyperprésident aura fait passer une réforme qui lui donne, au bout du compte, le cadre qui  sacralisera sa position de chef de clan..

C’est fait.

La seule chose positive que j’y vois, c’est que l’on est à présent certain de ne pas le garder plus de 10 ans. . .

Mais que de dégâts possibles en 10 ans !



Publié dans politique

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H
Auschwitz 2006 retour sur impressions<br />  <br />  <br />  <br /> « ... je cherche  la région cruciale de l'âme où le Mal absolu s'oppose à la fraternité. »<br />  <br /> André Malraux.<br />  <br />  <br />  <br />  <br />  <br /> «Quand je suis revenu, je n'aimais plus personne ». C’est inouï de dire cela. Les nazis ont prolongé le mal au-delà de ce qu’ils entendaient. <br /> La présence hypnotique du diabolique sature toute la région d’Oswiezcin jusqu’à faire accroire à ceux qui la traversent que c’est ici que tout pouvait arriver. Le principe élémentaire du totalitarisme c’est de proférer le mensonge qui veut que «tout [soit] possible ». Quand tout est possible tout est permis, y compris le mal absolu dans son absence d’humaine compréhension. <br /> C’est étrange. Étrange que nous puissions être là. À côté du mal. C’est la Toussaint. Ils peuvent prier les Polonais, allumer des bougies, nettoyer leurs tombes, la nuit venue les poser dessus. Rien n’efface Auschwitz. Ils peuvent dire «holocauste » si ça les arrange. Rien n’efface la présence de la shoah. Les arbres produisent leur seule présence. Comme partout ils sont dans l’être-à-jamais, mais ici on peut croire que l’ombre qu’ils projettent n’est pas l’ombre qu’on leur prête. <br /> A Auschwitz I on entre dans un phalanstère de briques rouges, pâtinées ce qu’il faut, des caniveaux pavés qui ne vont pas droit, et qu’on excuse. Normalement c’était une caserne de l’armée polonaise. Les nazis ont rajouté des étages. Il fallait que l’enfer ait visage humain. On entre dans les bâtiments par une volée de 5 ou 6 marches, un perron ensuite. C’est comme chez nous dans les années 50, marches grises des premières cités HBM. Dehors les peupliers sont encore là. Y étaient-ils ? J’ai pensé que s’ils n’avaient pas été là quand  c’est arrivé alors on devrait les abattre.  Et puis non. Ça ne changera rien. On ne peut pas arranger Auschwitz. On peut contempler pour apprendre et savoir pour transmettre. Mais arranger c’est impossible. On sent pourtant chez les Polonais cette envie de tourner la page, de normaliser Auschwitz, de passer à autre chose. Là encore des cierges catholiques dans des cellules souterraines ne changent rien. Auschwitz n’est pas seulement en Pologne : unique et singulière la Shoah c’est à l’humanité. Le carmel a quitté Birkenau. Sur la grand place de Varsovie on vend des svastikas. <br /> Il y a donc un musée à Auschwitz. Mais le lieu est-il hanté ? Je me pose cette question à la con. C’est vrai je pense qu’il serait mieux qu’il le fût. Mais on n’y croit pas vraiment. Pas âme qui vive ici. Ailleurs peut-être que ça a un sens que les âmes mortes vivent encore. Dans les cimetières polonais les tombes sont éclairées. Les âmes vivent. On peut le croire. Pas à Auschwitz. Même avec les photos des petits enfants, pas d’esprits. Non seulement Dieu n’y était pas entre 1940 et 1945, mais il n’y est toujours pas. J’aurais aimé qu’il y fût. <br /> On arpente le camp. Des criminels ont fait de leur mieux pour rationaliser le maximum de mal qu’ils pouvaient commettre. Comment, c’est explicable. Qu’on se documente, qu’on lise, qu’on écoute on saura. C’est ce que nous apprennent les guides des camps qui parlent trop d’ailleurs. <br /> Mais pourquoi ? Aucune métaphysique n’entre à Auschwitz. Hier ist kein Warum. Je dois faire le deuil du pourquoi d’Auschwitz. Je pense aux cheveux des gosses et à leurs chaussures. Il n’y a pas de pourquoi. Le nazisme est une expansion sans objet écrit Arendt. On pourrait comprendre l’holocauste pas la Shoah. <br /> Je fais ce rêve débile que l’on puisse changer l’Histoire, par exemple éviter la débâcle de 1870, ou encore la déroute de 1940. Comme c’est con. Si l’Histoire se répète elle ne repasse pas les plats. J’ai honte d’Auschwitz. J’aurais voulu que des monstres produisent Auschwitz, pas des humains. Parce ce que ceux-là qui ont commis la Shoah n’étaient pas moins humains que moi, pas moins que les victimes. S’ils ont été jugés à l’aune des crimes perpétrés c’est bien qu’ils le méritaient en tant qu’humain. On ne refera donc pas l’Histoire, notre monde sait d’où il vient, d’où il revient. Auschwitz c’est l’usine du diabolique en série sans qu’il n’y ait eu de diables. Il y a eu des hommes qui ont déchaussé des enfants et les ont gazés pour rien.<br />  <br /> Hervé BENOIST.
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L
Pas de commentaire juste une observation.Vous écrivez à nouveau svt , on voit que vous êtes un peu plus dispo .Une idée d'article,: votre avis sur la réforme des institutions , ce qui va changer, les polémiques sur ce sujet,J.Lang  etc..Bonnes vacances , au CNED ça roule vitesse......CNED, non je plaisante!
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