Agglo's blues , lettre aux délégués communautaires

Publié le par Gerard Silighini

copiste.jpg  J'ai fait état, dans un article précédent, du déroulement du conseil communautaire du lundi 3 décembre et j'ai adressé, en tant que président du groupe municipal socialiste et républicain ce courrier aux conseillers communautaires .
Je sais qu'ils ont été nombreux à trouver difficilement acceptable un tel fonctionnement dont l'article du dernier Eure Infos rend assez bien compte.
Nous étions aussi quelques uns parmi les spectateurs à être effarés devant cette mauvaise pièce que donnait monsieur Nicolas... 
Mais mon courrier est assez explicite et ne nécessite pas que je le commente davantage.
La balle est à présent dans le camp des délégués à la communauté d'agglomération, avant que d'être, en mars, dans celui des électeurs.


Chers collègues
 
J’ai assisté ce 3 décembre, ainsi que trois collègues du groupe municipal de la gauche ébroïcienne, à la séance exceptionnelle du Conseil communautaire.
 
Exceptionnelle par l’importance de l’ordre du jour. Il s’agissait en effet de débattre et de décider d’un contrat d’agglomération qui structure largement (103 millions d’€) les investissements sur notre territoire pour les six ans à venir.
 
Exceptionnelle aussi, bien malheureusement, pour le côté cavalier d’une convocation adressée aux membres de ce conseil le 27 novembre pour une séance six jours plus tard.
L’urgence  était-elle à ce point ?
 
Exceptionnelle également pour la confusion des débats menés par un président sur la défensive et qui, manifestement, voulait passer en force et signer ce contrat le plus vite possible. Là encore, l’urgence était-elle à ce point ?
 
Exceptionnelle enfin par la confusion d’un vote à main levée qui, au bout du compte, entérinerait ce contrat d’agglomération s’il était validé par le contrôle de légalité.
Je n’ai pas vu, pour ma part, que l’on comptait ces bras levés et, comme l’écrit justement «Eure Infos» dans  sa dernière édition , on a compté à la louche !
 
S’agissant d’un projet de contrat pour lequel les outils les plus élémentaires de la concertation n’ont pas été mobilisés, cette confusion ne devrait pas nous étonner.
De cette concertation minimale, je citerai pour exemple la réunion avortée de l’ensemble des élus de l’agglomération qu’ont pourtant demandée la Région et le Département au moment du débat sur le SRADT et qui a été impossible.
Y avait-il une réelle volonté du Président d’une l’agglomération qui, du coup, est le  seul territoire de la Région où cette première concertation n’a pas eu lieu.
J’en veux pour autre exemple la question de la petite enfance sur laquelle, quand j’entends vos propos lors de ce conseil communautaire, des engagements ont manifestement été pris et qui sont passés à la trappe, monsieur Nicolas cherchant même à éviter un vote qui ferait, pour reprendre les termes de Madame Pollet, « gagner au loto » les maires des communes les plus rurales.
 
En tout état de cause, je ne crois pas que nous puissions en rester là.
Autant le SCOT avait fait consensus, autant ce contrat d’agglomération n’est pas un projet aujourd’hui partagé …
Je suis d’avis, mes chers collègues, qu’il faut parfois savoir trouver le temps et les lieux d’une vraie concertation et d’un authentique débat qui permettent ce partage des objectifs et des priorités de chacun et qui fonde cette communauté de destin que nous voulons tous.
Mise en capacité de le faire, c’est cet objectif de démocratie, de développement et d’aménagement concertés du territoire, que se donnera la gauche.
 
Bien cordialement,
 
 
 
 
Gérard Silighini

Publié dans vie locale

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