Sisyphe

Publié le par Gerard Silighini

Allez, je publie à nouveau cette illustration du mythe de Sisyphe... D'abord parce que c'est un mythe souvent de circonstance et ensuite parce que j'ai été et je suis encore un lecteur attentif d'Albert Camus.

Conseil fédéral vendredi soir.
D'autres blogs en parlent .
Michel Ranger a démissionné. C'est devenu public.
J'en entends déjà qui parlent de manoeuvre, de précipitation suspecte...
Pourquoi ne pas avoir attendu le congrès ?
Ce que je crois, moi, pour le connaître un peu et pour apprécier beaucoup l'homme qu'il est, c'est que Michel en a eu assez de ces manoeuvres et autres coups tordus qui nous auront pourri la campagne des municipales et des cantonales et qui avaient d'ailleurs peut être un peu déjà pourri la campagne des présidentielles et celle des législatives.
Qu'il démissionne permet peut être que l'on cesse de lui tirer dessus et de le tenir pour seul responsable de ce climat délétère, lui qui n'a jamais pris de décisions qui ne soient unanimement portées par le bureau fédéral et qui aura été le premier fédéral symbolisant nos victoires.

Il faut à présent lui trouver un successeur.

Les candidats ne manquent pas, de tous âges, de tous courants, de tous horizons... Beaucoup auront été partie prenante des conflits et des coups tordus, clamant évidemment à l'époque qu'ils détenaient la vérité dans toute sa simplicité et que les élus étaient tous des grabataires ambitieux, sourds et égocentriques qu'il fallait reléguer dans une quelconque léproserie en attendant  de les remplacer par d'autres élus ...
Enfin, quand je dis tous les élus, ils ne parlaient pas, bien entendu de leurs propres chefs de clan préférant faire semblant de pratiquer le "Ni Dieu, ni maître" cher aux anarchistes du début du siècle...

Pour ma part, j'ai fait mon choix.
Je ne parlerai que de deux candidats vers qui je pencherais volontiers.
J'ai, entre autres, beaucoup d'estime et d'amitié pour Gérard Contremoulin que je rejoins finalement assez souvent dans l'analyse...
Cela dit, je le crois trop impliqué et depuis trop longtemps dans la direction départementale pour pouvoir endosser facilement le costume de premier fédéral.

Il nous faut quelqu'un qui n'ait pas vécu directement les conflits de ces derniers mois et qui n'a donc pas eu à prendre parti... qui n'entre donc pas dans le jeu des rancunes et des aigreurs.
Le seul candidat qui puisse se prévaloir de cette qualité, c'est Yves Léonard.

Yves Léonard, on le connaît sans le connaître.
Socialiste depuis longtemps.
Chargé de mission ou fonctionnaire territorial auprès de collectivités ou d'organismes de gauche.
Enseignant à Sciences po.
Toujours engagé et, aujourd'hui, Maire-adjoint à Pont Audemer...
Le fait qu'il ait été un temps extérieur au département lui aura évité de participer à ce climat parfois odieux de ces derniers mois.

J'en entends déjà grincer (on pourrait dire grincher)... Maire-adjoint à Pont Audemer !.... C'est un homme de Destans!
Je ne crois pas qu'il s'agisse de celà.
Je ne crois pas  Yves Léonard plus "inféodable" ou "inféodé" qu'un autre mais, surtout, je sais Jean Louis Destans homme d'engagement, homme d'action au service du Département beaucoup plus que prince florentin caché derrière les tentures.

Jean Louis Destans a su incarner la gauche dans notre département. Marc Antoine Jamet le rappelait d'ailleurs lors de son intervention vendredi soir.
Si aujourd'hui, nous avons réussi à convaincre les habitants de nombreuses communes de nous faire confiance, la carrure de Destans, le travail accompli sous sa direction au conseil général y sont pour beaucoup.
Pourquoi donc aurait-il besoin de "prendre" la fédé par Yves Léonard interposé ?

Cessons donc de fantasmer et portons à la tête de nos instances départementales le candidat qui sera capable de travailler sans avoir le nez sur le guidon et les roues embourbées dans les aigreurs restantes des dernières élections, le candidat  qui, sera, accessoirement capable de nous rappeler que, dans le département, le résultat des élections aura été objectivement positif pour la gauche et sera positif pour les Eurois... pour autant que la gauche se mette au travail.
Il n'est plus temps de régler des comptes.
Il est temps de travailler aux cotés de nos concitoyens.

Publié dans politique

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C
Le mythe de Sisyphe m'interpelle beaucoup, c'est une actualité qui nous concerne tous à tous les niveaux, comme nos galères quotidiennes, ces rochers que l'on pousse dans nos vies, ces remparts à repousser, ces taches à accomplir, ces projets à défendre, ces élections à reprendre sans cesse pour y arriver, enfin, un jour, nous aussi...quelle que soit la taille du rocher et l'ampleur d'une tâche, si l'on y croit, il faut pousser le rocher...car on finira bien par trouver un moyen de le hisser au sommet de la montagne. Vous verrez: un jour, le mien arrivera au sommet d'une montagne, pour redescendre vers une autre, car le sommet est une impression éphémère, comme l'état d'euphorie que connaît la valeur boursière: une fois la hausse obtenue, il faut resdescendre, on ne reste pas longtemps "là haut". c'est la même chose en politique et dans tous les domaines: il y a le stade de la nouveauté, le stade de tous les espoirs, et l'on vous donne votre chance, dans l'euphorie du moment. Puis vient le stade du premier constat, souvent sévère, car ceux qui ne sont pas au sommet auraient toujours mieux fait, à les entendre, que celui qui y est, et tous les déçus sont prêts à le croire, puisqu'ils sont déçus. La masse est malléable et croit sur parole le leader qui lui assure pouvoir mieux faire, puisqu'il est en train lui aussi de pousser son rocher, pendant que celui qui l'a précèdé est en train de redescendre la pente...Chacun d'entre nous à un moment de sa vie croit détenir la clé, la poudre magique, en quelque domaine que ce soit, et personne, en fait, n'a vraiment la méthode...chacun fait des erreurs d'appréciation, c'est un réflexe tout simplement humain. On croit toujours que l'herbe est plus verte ailleurs dès que les lendemains déchantent, même si c'est toujours de l'herbe. Enfin vient le stade du bilan...et rares sont ceux qui étaient au sommet de la montagne qui y soient restés sans tomber au moins une fois.L'image du mythe de Sisyphe me fait penser qu'il vaut mieux avoir la sagesse, de temps en temps, de laisser rouler le rocher en bas de la montagne, de telle manière qu'il se fragmente un peu, qu'il se sépare en plusieurs morceaux, afin d'en rouler un moins gros, mais le meilleur morceau, en haut de la montagne...et c'est à ce moment là qu'on y arrive, en séparant le bon grain de l'ivraie, en "se coupant un bras" comme le font les boursicoteurs, en prenant le recul nécessaire pour prendre les bonnes décisions, plutôt que de persister dans un raisonnement invariable, que l'on aurait décidé être le seul et l'infaillible qui en vaille la peine.Sur ce...mon rocher ayant roulé en bas de la montagne et s'étant quelque peu fragmenté (...), je suis en train d'en choisir le meilleur morceau pour le rouler de nouveau, et cela va être plus facile. C'est de cette manière que l'on apprend le mieux: en se débarassant de ses illusions, en sachant s'affranchir très vite de ses propres déceptions, pour rebondir très vite sur "autre chose", tout en en conservant l'esprit. Donc dans le mythe de Sisyphe, j'ai choisi la troisième solution, celle de me livrer totalement à la cause que je sers, sans en rester le maître, pour la pérenniser.
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B
Les adérentes/adhérents ont élu Yves Léonard, 1er Fédéral... qu'elles/ils prennent chacune/chacun à son niveau, la part de responsabilité qui est la sienne; celle d'une militante, d'un militant et non pas se contenter d'être simple électeur, électrice.
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B
Lundi soir, la raison doit l'emporter!Yves Léonard est l'homme de la situation. faisons lui confiance pour apporter un souffle nouveau à la Fédération de l'Eure du PartiSocialiste et redonner vitalité à ses Sections par le respect de tout ses militantes/militants.Bernard Bonnechèremembre du Conseil fédéralFédé. de L'Eure du P.S.
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B
Lundi, faisons le choix d'un Premier Secrétaire fédéral à la hauteur de la situation! Yves LEONARDYves LEONARD, une compétence pour la Fédé. du P.S. de l'Eure.
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B
local de la Fédé.: à vos carnets de chéques, Camarades élues/élus!
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