Il y a un mois!

Publié le par Gerard Silighini

Olivier BISCAYE nous le rappelle, dans son éditorial de la Dépêche de cette semaine : c’est il y a un mois que la Madeleine flambait.
 
Ce n’est bien sûr pas le seul quartier en France et, sur les causes profondes de la violence de cette rupture, beaucoup de choses ont été dites.
 
Il n’est pas inutile pourtant de rappeler l’OPA qu’a fait l’UMP sur la France, imposant un programme auquel n’adhérait que moins de 20 % des Français.
 
Le plus grave, c’est qu’il en est encore pour croire que le score de Chirac aux présidentielles n’était pas un plébiscite au sens mauvais de Louis Napoléon Bonaparte mais une démarche consensuelle du peuple français.
 
Au-delà, il faut aussi rechercher des causes plus locales …
 
Non pour stigmatiser un tel ou un tel, mais pour y remédier.
 
On aurait pu imaginer, c’est vrai, une réflexion qui associe l’ensemble des acteurs locaux, du monde politique au monde économique, en passant par le monde associatif.
 
De cela, il n’est pas question.
 
J’attends toujours d’ailleurs un conseil municipal exceptionnel, ce qui aurait été une façon d’associer l’opposition à la réflexion et, pourquoi pas, à l’action.
Il n’a pas eu lieu.
 
Il n’aura pas lieu et, même en commission, il n’y a aucun débat … J’en parlais dans mon article précédent.
Une anecdote au passage un peu affligeante : la CCI organise une manifestation où elle remet un chèque de 30.000,00 € aux commerçants de la Madeleine qui ont perdu leur boutique.
 
Jean-Louis DESTANS est invité en dernière minute. Je ne sais si la Municipalité l’a été.
Associer tout le monde aurait pourtant été un signe fort.
 
J’étais censé, pour ma part, en l’absence de DESTANS, représenter le Département à cette manifestation et annoncer que nous envisagions très sérieusement d’étendre le dispositif des prêts d’honneur pour contribuer à aider les mêmes commerçants.
 
La CCI a fait savoir que ma présence pouvait être gênante et que DESTANS était invité à titre personnel …
 
A qui voudrait-on faire croire que, dans une telle situation le Président du Conseil Général est invité à titre personnel ?
 
J’imagine en fait que si ma présence pouvait être gênante c’est parce que je suis l’un des Conseillers Municipaux de l’opposition et qu’en l’absence de Jean-Louis DEBRE et de Jean-Pierre NICOLAS, ma seule présence aurait souligné l’incapacité de la Municipalité à regarder en face ce qui s’est passé à la Madeleine début Novembre.

Publié dans politique

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