conseil municipal encore!
18h30…
On ne peut pas dire que la place de la mairie soit noire de monde mais ce sont tout de même soixante ou soixante dix personnes qui se sont déplacées pour exprimer leur opposition à l’état d’urgence et au blocage du dossier de la SMAC.
J’avoue n’avoir jamais bien su dénombrer les foules.
On se salue, on se connaît, on se reconnaît.
Les porte-parole de chaque groupe politique s’expriment devant la presse… Un journaliste de radio bleue m’interroge et je lui donne mon sentiment sur l’étrange surdité de la municipalité…
Etrange ! Mais pas si étrange que cela… Presque traditionnelle !
Souvenons nous par exemple d’un autre moment d’intense surdité.
Souvenons nous des Aspocomp qui demandaient à rencontrer le maire et se sont retrouvés face aux forces de police sur la place de l’hôtel de ville… On m’a dit qu’un tel accueil ne s’était jamais vu à Evreux.
19 heures…
Conseil municipal.
Il y a foule.
Debré se réjouit, en introduction, de présenter le budget primitif pour la seconde fois dès le mois de décembre.
Son discours est le discours habituel que relaye Nicolas.
Un coup sur la municipalité d’avant… En dégrader, en caricaturer la gestion lui permet d’amplifier son « cocorico » qui pourtant ne repose sur pas grand-chose.
Pas un mot sur les évènements de la Madeleine !
J’en parle dans ma première intervention… Aucune réponse de l’un ou de l’autre sauf pour dire que je fais de la politique !
Hé bien oui ! Je fais de la politique et j’en suis fier.
Faire de la politique c’est réfléchir à l’avenir, en débattre, anticiper… Faire de la politique, c’est bâtir la ville, le pays, le monde où vivront les générations futures !
Oui je fais de la politique et j’en suis fier.
J’ai eu Roland Plaisance au téléphone, avant le conseil municipal.
Il déplore les accusations dont il est l’objet en permanence et qui reposent souvent sur des mensonges ou en tout cas des réalités tronquées, volontairement tronquées donc déformées.
Nicolas assène toujours les mêmes choses.
L’endettement, c’est vrai qu’il a baissé pour la ville… Mais c’est vrai aussi qu’il avait commencé à baisser déjà du temps de Plaisance…On le voit bien dans l’analyse de la chambre régionale des comptes.
C’est vrai aussi que ces emprunts avaient servi à financer de gros équipements…
C’est vrai aussi que l’agglomération, dont il faut rappeler d’ailleurs que c’est Plaisance qui l’a mise en place, a repris aujourd’hui des compétences qui nécessitaient des emprunts que la ville n’a donc plus besoin de souscrire aujourd’hui…
C’est vrai aussi qu’il y a une dette de l’agglomération qui ne pèse pas que sur les Ebroïciens mais qui pèse aussi sur eux et qui concerne des compétences assurées auparavant par la mairie… A service égal !
C’est vrai que, quand Nicolas dit que cette dette n’est pas élevée, il a raison…Sauf qu’il ne compte pas les bombes à retardement que constituent des zones d’activité comme le long buisson si elles ne marchent pas.
Parce que l’agglo s’est endettée pour les aménager ces zones et il faut bien le prendre en compte, même si ces emprunts ne sont pas comptabilisés aujourd’hui dans le budget principal de l’agglo…
Ce refus qu’ont Debré et Nicolas d’accepter qu’il y ait aussi un bilan positif de Roland Plaisance… Parce que s’ils peuvent dire que les équipements n’étaient pas entretenus, c’est bien parce qu’il y a des équipements et que ces équipements, il a fallu que quelqu’un les bâtisse … ce refus systématique me dégoutte…
Plaisance, c’est un quart de siècle de la ville d’Evreux et que l’on soit d’accord ou pas avec lui (J’ai moi aussi mes critiques sur ce qui a été fait), on doit reconnaître aussi ce qui a été construit, ce qui a été organisé dans un contexte qui était loin d’être facile.
Nicolas et Debré manquent vraiment d’élégance quand ils refusent de le reconnaître et qu’ils diabolisent ainsi leur prédécesseur !
Qu’ils se méfient et n’oublient pas cet adage de la Rome antique : La roche tarpeienne est proche du capitole.