Sur cette page, je colle dorénavant à la suite les textes successifs de la rubrique
Goscinny, Sempé et les histoires du Petit Nicolas… Voilà qui a bercé le début de mon adolescence.
Lorsque j’étais interne, en classe de cinquième, nous avions parfois le soir, avant de passer au dortoir, la lecture d’un de ces chapitres savoureux qui mettaient sur la scène d’une cours d’école, les guerres d’enfant, leurs explications souvent teintées d’une mauvaise foi si naïve qu’elle en devenait adorable… C’était mignon, aurait dit une de mes amies !
Nicolas le petit, c’est en revanche beaucoup moins mignon !
Je parle, vous l’avez compris, de cet adjoint au maire d’Evreux qui, en conseil municipal, répond à chaque critique ou plus simplement à chaque question de l’opposition, avec des arguments de cours d’école.
Comme son patron d’ailleurs dont je finis par me demander, tant il s’y réfère, s’il n’a pas une fois pour toutes choisi comme maîtres à penser, Laurent Fabius ou Jean Louis Destans ou encore Roland Plaisance.
Arguments de cours d’école qui ressemblent au « C’est pas moi m’dame », lancé parfois contre toute évidence par un gamin qui n’assume pas ses actes ou qui, souvent, se rapproche aussi du « Y a pas qu’moi m’dame » du même gamin qui, confronté à l’évidence, cherche une sortie quand même…
D’un gamin, on peut dire qu’il n’a pas encore la maturité nécessaire et il y a parfois une telle candeur dans son propos…!
D’un élu, cela donne le sentiment détestable de la langue de bois érigée en système, d’un absolu mépris pour son opposition et les près de cinquante pour cent des électeurs qu’elle représente et peut être aussi d’une certaine suffisance.
Le dernier conseil municipal l’a une fois encore montré.
Sur l’endettement de la ville ou, pour prendre une expression plus technique, sur l’encours de la dette par habitant, Nicolas refuse systématiquement d’intégrer, lorsqu’il compare l’année 2000 à l’année 2005, l’encours de la dette de la communauté d’agglomération.
Il préfère attaquer immédiatement l’endettement du département…
c’est le gamin qui répond à la maîtresse : « y a pas qu’moi m’dame » et tente d’atténuer ainsi sa responsabilité… C’est dérisoire
D’autant d’ailleurs que la dette du département n’est absolument pas préoccupante.
Une dette doit en effet bien évidemment être évaluée au regard des recettes… Chacun sait bien - Sauf Nicolas? - qu’un ménage qui doit 50 000 euros et n’en gagne que 1000 par mois est plus en difficulté qu’un ménage qui en doit 100 000 mais en gagne 6 000 par mois…
Mais de toutes façons, la dette du département n’a rien à faire dans le débat municipal alors que celle de l’agglomération oui.
Surtout lorsque l’on compare 2000 et 2005… et Nicolas le petit le sait bien ou alors il y a de quoi être inquiet…
L’endettement de la ville en 2000 est en effet lié à des compétences, c'est-à-dire à des services, qu’elle est, à l’époque, seule à rendre. C’est par exemple la compétence de la voirie municipale, la compétence économique avec l’aménagement de zones d’activités, la politique de la ville, l’habitat social, l’eau et l’assainissement, la collecte des ordures ménagères etc…
A l’époque, il y a quelques syndicats intercommunaux mais il n’y a pas de communauté d’agglomération.
Aujourd’hui ces compétences que j’ai citées plus haut et d’autres encore sont reprises par l’agglo qui, s’il est besoin d’emprunter pour les assurer, le fait à la place de la ville.
Le prix de ces services pesait sur nos concitoyens, en 2000, exclusivement par l’intermédiaire des finances portées par la seule municipalité, quelques syndicats et leurs budgets annexes
En 2005, ces mêmes compétences, pas plus, pas moins, pèsent sur nos concitoyens par l’intermédiaire des finances portées par la municipalité, par l’agglomération et par leurs budgets annexes.
Moi, je crains fort que, si,par exemple, la zone d'activité du Long Buisson portée par l’agglomération, ne marche pas mieux demain qu’aujourd’hui, il y ait lieu d’être sérieusement inquiet sur le bilan financier dont l'éventuel déficit serait alors en partie à la charge du contribuable Ebroïcien
Les calculs sont évidemment plus complexes mais une chose est certaine :
Il est intellectuellement malhonnête de cocoricoter, comme le fait Nicolas, en comparant simplement la dette par Ebroicien de 2000 à 2005 sans tenir compte justement de toute cette complexité…
Son discours n’est plus alors l’information que doit faire un adjoint aux finances pour alimenter les débats du conseil municipal, c’est de la propagande au plus mauvais sens du terme.
Et cela, il le sait mais il veut tellement fort montrer qu’il gère mieux les finances que la municipalité précédente qu’il en serait touchant si son attidude de déni constant n’était aussi scandaleuse de la part d’un responsable politique.
Il y aurait encore beaucoup à dire sur ce débat budgétaire au dernier conseil.
Je pourrais évoquer par exemple la tentative de détourner l’attention sur les finances du Département en lançant quelques chiffres sortis de leur contexte qui, bien évidemment, ne suffisent pas à rendre compte des budgets que nous débattons tous les ans …
Evoquer encore, la tentative de me disqualifier du débat en n’attribuant mes arguments à une campagne électorale que j’aurais engagée en tant que candidat à la mairie de Saint Sébastien de Morsent ou à la Présidence de l’agglo.
Autant d’arguments de Nicolas qui ne répondent pas aux questions posées… Toutes proportions gardées, ce sont bien des arguments de cours d’école…Et c'est bien le seul aspect qui fasse ressembler Nicolas le petit au Petit Nicolas parce que, pour le reste, autant le Petit Nicolas m’a fait sourire de plaisir, autant Nicolas le petit… Tiens, voilà que j’ai peine à trouver le qualificatif qui convient...
Dérisoire ?
Lamentable? ....
J'hésite vraiment!
7 janvier 2006
Encore une affaire de cour de récréation ! Jeudi 5 janvier ,en fin d'après midi, voeux du Préfet en sa résidence. Nicolas le Petit croise Jean Louis Destans et va lui demander des comptes. Destans a en effet répondu dans la presse aux contre vérités sur le budget du Département (pour ne pas dire mensonges) du dit Nicolas en conseil municipal . Dans son article, Destans le qualifie de Sicaire et d'aboyeur de Debré... Pour ma part, je ne sais pas si Nicolas le Petit est un Sicaire de Debré. Quant au qualificatif d'aboyeur du même Debré, il est sans doute mal choisi. En Conseil municipal, Nicolas coricote plus qu'il n'aboie et, si Debré avait besoin d'aboiements, il ne se contenterait probablement pas de cocori-kaï-kaï-kaï. Au fait, j'ai entendu dire que le journal Le Monde avait trouvé un homonyme à notre Nicolas le Petit... Ce serait un certain Sarco quelque chose... Porter le même nom ! Quelle outrecuidance... Ca va se régler à la récré !
A suivre... 22 janvier 2006
J'étais cet après midi 22 janvier à la galette des rois à Aulnay sur Iton.
Nous partagions une table avec le maire d'Aulnay, ceux de Saint Sébastien de Morsent et d'Arnières sur Iton, le curé de la paroisse, homme au demeurant très agréable et Jean Pierre Nicolas.
Discours, décorations, récompenses pour les maisons les plus pimpantes à Noël.
JPN (Abréviation pour NLP) se lève, dégaine le petit appareil numérique qu'il porte à la ceinture et photographie plein pot.
On m'en avait parlé mais je ne l'avais jamais vu faire... Le Lucky Luke de la photo !
Attention! Le petit oiseau va sortir!
Mais c'est qu'il a de gros sabots ce p'tit oiseau...
Question
Il fait des piges pour un journal ?
Il prépare ses mémoires ?
Il prépare sa propagande électorale ?
Rayez les mentions inutiles
En fait, c’est un appareil à photographier dans les coins qu’utilise Nicolas le p’tit, puisque, en définitive, c’est lui-même qu’il photographie!
Le Canard Enchainé le note dans son édition du 8 février :

D’accord, il se cache sous le pseudonyme de Jean Marie Nicolas mais c’est bien le nôtre, c’est bien notre impayable Nicolas le p’tit…
Je vois bien le dialogue dans la cour de récré :
- Y’en a marre Nico l’Sarko ! On voit que toi sur le net et à la télé !
- T’as qu’a le faire toi hé le p’tit
- Tu vas voir dans l’Mag à Evreux… Et j’serai même dans l’guiness du canard !
- T’es même pas cap !!!
A suivre…