C'est quoi une politique de civilisation ?

Publié le par Gerard Silighini

undefined La dernière personne que j'ai croisée avant de rentrer chez moi hier au soir me parlait du courrier qu'elle adressait à son logeur pour lui expliquer comment et quand elle paierait le loyer qu'elle avait en retard...
Un salaire modeste en tout et pour tout pour subvenir aux dépenses d'une famille de quatre personnes... Un rien, un imprévu et tout dérape !

Je n'ai pourtant pas entendu le mot "logement" dans les voeux de monsieur Sarkozy.
Pas plus que je n'ai entendu celui de "santé"
Celui de "solidarité", n'apparait qu'une fois, juste après l'expression "le goût de l'aventure et du risque"...
L'aventure et le risque, c'est ce que prépare pour les plus fragiles la politique calamiteuse de démantèlement  des dispositifs de solidarité... Parce que, si l'on y regarde de près, ce n'est pas de réformer qu'il s'agit mais bien de démanteler tout ce qui peut freiner le profit des quelques uns qui trouvent d'alleurs que cela ne va pas assez vite.

Il y a bien eu quelques mots de compassion dans le discours de voeux du Président mais il y a eu surtout des mots creux qui veulent masquer l'échec d'une politique constante à laquelle il participe depuis quelques années. 
Le Président Sarkozy  accentue aujourd'hui de plus en plus les effets pervers de cette politique entretenue ces cinq dernières années par le ministre des finances Sarkozy et le ministre de l'intérieur Sarkozy.

Des voeux finalement bien formels, un tantinet hypocrites qui ouvrent pour 2008 une "politique de civilisation".
 Mais quelle civilisation ?
S'agit-il de celle où son action rend les conditions  de vie  de plus en plus précaires pour des millions de personnes ou de celle qui s'affiche sur le papier glacé des magazines people et où ce Président d'une République de liberté, d'égalité et de fraternité dilapide régulièrement, devant les caméras, quelques dizaines de RMI pour ajouter quelques paillettes à ses raouts mondains ? 

De Louxor ou d'un luxueux chalet aux Etats Unis  , le "goût de l'aventure et du risque" n'a ni le même sens, ni la même saveur
que du fond d'un appartement où s'entassent les membres d'une famille Erémisée.

Publié dans politique

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A
Une société qui ne protège plus les pauvres ou les plus fabiles n'est plus par essence une société civilisée, c'est en fait tout un projet de société qui est à redéfinir.
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